Daniel de Naïm

De Wiki Maria Valtorta
Jésus se redresse et ordonne avec toute la puissance de sa voix: "Jeune homme ! Je te le dis : lève-toi!" (EMV 189.2)[1].

Dans l'œuvre de Maria Valtorta, le fils de la veuve de Naïm, que Jésus ressuscite selon Luc 7,11-17 se prénomme Daniel. Il était décédé depuis un jour et demi. C'est un jeune homme marié. Le décès bouleverse sa mère, une veuve, et son épouse: douleur et joie successive l'amène aux confins de la folie. C'est la première des trois résurrections de Jésus rapportées dans l'Évangile (si on excepte la sienne). Les deux autres sont celle de la fille de Jaïre et celle de Lazare de Béthanie. Daniel a l'occasion de raconter son expérience aux pharisiens soupçonneux qui l'interrogent ultérieurement.

Au soir du vendredi saint, le souvenir des trois ressuscités de Jésus : Lazare, Miryam, la fille de Jaïre et Daniel, aide la Vierge Marie à garder l'espoir en la Résurrection de son fils.[2]-[3]

La résurrection

Jésus rencontre le cortège funèbre du jeune homme, mort depuis un jour et demi. Tout le monde s'émeut de voir une veuve, perdre son fils unique. Sa mère a blanchi en quelques heures.

Jésus arrête le convoi et ressuscite Daniel : " il ordonne avec toute la puissance de sa voix : "Jeune homme ! Je te le dis : lève-toi!"

Daniel se dresse aussitôt et appelle sa mère "avec la voix balbutiante et effrayée d'un enfant terrorisé".[4] Elle doit lui réapprendre des gestes courants.[5]

L'épouse de Daniel doit être soignée : le chagrin et la joie successives l'ont amené au bord de la folie.

Le souvenir qu'il en garde

Ultérieurement, scribes et pharisiens assaillent de questions le jeune Daniel : Qu'a-t-il éprouvé en revenant à la vie ?
"Rien. Je me suis trouvé vivant et sain comme si je m'étais éveillé d'un long et lourd sommeil".
Se souvient-il de sa mort ?
"Je me souvenais que j'avais été très malade, jusqu'à l'agonie. C'est tout".        
Qu'a-t-il vu dans l'intervalle entre la vie et la mort ?
"Rien. Il n'y a rien. Un trou noir, un espace vide dans ma vie... Rien".        
Les pharisiens insistent :
"Es-tu sûr d’avoir été mort ?"          
Les gens de Naïm bondissent :
"S'il était mort ? Et que voulez-vous de plus ? Quand nous l'avons mis sur la civière, il commençait déjà à sentir mauvais. Et puis ! Avec tous les baumes et toutes les bandelettes un géant même en serait mort".[6]

Son nom

Daniel signifie "Dieu a jugé". Référence historique : le célèbre prophète déporté à la cour de Babylone, il interprète les songes et descend avec ses compagnons dans la fosse où il est sauvé par l'ange.

Où en parle-t-on dans l'œuvre ?

EMV 189

EMV 300

EMV 440 EMV 490

EMV 547

EMV 612 EMV 649

En savoir plus sur ce personnage

Extraits du Dictionnaire des personnages de l’Évangile, selon Maria Valtorta (Mgr René Laurentin, François-Michel Debroise, Jean-François Lavère, Éditions Salvator, 2012) :
Une tradition, reprise par Caesar Baronius et saint Pierre Canisius au XVIème siècle, le nomme Materne et le met dans la liste des soixante-douze disciples. Dès l'an 42 (48 selon d'autres sources), Pierre l'envoie évangéliser le nord de la Gaule et de la Rhénanie, avec deux compagnons : Euchaire et Valère.[7]      

Son surnom, Maternus (maternel) pourrait signifier qu'il dû sa résurrection à sa mère dont le chagrin émut tant Jésus.

Saint Materne, disciple du Ier siècle ne saurait être confondu avec Materne de Lombardie, qui vécut lui au IIIème siècle.

Notes et références

  1. Illustration générée par IA.
  2. EMV 610.12
  3. EMV 612.3
  4. EMV 189.1-4
  5. EMV 612.3
  6. EMV 300.3-5
  7. Témoignages d'Orose et de Socrate au 5e siècle, et Saints et Saintes de Belgique au premier Millénaire de Jean Hamblenne.