Mère de Jaïa

De Wiki Maria Valtorta
Femme aveugle dans un champ par Bruno Piglhein

Pauvre veuve de Pella, elle est aveugle comme son fils Jaia, suite à une maladie qui frappe toute la famille. Après la mort de son mari, elle vit dans une modeste maison à flanc de colline, dépendant de la charité que son fils, mendiant sur les routes avoisinantes, parvient à obtenir pour survivre.

Lorsque le Seigneur, sans révéler son identité, rencontre Jaia sur le chemin de Pella, le garçon exprime son désir de le suivre à Jérusalem pour rencontrer Jésus de Nazareth et être guéri. Informée par son fils, la femme accepte sans hésiter, témoignant d'une foi simple et profonde dans les paroles du mystérieux voyageur. Pour récompenser cette confiance, Jésus rend la vue d'abord à Jaïa, puis à sa mère, grâce à des pâquerettes bénites confiées au garçon, qu'il devra les passer sur les yeux de sa mère.

À partir de ce moment, tous deux cessent de vivre d'aumônes grâce à l'hospitalité qu'une femme âgée de Pella leur accorde. La mère de Jaia est évoquée lorsque son fils, témoin d'une apparition du Christ ressuscité, la certifie à la vieille dame qui les a pris à son service.

Parcours apostolique

La rencontre entre la mère de Jaïa et Jésus a lieu durant la troisième année de sa vie publique[1], lorsque son fils Jaïa revient à la petite maison où sa mère l'attend. Il est accompagné du groupe apostolique, de la mère de Marc de Josias et de ses serviteurs, ainsi que de Jésus qui, sans révéler son identité, avait proposé au jeune garçon aveugle de le suivre à Jérusalem, de chercher le Messie et de lui demander de le guérir de sa cécité. Le garçon demande à sa mère la permission de partir à la recherche de Jésus de Nazareth et la femme accepte aussitôt, faisant confiance sans hésiter aux paroles du pèlerin inconnu :
Le garçon appelle fort :    

"Mère ! Mère !"    

De l'antre misérable et sombre arrive une femme encore jeune, aveugle, aux manières aisées parce qu'elle connaît son entourage.        

"Déjà de retour, mon fils ? Les oboles ont été assez nombreuses pour te faire revenir alors qu'il fait encore grand jour ?"

"Maman, j'ai trouvé quelqu'un qui connaît Jésus de Nazareth et qui dit qu'il va me conduire à Lui pour être guéri. Il est très bon. Me laisses-tu aller, maman ?"      

"Mais oui, Jaia ! Même si je dois rester seule, va, va, béni, et regarde-le aussi pour moi, le Sauveur !"  

L'adhésion, la foi de la femme est absolue. Jésus sourit. Il dit :    

"Tu ne doutes pas de Moi, femme, ni du Sauveur ?"

"Non. Si tu le connais et si tu es son ami, tu ne peux être que bon. Lui enfin ! Va, va, fils ! Ne tarde pas un moment. Donnons-nous un baiser et va avec Dieu."        

Ils s'embrassent se trouvant à tâtons. Jésus met sur la table grossière un pain et des pièces de monnaie.        

"Adieu, femme. Il y a ici de quoi te procurer de la nourriture. La paix soit avec toi."[2]
Le groupe s’éloigne de Pella en direction de Jabès-Galaad. Ils s'arrêteront pour prêcher aux habitants, déjà remontés contre le Seigneur par Marc de Josias, le disciple infidèle qui a renié le Maître, retombant ainsi sous la possession diabolique. Après environ un kilomètre de marche à travers la campagne, Jésus s’arrête, prend la tête de Jaïa et l’embrasse sur les yeux, puis lui ordonne de rebrousser chemin :
"Et maintenant, retourne sur tes pas. Va dire à ta mère que le Seigneur récompense celui qui a foi, et va dire à ceux de Pella que celui-ci est le Seigneur."[3]
De retour vers la ville, Jaïa se rend soudain compte qu'il a recouvré la vue et tombe à genoux en appelant Jésus. Tous accourent, même Jésus, qui lui dit :
"Va, va, trouver ta maman, et sache croire en Moi, toujours."    

"Oui, mon Seigneur... Mais pour maman rien ?! Elle restera dans le noir, elle qui croit comme moi ?" Jésus sourit d'un sourire encore plus lumineux. Il regarde autour de Lui. Il voit sur le bord de la route une touffe de marguerites trempées par la pluie. Il se penche, les cueille et les donne à l'enfant.

"Passe-les sur les yeux de ta mère et elle verra. Moi, je n'y retourne pas, je vais de l'avant. Que celui qui est bon me suive avec son esprit et qu'il parle de Moi à ceux qui doutent. Toi, parle de Moi à Pella dont la foi vacille. Va ! Dieu est avec toi." [3]
Le double miracle accompli par Jésus est la réponse de Dieu à tous ceux de Pella qui sont tenté d'affaiblir leur foi en Christ.

Le lendemain, Jaïa, sa mère et la mère de Marc de Josias, sont contraintes par les habitants de Pella de partir à la recherche de Jésus, afin de le convaincre de revenir accomplir d'autres miracles dans leur ville. Elles finissent par trouver le Seigneur dans la cabane du vieux et pauvre Matthias, près de Jabès-Galaad. Mais Jésus refuse leur demande de retourner à Pella et se contente de les caresser et de les bénir[4]

La mère de Jaïa, avec son fils, sera parmi les disciples et les femmes présentes à Jérusalem pour la Pâque[5] et au banquet des pauvres au palais de Chouza[6]. Après la Résurrection de Jésus, son fils Jaïa sera parmi ceux à qui le Christ ressuscité apparaîtra[7]

Caractère et aspect physique

La mère de Jaia est encore jeune, mais, hormis sa cécité et sa situation d'extrême pauvreté, empreinte de dignité, Maria Valtorta ne décrit pas son physique. Veuve, elle vit exclusivement des aumônes recueillies par son fils, leur unique source de subsistance. Cependant la femme fait immédiatement confiance aux paroles de Jésus et, bien qu'elle sache que Jaia représente son seul soutien matériel, elle ne s'oppose pas à son départ pour Jérusalem, confiante en la promesse de guérison. Son personnage incarne une foi humble, silencieuse et pourtant profonde, capable de s'en remettre à la Providence même dans les circonstances les plus difficiles.

Son nom

Où en parle-t-on dans l'œuvre ?

Notes et références

  1. Durant les quatre premiers mois.
  2. EMV 358.9.
  3. 3,0 et 3,1 EMV 358.10.
  4. EMV 359.8.
  5. EMV 368.11.
  6. EMV 370.11.
  7. EMV 632.11.