Simon d'Hammispa
Simon est un ami de Judas[2] et probablement de la même génération. Le père de Simon est Éli-Anna. Celui-ci a travaillé dur pour permettre à son fils d'accéder au Sanhédrin où il siège parmi les pharisiens.
Simon est prêt à tout pour sa carrière. Lorsque son père montre sa sympathie pour Jésus, il l'abandonne et le réduit à la misère.[3] Éli-Anna est recueilli par Jésus et confié à un aubergiste de Técua.
Simon y voit un obstacle à ses ambitions : il fait assassiner son père par un sicaire et maquille le meurtre.
À la résurrection de Lazare, Jésus croise le parricide et l'interpelle :
"C'est heureux pour toi que Lazare ne se rappelle pas ce qu'il a vu lors de son séjour parmi les morts ! Qu'as-tu fait de ton père, Caïn ?"[4]
Simon se trouve dans le cercle des comploteurs qui se réunissent dans la maison de Caïphe pour orchestrer la trahison de Judas.[5]
Il est présent au pied de la croix. C'est probablement lui qui jette une pierre sur Jésus crucifié.[6] Lors du tremblement de terre qui suit la mort de Jésus[7], son père lui apparaît à l'ouverture des tombeaux. Il en devient fou.
Jésus ressuscité se manifeste à lui dans toute sa sévérité : il lui signifie sa condamnation. Elchias envisage d'éliminer ce témoin fou devenu gênant et incontrôlable.[8]
Son nom
Simon, comme Siméon (Chimon- Shim'ôn), veut dire "qui entend". Référence historique : le second fils de Jacob qui sera retenu en otage par son frère Joseph devenu intendant du Pharaon.
Où en parle-t-on dans l'œuvre ?
En savoir plus sur ce personnage
Extraits du Dictionnaire des personnages de l’Évangile, selon Maria Valtorta (Mgr René Laurentin, François-Michel Debroise, Jean-François Lavère, Éditions Salvator, 2012) :
L'histoire cite Simon isc Hammispa comme membre du Sanhédrin, mais "ne retient rien de remarquable sur son compte[9]". Et pour cause !
Ish désigne son origine comme Yehuda Ish-Kariot désigne Judas de Keriot ou Judas Iscariote.
Miçpa signifie "tour de guet". Cela explique que plusieurs localités portent ce nom en Palestine. Ham-Miçpa est citée dans Josué 15,38 parmi les villes du sud, près du pays Philistin. Mais il existe d'autre Micpa en Galaad ou en Moab.