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	<title>Wiki Maria Valtorta - Contributions [fr]</title>
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		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27265</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
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		<updated>2026-05-07T19:49:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
[[File:Avis Alberto Vaccari - Traduction annotee.pdf|thumb|Traduction annotée et documentée de l&#039;avis du Père Alfredo Vaccari du 26 janvier 1949]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari, un jésuite, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes. Il a donc sans doute été soumis aux consulteurs lors de la réunion du [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#14 février 1949 : les consulteurs[1]|14 février 1949]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
À cette époque, le Saint-Office avait déjà statué négativement sur le cas de Maria Valtorta. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;&#039;&#039;l’hystérique&#039;&#039;&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;&#039;&#039;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&#039;&#039;&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur ce que l&#039;on en disait. Cet avis ne fonde donc pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori comme une étape préalable à la condamnation de l&#039;œuvre qu&#039;il envisageait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari justifie le rejet total de l&#039;œuvre, tant comme vie de Jésus romancée que comme révélation privée. Elle vaut &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant cet avis prend son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Traduction française ===&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le [[:Fichier:Avis Alberto Vaccari - Traduction annotee.pdf|document joint]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;« &#039;&#039;L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&#039;&#039;. »&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc. réhabilités par la suite).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;&#039;&#039;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « doux et humble de cœur » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;&#039;&#039;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie parfois des formules extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Matthieu 3,16-17.webp|thumb|250px|Illustration de Matthieu 3,16-17]]&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;un des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;&#039;&#039;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Le &amp;quot;Verbe&amp;quot; de Dieu est une traduction du grec Logos. L&#039;Ancien Testament utilise le terme &amp;quot;Parole de Dieu&amp;quot; (&#039;&#039;Dabar YHWH&#039;&#039;) que l&#039;on trouve plusieurs fois. Dans les traductions araméennes de la Bible (les Targums), utilisées dans les synagogues au temps de Jésus, on rencontre souvent : Memra = &amp;quot;Parole&amp;quot;. Les rabbins employaient parfois cette expression pour éviter de prononcer directement le Nom divin.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient, dès le commencement, des périphrases pertinentes pour désigner Jésus : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre de Maria Valtorta est en cohérence avec tout cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
#La Vierge Marie a tellement été représentée dans l&#039;art et la littérature qu&#039;on se demande en quoi &amp;quot;&#039;&#039;la description minutieuse des membres de Marie enfant&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt; serait inconvenante. Serait-ce les &amp;quot;&#039;&#039;petites manches courtes qui laissent voir ses avant-bras roses et grassouillets. Avec ses cheveux soyeux de couleur claire comme le miel, pas trop frisés mais ondulant légèrement et qui se terminent en boucles, ses yeux de ciel, son doux visage, un peu rose et souriant, on dirait un petit ange&#039;&#039;...&amp;quot; ? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont décrit similairement la beauté de Marie.&lt;br /&gt;
#De même, en quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;&#039;&#039;sur les joues&#039;&#039;&amp;quot; la mère &amp;quot;&#039;&#039;éprouvée&#039;&#039;&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;[[Baiser#La question du baiser sur la bouche|baiser de paix]]&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
#Il trouve &amp;quot;&#039;&#039;incongru&#039;&#039;&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;&#039;&#039;scènes puériles, maladroites, grotesques&#039;&#039;&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
#La guérison de la Belle de Corozaïn est jugée indécente: à l&#039;identique de Naaman, elle se plonge dans le lac de Tibériade et y laisse sa lèpre et ses haillons, La lecture du simple mot &amp;quot;&#039;&#039;nue&#039;&#039;&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari.. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt; sans intention suggestive. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont repréhensibles. “&#039;&#039;Tout est pur pour le pur&#039;&#039;” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Incongruités===&lt;br /&gt;
#Alberto Vaccari juge que : &amp;quot;&#039;&#039;La science de l’auteure imaginative est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&#039;&#039;&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens: il traduit certaines localisations en termes contemporains plus accessibles&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce qui n&#039;empêche qu&#039;il n&#039;édulcore pas la dénomination historique. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
#Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire &amp;quot;Dieu merci !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===6 - Une révélation privée qui contiendrait des choses fausses, serait fausse===&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari affirme: &amp;quot;&#039;&#039;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&#039;&#039;&amp;quot;. Cette opinion contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique d&#039;aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme d&#039;hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;: caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&lt;br /&gt;
===7 - La résurrection de Lazare ne serait pas conforme===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|250px|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&#039;&#039;&amp;quot;. À l&#039;appui, il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son avis se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). C&#039;est ce que précise Jésus dans Maria Valtorta quand il explique : &amp;quot;&#039;&#039;Que l&#039;on considère en outre que. durant le temps du deuil et de l&#039;impureté (ce n&#039;était pas encore le septième jour après la mort), les sœurs ne sortaient pas de la maison. C&#039;est donc dans l&#039;enceinte de leur propriété qu&#039;est arrivée la rencontre&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. &amp;quot;&#039;&#039;Dans l&#039;Évangile de Jean, comme on le lit désormais depuis des siècles, il est écrit : &amp;quot;Jésus n&#039;était pas encore entré dans le village de Béthanie&amp;quot; (Jean 9,30). Pour prévenir toutes objections possibles, je fais remarquer que entre cette phrase et celle de l&#039;Œuvre, que je rencontrai Marthe à quelques pas du bassin dans le jardin de Lazare, il n&#039;y a pas de contradictions de faits mais seulement de traduction et de description&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est illustré par ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|250px|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte des Proverbes à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse&amp;lt;ref&amp;gt;Les travaux de Dom Guéranger avaient fait l&#039;objet d&#039;une attention particulière de Pie XII: en 1947, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), il notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous les reproduisons car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais si Marie importe à ce degré dans le plan éternel ; &#039;&#039;si, comme son fils, elle est, en un sens, avant toute créature&#039;&#039;, Dieu pouvait-il permettre qu’elle fût sujette à la flétrissure originelle encourue par la race humaine? Sans doute, &#039;&#039;elle ne naîtrait qu’à son tour, ainsi que son fils, dans le temps marqué&#039;&#039; ; mais la grâce détournerait le cours du torrent qui entraîne tous lès hommes, afin qu’elle n’en fût pas même touchée, et qu’elle transmît à son fils qui devait être aussi le Fils de Dieu, l’être humain primitif qui fut créé dans la sainteté et dans la justice. [...] &amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, On comprend aussi ce que veut dire &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père d&#039;autant que Maria Valtorta l&#039;annote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Genese 3,6.webp|thumb|250px|Illustration de Genèse 3,6]]&lt;br /&gt;
Une lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;&#039;&#039;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&#039;&#039;&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;&#039;&#039;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&#039;&#039;&amp;quot; et suffirait &amp;quot;&#039;&#039;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&#039;&#039;&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;&#039;&#039;plutôt extravagante et inexacte&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;&#039;&#039;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu&#039;&#039;”, la luxure spirituelle du “&#039;&#039;pouvoir tout faire” entra en elle&#039;&#039;.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette luxure spirituelle &amp;quot;&#039;&#039;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;&#039;&#039;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
===10 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme=== &lt;br /&gt;
Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;&#039;&#039;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&#039;&#039;&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
===11 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;===&lt;br /&gt;
En [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4,] Jésus discoure sur la nature du Christ selon [https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,28-29]. Il dit, entre autres: &amp;quot;&#039;&#039;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais partie de Lui, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&#039;&#039;&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# &amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
# &amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;&#039;&#039;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration&#039;&#039;.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;&#039;&#039;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Wiki_Maria_Valtorta:T%C3%A2ches&amp;diff=27264</id>
		<title>Wiki Maria Valtorta:Tâches</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Wiki_Maria_Valtorta:T%C3%A2ches&amp;diff=27264"/>
		<updated>2026-05-07T19:42:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* Pages à créer */ Article à améliorer&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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&lt;br /&gt;
=== Pages à créer ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dossier de plusieurs pages sur l&#039;œuvre et l&#039;Église, la mise à l&#039;index de l&#039;œuvre, etc. La &#039;&#039;&#039;page centrale&#039;&#039;&#039; de ce dossier est [[L’œuvre de Maria Valtorta et l&#039;Église]]. Pages à créer de ce dossier :&lt;br /&gt;
** L&#039;accueil de Pie XII et l&#039;hostilité du Saint-Office (synthèse) &#039;&#039;&#039;&amp;lt;---- important&#039;&#039;&#039;. Suggestion de titre possible : [[Pie XII, le Saint-Office et Maria Valtorta]]. S&#039;assurer que le contenu soit distinct de la page [[Pie XII et Maria Valtorta]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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*[[Severino Caruso]]&lt;br /&gt;
* [[Saint-Suaire (Linceul) de Turin|Le Saint-Suaire (Linceul) de Turin]]&lt;br /&gt;
* [[Disciples d&#039;Emmaüs|Les disciples d&#039;Emmaüs]]&lt;br /&gt;
* [[Douleurs et joie de la maternité de Marie]]&lt;br /&gt;
* [[Lépreux, lèpre|Les lépreux]]&lt;br /&gt;
* [[Tombeau de saint Pierre et Maria Valtorta|Le tombeau de saint Pierre et Maria Valtorta]]&lt;br /&gt;
* Améliorer [[Osservatore Romano (15/06/1966)]]&lt;br /&gt;
====Personnages====&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
=== Pages à compléter ===&lt;br /&gt;
* Page-dossier [[L’œuvre de Maria Valtorta et l&#039;Église]] ainsi que pages liées au dossier :&lt;br /&gt;
* [[Notre Père 5|Pardonnes-nous nos offenses]]&lt;br /&gt;
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[[it:Wiki Maria Valtorta:Compiti]]&lt;br /&gt;
[[en:Wiki Maria Valtorta:Tasks]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
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		<title>Wiki Maria Valtorta:Tâches</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Wiki_Maria_Valtorta:T%C3%A2ches&amp;diff=27263"/>
		<updated>2026-05-07T19:22:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* Pages à créer */ Severino Caruso&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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&lt;br /&gt;
=== Pages à créer ===&lt;br /&gt;
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[[en:Wiki Maria Valtorta:Tasks]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_deuxi%C3%A8me_avis_du_P%C3%A8re_Augustin_Bea,_(17/10/1952)&amp;diff=27262</id>
		<title>Saint-Office, deuxième avis du Père Augustin Bea, (17/10/1952)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_deuxi%C3%A8me_avis_du_P%C3%A8re_Augustin_Bea,_(17/10/1952)&amp;diff=27262"/>
		<updated>2026-05-07T19:20:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Valtorta-bea.pdf|thumb|Second rapport du Père Augustin Bea, 17 octobre 1952]]&lt;br /&gt;
[[File:521017-RapportBea-Francais.pdf|thumb|Traduction annotée et documentée du rapport du 17 octobre 1952 du Père Augustin Bea]]&lt;br /&gt;
Cet avis du [[Cardinal Augustin Bea et Maria Valtorta|Père Augustin Bea]] sj, est remis à la demande expresse du Saint-Office dans la suite de la pétition au Saint-Père qu&#039;avait déposée, quelques mois auparavant, [[Mgr Alfonso Carinci et Maria Valtorta|Mgr Alfonso Carinci]] et huit autres &amp;quot;personnalités illustres &amp;quot; dont le Père Bea lui-même. Cet avis se présente comme un &amp;quot;voto (vote)&amp;quot; alors que celui du [[Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)|Père Alberto Vaccari]] sj, se présentait comme un &amp;quot;parere (opinion)&amp;quot;. Si ce dernier exprime l&#039;opinion d&#039;un expert, celui du Père Augustin Bea a un aspect plus formel en vue d&#039;une décision officielle (in decisis) qu&#039;il exprime en conclusion (p. 77) :  &lt;br /&gt;
#&amp;quot;on ne peut pas publier l’œuvre telle quelle à cause des difficultés&amp;lt;ref&amp;gt;Les difficultés et non les erreurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; théologiques et exégétiques qui ont été exposées.&amp;quot;&lt;br /&gt;
#Corriger ces difficultés reviendrait à écrire une nouvelle œuvre.&lt;br /&gt;
#On pourrait publier les meilleurs morceaux &amp;quot;mais cette concession serait inopportune étant donnée la ferveur intempestive et imprudente de ceux qui sont pour cette œuvre&amp;quot;.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Aux Révérends Pères Servites qui jusqu’ici se sont intéressés à l’œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;Les PP. Migliorini, Berti, Cecchin, Roschini.&amp;lt;/ref&amp;gt;, on devrait donner un grave avertissement avec interdiction d’être en faveur de l’œuvre, aussi bien publiquement qu’en privé&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Le Père Bea avait été frappé par les connaissances exégétiques dont Maria Valtorta faisait preuve. Il n&#039;en faisait pas une œuvre inspirée, mais un bon livre de vulgarisation dont il recommandait la publication sans tous les descriptifs qu&#039;il contenait&amp;lt;ref&amp;gt;[[Cardinal Augustin Bea et Maria Valtorta#Attestation sur l&#039;œuvre de Maria Valtorta|Attestation du 23 janvier 1952]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette nouvelle étude, pris de trop de doutes, il tranche pour le délaissement intégral de l&#039;œuvre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contexte et postérité ==&lt;br /&gt;
Ce document, par sa nature, son contenu, son destinataire et ses conclusions, prouve que la décision n&#039;avait pas été prise auparavant. Ce qui invalide de ce fait: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La thèse selon laquelle la décision d&#039;interdire aurait été prise antérieurement, le [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#Valeur de cette décision|17 février 1949]] avec l&#039;adhésion du Saint-Père.&lt;br /&gt;
* La légitimité de l&#039;entretien de Mgr Giovanni Pepe du [[Saint-Office - Tentative de destruction de l&#039;oeuvre de Maria Valtorta (1949)#Chronologie des évènements|22 février 1949]] demandant au Père Berti de ne pas publier l&#039;œuvre en plus que de remettre les manuscrits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela explique aussi que l&#039;article de l&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039; de 1960]] commentant à la mise à l&#039;Index se réfère imprécisément et de façon inaccoutumée à &amp;quot;des souvenirs d’il y a environ une dizaine d’années&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Des souvenirs et non des décrets. Aucune date précise : un comportement très inhabituel.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C&#039;est donc à tort que l&#039;on traduit ce flou par &amp;quot;1949&amp;quot; puisqu&#039;en 1952 l&#039;œuvre est toujours en examen. Cela confirme que la décision du Saint-Office de 1959 ne se référait qu&#039;à son propre avis non validé par le Saint-Père à l&#039;époque, comme de droit&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la Sacrée Congrégation du Saint-Office,  le Pape détenait l&#039;autorité finale sur toutes les décisions doctrinales et &#039;&#039;disciplinaires&#039;&#039;. Bien que le Saint-Office traitât des affaires de la foi et de la morale, &#039;&#039;toutes ses actions et décrets étaient soumis à l&#039;approbation papale&#039;&#039;. Le Pape était le garant de l&#039;orthodoxie et de l&#039;unité de la foi. La proposition de censure des œuvres de Maria Valtorta, du 17 février 1949, n&#039;a pas été retenue par Pie XII. Le rapport Bea du 17 octobre 1952, qui tente de reprendre la main, n&#039;a été aucunement validé par le Pape tant qu&#039;il vécut et ce malgré les éditions de 1956, 1957, 1958. Dans son article de 1960, le Saint-Office ne peut donc se référer ni à une décision de 1949, invalidée, ni à une décision postérieure à 1952 qui ne fut pas prise, du moins du vivant du Pape.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
===Traduction française===&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le [[:Fichier:521017-RapportBea-Francais.pdf|document joint]].. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur la structure générale de l&#039;œuvre de Maria Valtorta ==&lt;br /&gt;
Si l&#039;avis du Père Bea s&#039;avère négatif en fin de compte, il s&#039;éloigne des opinions en cours au Saint-Office: dans le jugement ci-dessous, il prophétise ce que deviendra l&#039;œuvre de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;Lire à ce propos les [https://testimonies.valtortamaria.org/testimonies témoignages des lecteurs] de l&#039;œuvre de Maria Valtorta.&amp;lt;/ref&amp;gt; dans le cadre des critères d&#039;authenticité d&#039;une révélation privée que, plus d&#039;une demi-siècle plus tard, Benoît XVI codifiera&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini]&#039;&#039;, § 14 deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les passages significatifs sont en italique.  &amp;lt;blockquote&amp;gt;(p. 67) &amp;quot;L’œuvre de Valtorta manifeste une &#039;&#039;profonde religiosité&#039;&#039; et un &#039;&#039;véritable amour du Christ, de la Vierge Marie et de l’Église&#039;&#039;. Il y a des pages &#039;&#039;très édifiantes&#039;&#039; et &#039;&#039;très émouvantes&#039;&#039; que l’on peut trouver &#039;&#039;rarement dans des écrits modernes de la vie de Jésus et d’autres livres de méditation&#039;&#039;. Cette &#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;qualité religieuse&amp;lt;/u&amp;gt;&#039;&#039;, jointe à une grande capacité de proposer des arguments de manière littéraire pleine de vivacité, intéressante et même quelquefois fascinante, explique la grande impression que l’œuvre a faite spécialement sur les &#039;&#039;l&amp;lt;u&amp;gt;aïcs de grande religiosité&amp;lt;/u&amp;gt;&#039;&#039; et le désir de la voir publiée, qui est un désir exprimé &#039;&#039;par beaucoup et toujours renouvelé&#039;&#039;.&amp;quot;  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;Mais s&#039;il s&#039;oppose en définitive à la publication de l&#039;œuvre, c&#039;est en raison de &amp;quot;certaines difficultés assez graves&amp;quot; qu&#039;il pense avoir identifier. La &amp;quot;&#039;&#039;plus grande objection&#039;&#039;&amp;quot; est, selon lui, le fait que &amp;quot;Notre Seigneur est abaissé et immergé dans des faits de la vie quotidienne des hommes et d’une manière inadmissible. (p. 68) &amp;quot; Il dénonce donc deux choses : Un Christ vivant une vie humaine quotidienne et la façon dont elle est décrite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un Christ qu&#039;il juge trop humain ===&lt;br /&gt;
Le Père Augustin Bea reconnaît que &amp;quot;Notre Seigneur a éprouvé toutes nos infirmités hormis le péché&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/He/4 Hébreux 4,15]), mais il questionne la pertinence de mettre en avant cette humanité, craignant de diminuer la révérence due à l&#039;homme-Dieu. Son objection principale n&#039;est donc pas doctrinale, mais porte sur l&#039;opportunité de cette démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;humanité de Jésus ne fait pas obstacle à sa divinité ; elle en est la révélation. C&#039;est dans cette humanité que la Rédemption s&#039;est accomplie. Sans Rédemption, il n&#039;y a pas de Rédempteur. Jésus possède une humanité sainte, modèle pour les croyants, et &#039;&#039;complète&#039;&#039; hormis le péché : &amp;quot;Ayez en vous les mêmes sentiments que le Christ Jésus : bien qu&#039;il fût dans la condition de Dieu, il n&#039;a pas retenu avidement son égalité avec Dieu ; mais il s&#039;est anéanti lui-même, en prenant la condition d&#039;esclave, en se rendant semblable aux hommes, et reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui.&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Ph/2 Philippiens 2,5-7].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot; L&#039;humanité de Jésus n&#039;est pas une simple apparence, mais une réalité pleine et entière, avec toutes ses propriétés, à l&#039;exception du péché. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En évoquant la révérence due à l&#039;homme-Dieu, le Père Augustin Bea évoque un contexte culturel mais non théologique. Dans une œuvre comme celle de Maria Valtorta, la véritable révérence due à l&#039;homme-Dieu est au contraire magnifiée dans l&#039;amour du Verbe &#039;&#039;incarné&#039;&#039;. Il le reconnaît implicitement quand il dit : &amp;quot;L’œuvre de Valtorta manifeste une &#039;&#039;profonde religiosité&#039;&#039; et un &#039;&#039;véritable amour du Christ&#039;&#039;, de la Vierge Marie et de l’Église.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contextes culturels&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En déplaçant dans un contexte culturel ce qui est l&#039;enseignement de l&#039;Église (complétude de l&#039;humanité de Jésus, hors le péché) il biaise le regard sur une révélation privée qui rapporte la vie du Christ il y a 2.000 ans. Il n&#039;est pas le seul à le faire pour ce qu&#039;il juge être une bonne raison. Par exemple, Mgr Marcel Lefebvre a exprimé, de la même façon, ses réserves sur la représentation de Jésus par Maria Valtorta lors d&#039;une retraite en septembre 1986&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Nous avons avantage à (…) ne pas nous attarder trop aux faits divers de la vie de Notre Seigneur. C’est en cela peut-être que ces vies qui ont été faites de Notre Seigneur, (…) ces livres qui se présentent comme des révélations de la vie de Notre Seigneur, à mon sens, peuvent être un danger, parce que justement elles représentent Notre Seigneur d’une manière trop concrète, trop dans les détails de sa vie. &#039;&#039;Je pense bien sûr à Maria Valtorta&#039;&#039;. Et peut-être pour certains cette lecture peut faire du bien, elle peut approcher de Notre Seigneur, essayer de se figurer ce que pouvait être la vie des apôtres avec Notre Seigneur, la vie à Nazareth, la vie dans les visites que faisait Notre Seigneur dans les cités d’Israël. Mais il y a un danger, un grand danger : trop humaniser, trop concrétiser et pas suffisamment montrer le visage de Dieu, dans cette vie de Notre Seigneur. C’est là un danger. Je ne sais pas s’il faut tellement recommander à des personnes qui ne sont pas averties la lecture de livres comme cela. Je ne suis pas certain que cela les élève tellement et leur fasse connaître vraiment Notre Seigneur tel qu’il était, tel qu’il est, tel que nous devons le connaître, le croire.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un et l&#039;autre sont issus du contexte culturel du XIXème siècle où l&#039;Église développait ses magnificences culturelles que combattait le modernisme. Une déviance que combat aussi Maria Valtorta mais par l&#039;exposé d&#039;une authenticité historique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-038.htm EMV 652 : Au moment de prendre congé de l’Œuvre].&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 2024, le Pape François a souligné l&#039;importance de rencontrer un Christ &#039;&#039;vivant&#039;&#039; : un &amp;quot;Jésus-Christ fait chair, fait homme, fait histoire.&amp;quot; Il recommande de ne jamais perdre de vue &amp;quot;la &#039;chair&#039; de Jésus-Christ, cette chair faite de passions, d&#039;émotions, de sentiments, d&#039;histoires concrètes, de mains qui touchent et guérissent, de regards qui libèrent et encouragent, d&#039;hospitalité, de pardon, d&#039;indignation, de courage, d&#039;intrépidité : en un mot, d&#039;amour&amp;lt;ref&amp;gt;PAPE FRANÇOIS, &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/francesco/fr/letters/2024/documents/20240717-lettera-ruolo-letteratura-formazione.html Lettre sur le rôle de la littérature dans la formation]&#039;&#039;, 17 juillet 2024, Jamais de Christ sans chair, § 14 et 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot; C&#039;est cette réalité historique que présente l&#039;œuvre de Maria Valtorta que le Pape François encourage&amp;lt;ref&amp;gt;[[Pape François et Maria Valtorta#La lettre du Vatican|Lettre du 24 février 2024]] à don Ernesto Zucchini, président de la Fondation Maria Valtorta de Viareggio.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle ne conduit pas à l&#039;irrévérence, mais à &#039;&#039;l&#039;amour&#039;&#039; de l&#039;Homme-Dieu, selon le titre sous lequel elle parut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur les données matérielles de l&#039;œuvre ==&lt;br /&gt;
Déjà dans son [[Cardinal Augustin Bea et Maria Valtorta#Attestation sur l&#039;œuvre de Maria Valtorta|attestation du 23 janvier 1952]], le Père Augustin Bea n&#039;attribuait pas l&#039;œuvre de Maria Valtorta à une origine divine, mais il était été &amp;quot;fort impressionné par l’exactitude remarquable&amp;quot; des descriptions de Maria Valtorta. Cet étonnement demeure dans son second avis :&amp;lt;blockquote&amp;gt;(p. 72) &amp;quot;Ici on présente un phénomène qui laisse très perplexe. En examinant les divers volumes, on doit constater que les indications géographiques et topographiques, généralement parlant sont exactes. Et il ne s’agit pas seulement de peu de noms, mais de centaines de villes, de villages, de rivières, de vallées, de montagnes. Il y aura probablement peu de spécialistes, parmi les prêtres et les théologiens, qui sur ce point pourraient confirmer l’écrivain.&amp;quot;  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;Il livre son regard critique, mais sans pouvoir comprendre l&#039;origine de cette abondance de connaissances remarquables:&amp;lt;blockquote&amp;gt;(p. 74) &amp;quot;Reste pour moi cependant le problème, pour moi, insoluble, de la source d’où l’écrivain a cette abondance de connaissances géographiques, topographiques, historiques, archéologiques, dont est tellement riche cette œuvre étrange, d’où tient-elle tout cela.&amp;quot; &amp;lt;/blockquote&amp;gt;La réponse était devant lui : le tenait-t-elle d&#039;une culture personnelle ? Non, il a eu l&#039;honnêteté d&#039;étudier la vie de Maria Valtorta et il sait que c&#039;est exclu. S&#039;agissait-t-il d&#039;un prodige satanique ? Satan ne peut pas inspiré une œuvre qui &amp;quot;manifeste une &#039;&#039;profonde religiosité&#039;&#039; et un &#039;&#039;véritable amour du Christ, de la Vierge Marie et de l’Église&amp;quot;&#039;&#039; comme il le notait lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Valeur des données matérielles ===&lt;br /&gt;
Ces données matérielles (&amp;quot;géographiques, topographiques, historiques, archéologiques&amp;quot;), comme celles sur les personnages (pp. 71-72), sont constitutives des visions historiques : elles les authentifient.  Le Père Alberto Vaccari qu&#039;il cite, le déniait. Le Père Augustin Bea, le reconnaît. En ce domaine, depuis son rapport, les nouvelles technologies comme la reprise des fouilles après la guerre, ont bouleversé le paysage, justifiant un grand nombre des descriptifs de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;Voir à ce propos : le [[:Catégorie:Lieux|descriptif des lieux]] et le [[:Catégorie:Personnages|descriptif des personnages]], etc.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1970, dix-huit après le rapport du Père Augustin Bea, le Bienheureux Gabriel Allegra notait déjà la masse de travail qu&#039;il avait fallu pour que des érudits établissent une carte incertaine alors que &amp;quot;quatre fois sur cinq au moins, les études récentes donnent raison aux identifications supposées dans l’Œuvre de Maria Valtorta, et je pense que ce nombre grandirait si des spécialistes voulaient étudier la question à fond&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Détails saisissants|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra]]&#039;&#039; - Détails saisissants&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1986, le [[Père François-Paul Dreyfus et Maria Valtorta|P. François Dreyfus]] (1918-1999) de l&#039;Institut biblique de Jérusalem, avouait à l&#039;éditeur avoir été impressionné &amp;quot;de trouver dans l’œuvre de [[Maria Valtorta]] le nom d’au moins six ou sept villes qui n’apparaissent ni dans l’Ancien ni dans le nouveau Testaments. Ces noms ne sont connus que par quelques rares spécialistes et grâce à des sources non bibliques&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur les aspects doctrinaux de l&#039;œuvre ==&lt;br /&gt;
Dans ce domaine, qui ne l&#039;avait pas frappé dans sa première attestation, il se montre influencé par le rapport de son confrère Alberto Vaccari. Il y trouve des objections de forme (p. 70) et des objections de fond (p. 75). Dans la première catégorie il retient la proclamation de sa messianité par le Jésus de Maria Valtorta contrairement à ce qu&#039;il comprend de l&#039;Évangile: Jésus interdisait qu&#039;on le proclame publiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il [[Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)#Jésus ne cesse de proclamer Messie|a été répondu à cela]] que c&#039;est Dieu le Père Lui-même qui le proclame publiquement, dès le Baptême de Jésus, que c&#039;est parce qu&#039;il se proclamait &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; qu&#039;il a été tué. Il se réserve l&#039;exclusivité de cette annonce tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le P. Augustin Bea pointe aussi le recours du Jésus de Maria Valtorta au vocabulaire théologique contemporain. Ceci a été [[Anachronismes#Langage théologique contemporain|justifié par ailleurs]]. Cette pédagogie s&#039;avère particulièrement pertinente envers un public spécialiste &amp;quot;sceptique&amp;quot;. Ainsi le Père Augustin Bea classe parmi &amp;quot;Les erreurs et inexactitudes doctrinales&amp;quot;, l&#039;expression &amp;quot;Dieu engendre seulement un autre Lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48706 EMV 487.6]. Il est difficile, quand on lit tout le développement que fait Jésus, dans &#039;&#039;tout&#039;&#039; ce passage, sur la nature du Messie d&#039;y trouver des &amp;quot;erreurs ou inexactitudes doctrinales&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. Il s&#039;interroge : &amp;quot;(donc un autre Dieu ?)&amp;quot;. Il n&#039;identifie pas qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une affirmation déjà présente dans les Psaumes&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Ps/2 Psaume 2,7-8].&amp;lt;/ref&amp;gt; et qui sera reprise dans le Symbole de Nicée (Credo): &amp;quot;...il est Dieu, &#039;&#039;né&#039;&#039; de Dieu, [...] vrai Dieu, &#039;&#039;né&#039;&#039; du vrai Dieu. &#039;&#039;Engendré&#039;&#039;, non pas créé, &#039;&#039;consubstantiel&#039;&#039; au Père*. L&#039;appel aux vocabulaire théologique contemporain s&#039;avère donc opportun autant pour des publics spécialiste ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec honnêteté, le Père Augustin Bea note que &amp;quot;finalement&amp;quot; les erreurs et les inexactitudes doctrinales sont moins fréquentes &amp;quot;qu&#039;on le suppose&amp;quot;. Il relève cependant, à la suite d&#039;Alberto Vaccari (p. 75), le parallèle que fait Jésus entre son Incarnation et l&#039;incarnation de Satan en Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2009/09-006.htm#CEV58703 EMV 587.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;objection, reprise dans une étude récente de don Chevallier, a fait l&#039;objet d&#039;une réponse par &#039;&#039;Marie de Nazareth&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Marie de Nazareth - &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039; - 24 janvier 2023 - II. « L’incarnation de satan en Judas » (doc.3, p.3 &amp;amp; p.24)&amp;lt;/ref&amp;gt;. L’incarnation de Satan dans un homme demeure celle d’une créature (angélique, pur esprit) dans une créature (humaine). Celle-ci est bien différente de l’incarnation du Verbe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Second Opinion of Father Augustin Bea, (17/10/1952)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27261</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27261"/>
		<updated>2026-05-07T19:20:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* Texte du document */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Ra pport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
[[File:Avis Alberto Vaccari - Traduction annotee.pdf|thumb|Traduction annotée et documentée de l&#039;avis du Père Alfredo Vaccari du 26 janvier 1949]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari, un jésuite, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes. Il a donc sans doute été soumis aux consulteurs lors de la réunion du [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#14 février 1949 : les consulteurs[1]|14 février 1949]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
À cette époque, le Saint-Office avait déjà statué négativement sur le cas de Maria Valtorta. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;&#039;&#039;l’hystérique&#039;&#039;&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;&#039;&#039;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&#039;&#039;&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur ce que l&#039;on en disait. Cet avis ne fonde donc pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori comme une étape préalable à la condamnation de l&#039;œuvre qu&#039;il envisageait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari justifie le rejet total de l&#039;œuvre, tant comme vie de Jésus romancée que comme révélation privée. Elle vaut &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant cet avis prend son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Traduction française ===&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le [[:Fichier:Avis Alberto Vaccari - Traduction annotee.pdf|document joint]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;« &#039;&#039;L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&#039;&#039;. »&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc. réhabilités par la suite).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;&#039;&#039;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « doux et humble de cœur » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;&#039;&#039;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie parfois des formules extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Matthieu 3,16-17.webp|thumb|250px|Illustration de Matthieu 3,16-17]]&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;un des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;&#039;&#039;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Le &amp;quot;Verbe&amp;quot; de Dieu est une traduction du grec Logos. L&#039;Ancien Testament utilise le terme &amp;quot;Parole de Dieu&amp;quot; (&#039;&#039;Dabar YHWH&#039;&#039;) que l&#039;on trouve plusieurs fois. Dans les traductions araméennes de la Bible (les Targums), utilisées dans les synagogues au temps de Jésus, on rencontre souvent : Memra = &amp;quot;Parole&amp;quot;. Les rabbins employaient parfois cette expression pour éviter de prononcer directement le Nom divin.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient, dès le commencement, des périphrases pertinentes pour désigner Jésus : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre de Maria Valtorta est en cohérence avec tout cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
#La Vierge Marie a tellement été représentée dans l&#039;art et la littérature qu&#039;on se demande en quoi &amp;quot;&#039;&#039;la description minutieuse des membres de Marie enfant&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt; serait inconvenante. Serait-ce les &amp;quot;&#039;&#039;petites manches courtes qui laissent voir ses avant-bras roses et grassouillets. Avec ses cheveux soyeux de couleur claire comme le miel, pas trop frisés mais ondulant légèrement et qui se terminent en boucles, ses yeux de ciel, son doux visage, un peu rose et souriant, on dirait un petit ange&#039;&#039;...&amp;quot; ? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont décrit similairement la beauté de Marie.&lt;br /&gt;
#De même, en quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;&#039;&#039;sur les joues&#039;&#039;&amp;quot; la mère &amp;quot;&#039;&#039;éprouvée&#039;&#039;&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;[[Baiser#La question du baiser sur la bouche|baiser de paix]]&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
#Il trouve &amp;quot;&#039;&#039;incongru&#039;&#039;&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;&#039;&#039;scènes puériles, maladroites, grotesques&#039;&#039;&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
#La guérison de la Belle de Corozaïn est jugée indécente: à l&#039;identique de Naaman, elle se plonge dans le lac de Tibériade et y laisse sa lèpre et ses haillons, La lecture du simple mot &amp;quot;&#039;&#039;nue&#039;&#039;&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari.. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt; sans intention suggestive. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont repréhensibles. “&#039;&#039;Tout est pur pour le pur&#039;&#039;” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Incongruités===&lt;br /&gt;
#Alberto Vaccari juge que : &amp;quot;&#039;&#039;La science de l’auteure imaginative est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&#039;&#039;&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens: il traduit certaines localisations en termes contemporains plus accessibles&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce qui n&#039;empêche qu&#039;il n&#039;édulcore pas la dénomination historique. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
#Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire &amp;quot;Dieu merci !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===6 - Une révélation privée qui contiendrait des choses fausses, serait fausse===&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari affirme: &amp;quot;&#039;&#039;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&#039;&#039;&amp;quot;. Cette opinion contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique d&#039;aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme d&#039;hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;: caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&lt;br /&gt;
===7 - La résurrection de Lazare ne serait pas conforme===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|250px|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&#039;&#039;&amp;quot;. À l&#039;appui, il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son avis se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). C&#039;est ce que précise Jésus dans Maria Valtorta quand il explique : &amp;quot;&#039;&#039;Que l&#039;on considère en outre que. durant le temps du deuil et de l&#039;impureté (ce n&#039;était pas encore le septième jour après la mort), les sœurs ne sortaient pas de la maison. C&#039;est donc dans l&#039;enceinte de leur propriété qu&#039;est arrivée la rencontre&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. &amp;quot;&#039;&#039;Dans l&#039;Évangile de Jean, comme on le lit désormais depuis des siècles, il est écrit : &amp;quot;Jésus n&#039;était pas encore entré dans le village de Béthanie&amp;quot; (Jean 9,30). Pour prévenir toutes objections possibles, je fais remarquer que entre cette phrase et celle de l&#039;Œuvre, que je rencontrai Marthe à quelques pas du bassin dans le jardin de Lazare, il n&#039;y a pas de contradictions de faits mais seulement de traduction et de description&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est illustré par ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|250px|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte des Proverbes à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse&amp;lt;ref&amp;gt;Les travaux de Dom Guéranger avaient fait l&#039;objet d&#039;une attention particulière de Pie XII: en 1947, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), il notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous les reproduisons car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais si Marie importe à ce degré dans le plan éternel ; &#039;&#039;si, comme son fils, elle est, en un sens, avant toute créature&#039;&#039;, Dieu pouvait-il permettre qu’elle fût sujette à la flétrissure originelle encourue par la race humaine? Sans doute, &#039;&#039;elle ne naîtrait qu’à son tour, ainsi que son fils, dans le temps marqué&#039;&#039; ; mais la grâce détournerait le cours du torrent qui entraîne tous lès hommes, afin qu’elle n’en fût pas même touchée, et qu’elle transmît à son fils qui devait être aussi le Fils de Dieu, l’être humain primitif qui fut créé dans la sainteté et dans la justice. [...] &amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, On comprend aussi ce que veut dire &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père d&#039;autant que Maria Valtorta l&#039;annote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Genese 3,6.webp|thumb|250px|Illustration de Genèse 3,6]]&lt;br /&gt;
Une lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;&#039;&#039;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&#039;&#039;&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;&#039;&#039;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&#039;&#039;&amp;quot; et suffirait &amp;quot;&#039;&#039;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&#039;&#039;&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;&#039;&#039;plutôt extravagante et inexacte&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;&#039;&#039;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu&#039;&#039;”, la luxure spirituelle du “&#039;&#039;pouvoir tout faire” entra en elle&#039;&#039;.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette luxure spirituelle &amp;quot;&#039;&#039;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;&#039;&#039;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
===10 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme=== &lt;br /&gt;
Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;&#039;&#039;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&#039;&#039;&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
===11 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;===&lt;br /&gt;
En [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4,] Jésus discoure sur la nature du Christ selon [https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,28-29]. Il dit, entre autres: &amp;quot;&#039;&#039;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais partie de Lui, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&#039;&#039;&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# &amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
# &amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;&#039;&#039;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration&#039;&#039;.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;&#039;&#039;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_deuxi%C3%A8me_avis_du_P%C3%A8re_Augustin_Bea,_(17/10/1952)&amp;diff=27260</id>
		<title>Saint-Office, deuxième avis du Père Augustin Bea, (17/10/1952)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_deuxi%C3%A8me_avis_du_P%C3%A8re_Augustin_Bea,_(17/10/1952)&amp;diff=27260"/>
		<updated>2026-05-07T04:37:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* Traduction française */ Lien&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Valtorta-bea.pdf|thumb|Second rapport du Père Augustin Bea, 17 octobre 1952]]&lt;br /&gt;
[[File:521017-RapportBea-Francais.pdf|thumb|Traduction annotée et documentée du rapport du 17 octobre 1952 du Père Augustin Bea]]&lt;br /&gt;
Cet avis du [[Cardinal Augustin Bea et Maria Valtorta|Père Augustin Bea]] sj, est remis à la demande expresse du Saint-Office dans la suite de la pétition au Saint-Père qu&#039;avait déposée, quelques mois auparavant, [[Mgr Alfonso Carinci et Maria Valtorta|Mgr Alfonso Carinci]] et huit autres &amp;quot;personnalités illustres &amp;quot; dont le Père Bea lui-même. Cet avis se présente comme un &amp;quot;voto (vote)&amp;quot; alors que celui du [[Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)|Père Alberto Vaccari]] sj, se présentait comme un &amp;quot;parere (opinion)&amp;quot;. Si ce dernier exprime l&#039;opinion d&#039;un expert, celui du Père Augustin Bea a un aspect plus formel en vue d&#039;une décision officielle (in decisis) qu&#039;il exprime en conclusion (p. 77) :  &lt;br /&gt;
#&amp;quot;on ne peut pas publier l’œuvre telle quelle à cause des difficultés&amp;lt;ref&amp;gt;Les difficultés et non les erreurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; théologiques et exégétiques qui ont été exposées.&amp;quot;&lt;br /&gt;
#Corriger ces difficultés reviendrait à écrire une nouvelle œuvre.&lt;br /&gt;
#On pourrait publier les meilleurs morceaux &amp;quot;mais cette concession serait inopportune étant donnée la ferveur intempestive et imprudente de ceux qui sont pour cette œuvre&amp;quot;.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Aux Révérends Pères Servites qui jusqu’ici se sont intéressés à l’œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;Les PP. Migliorini, Berti, Cecchin, Roschini.&amp;lt;/ref&amp;gt;, on devrait donner un grave avertissement avec interdiction d’être en faveur de l’œuvre, aussi bien publiquement qu’en privé&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Le Père Bea avait été frappé par les connaissances exégétiques dont Maria Valtorta faisait preuve. Il n&#039;en faisait pas une œuvre inspirée, mais un bon livre de vulgarisation dont il recommandait la publication sans tous les descriptifs qu&#039;il contenait&amp;lt;ref&amp;gt;[[Cardinal Augustin Bea et Maria Valtorta#Attestation sur l&#039;œuvre de Maria Valtorta|Attestation du 23 janvier 1952]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette nouvelle étude, pris de trop de doutes, il tranche pour le délaissement intégral de l&#039;œuvre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Éléments de contexte ===&lt;br /&gt;
Ce document, par sa nature, son contenu, son destinataire et ses conclusions, prouve que la décision n&#039;avait pas été prise auparavant. Ce qui invalide de ce fait: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La thèse selon laquelle la décision d&#039;interdire aurait été prise antérieurement, le [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#Valeur de cette décision|17 février 1949]] avec l&#039;adhésion du Saint-Père.&lt;br /&gt;
* La légitimité de l&#039;entretien de Mgr Giovanni Pepe du [[Saint-Office - Tentative de destruction de l&#039;oeuvre de Maria Valtorta (1949)#Chronologie des évènements|22 février 1949]] demandant au Père Berti de ne pas publier l&#039;œuvre en plus que de remettre les manuscrits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela explique aussi que l&#039;article de l&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039; de 1960]] commentant à la mise à l&#039;Index se réfère imprécisément et de façon inaccoutumée à &amp;quot;des souvenirs d’il y a environ une dizaine d’années&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Des souvenirs et non des décrets. Aucune date précise : un comportement très inhabituel.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C&#039;est donc à tort que l&#039;on traduit ce flou par &amp;quot;1949&amp;quot; puisqu&#039;en 1952 l&#039;œuvre est toujours en examen. Cela confirme que la décision du Saint-Office de 1959 ne se référait qu&#039;à son propre avis non validé par le Saint-Père à l&#039;époque, comme de droit&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la Sacrée Congrégation du Saint-Office,  le Pape détenait l&#039;autorité finale sur toutes les décisions doctrinales et &#039;&#039;disciplinaires&#039;&#039;. Bien que le Saint-Office traitât des affaires de la foi et de la morale, &#039;&#039;toutes ses actions et décrets étaient soumis à l&#039;approbation papale&#039;&#039;. Le Pape était le garant de l&#039;orthodoxie et de l&#039;unité de la foi. La proposition de censure des œuvres de Maria Valtorta, du 17 février 1949, n&#039;a pas été retenue par Pie XII. Le rapport Bea du 17 octobre 1952, qui tente de reprendre la main, n&#039;a été aucunement validé par le Pape tant qu&#039;il vécut et ce malgré les éditions de 1956, 1957, 1958. Dans son article de 1960, le Saint-Office ne peut donc se référer ni à une décision de 1949, invalidée, ni à une décision postérieure à 1952 qui ne fut pas prise, du moins du vivant du Pape.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
===Traduction française===&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le [[:Fichier:521017-RapportBea-Francais.pdf|document joint]].. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur la structure générale de l&#039;œuvre de Maria Valtorta ==&lt;br /&gt;
Si l&#039;avis du Père Bea s&#039;avère négatif en fin de compte, il s&#039;éloigne des opinions en cours au Saint-Office: dans le jugement ci-dessous, il prophétise ce que deviendra l&#039;œuvre de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;Lire à ce propos les [https://testimonies.valtortamaria.org/testimonies témoignages des lecteurs] de l&#039;œuvre de Maria Valtorta.&amp;lt;/ref&amp;gt; dans le cadre des critères d&#039;authenticité d&#039;une révélation privée que, plus d&#039;une demi-siècle plus tard, Benoît XVI codifiera&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini]&#039;&#039;, § 14 deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les passages significatifs sont en italique.  &amp;lt;blockquote&amp;gt;(p. 67) &amp;quot;L’œuvre de Valtorta manifeste une &#039;&#039;profonde religiosité&#039;&#039; et un &#039;&#039;véritable amour du Christ, de la Vierge Marie et de l’Église&#039;&#039;. Il y a des pages &#039;&#039;très édifiantes&#039;&#039; et &#039;&#039;très émouvantes&#039;&#039; que l’on peut trouver &#039;&#039;rarement dans des écrits modernes de la vie de Jésus et d’autres livres de méditation&#039;&#039;. Cette &#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;qualité religieuse&amp;lt;/u&amp;gt;&#039;&#039;, jointe à une grande capacité de proposer des arguments de manière littéraire pleine de vivacité, intéressante et même quelquefois fascinante, explique la grande impression que l’œuvre a faite spécialement sur les &#039;&#039;l&amp;lt;u&amp;gt;aïcs de grande religiosité&amp;lt;/u&amp;gt;&#039;&#039; et le désir de la voir publiée, qui est un désir exprimé &#039;&#039;par beaucoup et toujours renouvelé&#039;&#039;.&amp;quot;  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;Mais s&#039;il s&#039;oppose en définitive à la publication de l&#039;œuvre, c&#039;est en raison de &amp;quot;certaines difficultés assez graves&amp;quot; qu&#039;il pense avoir identifier. La &amp;quot;&#039;&#039;plus grande objection&#039;&#039;&amp;quot; est, selon lui, le fait que &amp;quot;Notre Seigneur est abaissé et immergé dans des faits de la vie quotidienne des hommes et d’une manière inadmissible. (p. 68) &amp;quot; Il dénonce donc deux choses : Un Christ vivant une vie humaine quotidienne et la façon dont elle est décrite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un Christ qu&#039;il juge trop humain ===&lt;br /&gt;
Le Père Augustin Bea reconnaît que &amp;quot;Notre Seigneur a éprouvé toutes nos infirmités hormis le péché&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/He/4 Hébreux 4,15]), mais il questionne la pertinence de mettre en avant cette humanité, craignant de diminuer la révérence due à l&#039;homme-Dieu. Son objection principale n&#039;est donc pas doctrinale, mais porte sur l&#039;opportunité de cette démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;humanité de Jésus ne fait pas obstacle à sa divinité ; elle en est la révélation. C&#039;est dans cette humanité que la Rédemption s&#039;est accomplie. Sans Rédemption, il n&#039;y a pas de Rédempteur. Jésus possède une humanité sainte, modèle pour les croyants, et &#039;&#039;complète&#039;&#039; hormis le péché : &amp;quot;Ayez en vous les mêmes sentiments que le Christ Jésus : bien qu&#039;il fût dans la condition de Dieu, il n&#039;a pas retenu avidement son égalité avec Dieu ; mais il s&#039;est anéanti lui-même, en prenant la condition d&#039;esclave, en se rendant semblable aux hommes, et reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui.&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Ph/2 Philippiens 2,5-7].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot; L&#039;humanité de Jésus n&#039;est pas une simple apparence, mais une réalité pleine et entière, avec toutes ses propriétés, à l&#039;exception du péché. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En évoquant la révérence due à l&#039;homme-Dieu, le Père Augustin Bea évoque un contexte culturel mais non théologique. Dans une œuvre comme celle de Maria Valtorta, la véritable révérence due à l&#039;homme-Dieu est au contraire magnifiée dans l&#039;amour du Verbe &#039;&#039;incarné&#039;&#039;. Il le reconnaît implicitement quand il dit : &amp;quot;L’œuvre de Valtorta manifeste une &#039;&#039;profonde religiosité&#039;&#039; et un &#039;&#039;véritable amour du Christ&#039;&#039;, de la Vierge Marie et de l’Église.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contextes culturels&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En déplaçant dans un contexte culturel ce qui est l&#039;enseignement de l&#039;Église (complétude de l&#039;humanité de Jésus, hors le péché) il biaise le regard sur une révélation privée qui rapporte la vie du Christ il y a 2.000 ans. Il n&#039;est pas le seul à le faire pour ce qu&#039;il juge être une bonne raison. Par exemple, Mgr Marcel Lefebvre a exprimé, de la même façon, ses réserves sur la représentation de Jésus par Maria Valtorta lors d&#039;une retraite en septembre 1986&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Nous avons avantage à (…) ne pas nous attarder trop aux faits divers de la vie de Notre Seigneur. C’est en cela peut-être que ces vies qui ont été faites de Notre Seigneur, (…) ces livres qui se présentent comme des révélations de la vie de Notre Seigneur, à mon sens, peuvent être un danger, parce que justement elles représentent Notre Seigneur d’une manière trop concrète, trop dans les détails de sa vie. &#039;&#039;Je pense bien sûr à Maria Valtorta&#039;&#039;. Et peut-être pour certains cette lecture peut faire du bien, elle peut approcher de Notre Seigneur, essayer de se figurer ce que pouvait être la vie des apôtres avec Notre Seigneur, la vie à Nazareth, la vie dans les visites que faisait Notre Seigneur dans les cités d’Israël. Mais il y a un danger, un grand danger : trop humaniser, trop concrétiser et pas suffisamment montrer le visage de Dieu, dans cette vie de Notre Seigneur. C’est là un danger. Je ne sais pas s’il faut tellement recommander à des personnes qui ne sont pas averties la lecture de livres comme cela. Je ne suis pas certain que cela les élève tellement et leur fasse connaître vraiment Notre Seigneur tel qu’il était, tel qu’il est, tel que nous devons le connaître, le croire.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un et l&#039;autre sont issus du contexte culturel du XIXème siècle où l&#039;Église développait ses magnificences culturelles que combattait le modernisme. Une déviance que combat aussi Maria Valtorta mais par l&#039;exposé d&#039;une authenticité historique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-038.htm EMV 652 : Au moment de prendre congé de l’Œuvre].&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 2024, le Pape François a souligné l&#039;importance de rencontrer un Christ &#039;&#039;vivant&#039;&#039; : un &amp;quot;Jésus-Christ fait chair, fait homme, fait histoire.&amp;quot; Il recommande de ne jamais perdre de vue &amp;quot;la &#039;chair&#039; de Jésus-Christ, cette chair faite de passions, d&#039;émotions, de sentiments, d&#039;histoires concrètes, de mains qui touchent et guérissent, de regards qui libèrent et encouragent, d&#039;hospitalité, de pardon, d&#039;indignation, de courage, d&#039;intrépidité : en un mot, d&#039;amour&amp;lt;ref&amp;gt;PAPE FRANÇOIS, &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/francesco/fr/letters/2024/documents/20240717-lettera-ruolo-letteratura-formazione.html Lettre sur le rôle de la littérature dans la formation]&#039;&#039;, 17 juillet 2024, Jamais de Christ sans chair, § 14 et 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot; C&#039;est cette réalité historique que présente l&#039;œuvre de Maria Valtorta que le Pape François encourage&amp;lt;ref&amp;gt;[[Pape François et Maria Valtorta#La lettre du Vatican|Lettre du 24 février 2024]] à don Ernesto Zucchini, président de la Fondation Maria Valtorta de Viareggio.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle ne conduit pas à l&#039;irrévérence, mais à &#039;&#039;l&#039;amour&#039;&#039; de l&#039;Homme-Dieu, selon le titre sous lequel elle parut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur les données matérielles de l&#039;œuvre ==&lt;br /&gt;
Déjà dans son [[Cardinal Augustin Bea et Maria Valtorta#Attestation sur l&#039;œuvre de Maria Valtorta|attestation du 23 janvier 1952]], le Père Augustin Bea n&#039;attribuait pas l&#039;œuvre de Maria Valtorta à une origine divine, mais il était été &amp;quot;fort impressionné par l’exactitude remarquable&amp;quot; des descriptions de Maria Valtorta. Cet étonnement demeure dans son second avis :&amp;lt;blockquote&amp;gt;(p. 72) &amp;quot;Ici on présente un phénomène qui laisse très perplexe. En examinant les divers volumes, on doit constater que les indications géographiques et topographiques, généralement parlant sont exactes. Et il ne s’agit pas seulement de peu de noms, mais de centaines de villes, de villages, de rivières, de vallées, de montagnes. Il y aura probablement peu de spécialistes, parmi les prêtres et les théologiens, qui sur ce point pourraient confirmer l’écrivain.&amp;quot;  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;Il livre son regard critique, mais sans pouvoir comprendre l&#039;origine de cette abondance de connaissances remarquables:&amp;lt;blockquote&amp;gt;(p. 74) &amp;quot;Reste pour moi cependant le problème, pour moi, insoluble, de la source d’où l’écrivain a cette abondance de connaissances géographiques, topographiques, historiques, archéologiques, dont est tellement riche cette œuvre étrange, d’où tient-elle tout cela.&amp;quot; &amp;lt;/blockquote&amp;gt;La réponse était devant lui : le tenait-t-elle d&#039;une culture personnelle ? Non, il a eu l&#039;honnêteté d&#039;étudier la vie de Maria Valtorta et il sait que c&#039;est exclu. S&#039;agissait-t-il d&#039;un prodige satanique ? Satan ne peut pas inspiré une œuvre qui &amp;quot;manifeste une &#039;&#039;profonde religiosité&#039;&#039; et un &#039;&#039;véritable amour du Christ, de la Vierge Marie et de l’Église&amp;quot;&#039;&#039; comme il le notait lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Valeur des données matérielles ===&lt;br /&gt;
Ces données matérielles (&amp;quot;géographiques, topographiques, historiques, archéologiques&amp;quot;), comme celles sur les personnages (pp. 71-72), sont constitutives des visions historiques : elles les authentifient.  Le Père Alberto Vaccari qu&#039;il cite, le déniait. Le Père Augustin Bea, le reconnaît. En ce domaine, depuis son rapport, les nouvelles technologies comme la reprise des fouilles après la guerre, ont bouleversé le paysage, justifiant un grand nombre des descriptifs de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;Voir à ce propos : le [[:Catégorie:Lieux|descriptif des lieux]] et le [[:Catégorie:Personnages|descriptif des personnages]], etc.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1970, dix-huit après le rapport du Père Augustin Bea, le Bienheureux Gabriel Allegra notait déjà la masse de travail qu&#039;il avait fallu pour que des érudits établissent une carte incertaine alors que &amp;quot;quatre fois sur cinq au moins, les études récentes donnent raison aux identifications supposées dans l’Œuvre de Maria Valtorta, et je pense que ce nombre grandirait si des spécialistes voulaient étudier la question à fond&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Détails saisissants|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra]]&#039;&#039; - Détails saisissants&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1986, le [[Père François-Paul Dreyfus et Maria Valtorta|P. François Dreyfus]] (1918-1999) de l&#039;Institut biblique de Jérusalem, avouait à l&#039;éditeur avoir été impressionné &amp;quot;de trouver dans l’œuvre de [[Maria Valtorta]] le nom d’au moins six ou sept villes qui n’apparaissent ni dans l’Ancien ni dans le nouveau Testaments. Ces noms ne sont connus que par quelques rares spécialistes et grâce à des sources non bibliques&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur les aspects doctrinaux de l&#039;œuvre ==&lt;br /&gt;
Dans ce domaine, qui ne l&#039;avait pas frappé dans sa première attestation, il se montre influencé par le rapport de son confrère Alberto Vaccari. Il y trouve des objections de forme (p. 70) et des objections de fond (p. 75). Dans la première catégorie il retient la proclamation de sa messianité par le Jésus de Maria Valtorta contrairement à ce qu&#039;il comprend de l&#039;Évangile: Jésus interdisait qu&#039;on le proclame publiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il [[Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)#Jésus ne cesse de proclamer Messie|a été répondu à cela]] que c&#039;est Dieu le Père Lui-même qui le proclame publiquement, dès le Baptême de Jésus, que c&#039;est parce qu&#039;il se proclamait &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; qu&#039;il a été tué. Il se réserve l&#039;exclusivité de cette annonce tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le P. Augustin Bea pointe aussi le recours du Jésus de Maria Valtorta au vocabulaire théologique contemporain. Ceci a été [[Anachronismes#Langage théologique contemporain|justifié par ailleurs]]. Cette pédagogie s&#039;avère particulièrement pertinente envers un public spécialiste &amp;quot;sceptique&amp;quot;. Ainsi le Père Augustin Bea classe parmi &amp;quot;Les erreurs et inexactitudes doctrinales&amp;quot;, l&#039;expression &amp;quot;Dieu engendre seulement un autre Lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48706 EMV 487.6]. Il est difficile, quand on lit tout le développement que fait Jésus, dans &#039;&#039;tout&#039;&#039; ce passage, sur la nature du Messie d&#039;y trouver des &amp;quot;erreurs ou inexactitudes doctrinales&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. Il s&#039;interroge : &amp;quot;(donc un autre Dieu ?)&amp;quot;. Il n&#039;identifie pas qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une affirmation déjà présente dans les Psaumes&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Ps/2 Psaume 2,7-8].&amp;lt;/ref&amp;gt; et qui sera reprise dans le Symbole de Nicée (Credo): &amp;quot;...il est Dieu, &#039;&#039;né&#039;&#039; de Dieu, [...] vrai Dieu, &#039;&#039;né&#039;&#039; du vrai Dieu. &#039;&#039;Engendré&#039;&#039;, non pas créé, &#039;&#039;consubstantiel&#039;&#039; au Père*. L&#039;appel aux vocabulaire théologique contemporain s&#039;avère donc opportun autant pour des publics spécialiste ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec honnêteté, le Père Augustin Bea note que &amp;quot;finalement&amp;quot; les erreurs et les inexactitudes doctrinales sont moins fréquentes &amp;quot;qu&#039;on le suppose&amp;quot;. Il relève cependant, à la suite d&#039;Alberto Vaccari (p. 75), le parallèle que fait Jésus entre son Incarnation et l&#039;incarnation de Satan en Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2009/09-006.htm#CEV58703 EMV 587.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;objection, reprise dans une étude récente de don Chevallier, a fait l&#039;objet d&#039;une réponse par &#039;&#039;Marie de Nazareth&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Marie de Nazareth - &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039; - 24 janvier 2023 - II. « L’incarnation de satan en Judas » (doc.3, p.3 &amp;amp; p.24)&amp;lt;/ref&amp;gt;. L’incarnation de Satan dans un homme demeure celle d’une créature (angélique, pur esprit) dans une créature (humaine). Celle-ci est bien différente de l’incarnation du Verbe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Second Opinion of Father Augustin Bea, (17/10/1952)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27259</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27259"/>
		<updated>2026-05-07T04:31:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* Texte du document */ Lien&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Ra pport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
[[File:Avis Alberto Vaccari - Traduction annotee.pdf|thumb|Traduction annotée et documentée de l&#039;avis du Père Alfredo Vaccari du 26 janvier 1949]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari, un jésuite, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes. Il a donc sans doute été soumis aux consulteurs lors de la réunion du [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#14 février 1949 : les consulteurs[1]|14 février 1949]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
À cette époque, le Saint-Office avait déjà statué négativement sur le cas de Maria Valtorta. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;&#039;&#039;l’hystérique&#039;&#039;&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;&#039;&#039;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&#039;&#039;&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur ce que l&#039;on en disait. Cet avis ne fonde donc pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori comme une étape préalable à la condamnation de l&#039;œuvre qu&#039;il envisageait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari justifie le rejet total de l&#039;œuvre, tant comme vie de Jésus romancée que comme révélation privée. Elle vaut &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant cet avis prend son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le [[:Fichier:Avis Alberto Vaccari - Traduction annotee.pdf|document joint]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;« &#039;&#039;L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&#039;&#039;. »&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc. réhabilités par la suite).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;&#039;&#039;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « doux et humble de cœur » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;&#039;&#039;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie parfois des formules extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Matthieu 3,16-17.webp|thumb|250px|Illustration de Matthieu 3,16-17]]&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;un des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;&#039;&#039;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Le &amp;quot;Verbe&amp;quot; de Dieu est une traduction du grec Logos. L&#039;Ancien Testament utilise le terme &amp;quot;Parole de Dieu&amp;quot; (&#039;&#039;Dabar YHWH&#039;&#039;) que l&#039;on trouve plusieurs fois. Dans les traductions araméennes de la Bible (les Targums), utilisées dans les synagogues au temps de Jésus, on rencontre souvent : Memra = &amp;quot;Parole&amp;quot;. Les rabbins employaient parfois cette expression pour éviter de prononcer directement le Nom divin.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient, dès le commencement, des périphrases pertinentes pour désigner Jésus : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre de Maria Valtorta est en cohérence avec tout cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
#La Vierge Marie a tellement été représentée dans l&#039;art et la littérature qu&#039;on se demande en quoi &amp;quot;&#039;&#039;la description minutieuse des membres de Marie enfant&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt; serait inconvenante. Serait-ce les &amp;quot;&#039;&#039;petites manches courtes qui laissent voir ses avant-bras roses et grassouillets. Avec ses cheveux soyeux de couleur claire comme le miel, pas trop frisés mais ondulant légèrement et qui se terminent en boucles, ses yeux de ciel, son doux visage, un peu rose et souriant, on dirait un petit ange&#039;&#039;...&amp;quot; ? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont décrit similairement la beauté de Marie.&lt;br /&gt;
#De même, en quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;&#039;&#039;sur les joues&#039;&#039;&amp;quot; la mère &amp;quot;&#039;&#039;éprouvée&#039;&#039;&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;[[Baiser#La question du baiser sur la bouche|baiser de paix]]&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
#Il trouve &amp;quot;&#039;&#039;incongru&#039;&#039;&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;&#039;&#039;scènes puériles, maladroites, grotesques&#039;&#039;&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
#La guérison de la Belle de Corozaïn est jugée indécente: à l&#039;identique de Naaman, elle se plonge dans le lac de Tibériade et y laisse sa lèpre et ses haillons, La lecture du simple mot &amp;quot;&#039;&#039;nue&#039;&#039;&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari.. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt; sans intention suggestive. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont repréhensibles. “&#039;&#039;Tout est pur pour le pur&#039;&#039;” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Incongruités===&lt;br /&gt;
#Alberto Vaccari juge que : &amp;quot;&#039;&#039;La science de l’auteure imaginative est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&#039;&#039;&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens: il traduit certaines localisations en termes contemporains plus accessibles&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce qui n&#039;empêche qu&#039;il n&#039;édulcore pas la dénomination historique. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
#Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire &amp;quot;Dieu merci !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===6 - Une révélation privée qui contiendrait des choses fausses, serait fausse===&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari affirme: &amp;quot;&#039;&#039;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&#039;&#039;&amp;quot;. Cette opinion contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique d&#039;aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme d&#039;hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;: caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&lt;br /&gt;
===7 - La résurrection de Lazare ne serait pas conforme===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|250px|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&#039;&#039;&amp;quot;. À l&#039;appui, il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son avis se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). C&#039;est ce que précise Jésus dans Maria Valtorta quand il explique : &amp;quot;&#039;&#039;Que l&#039;on considère en outre que. durant le temps du deuil et de l&#039;impureté (ce n&#039;était pas encore le septième jour après la mort), les sœurs ne sortaient pas de la maison. C&#039;est donc dans l&#039;enceinte de leur propriété qu&#039;est arrivée la rencontre&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. &amp;quot;&#039;&#039;Dans l&#039;Évangile de Jean, comme on le lit désormais depuis des siècles, il est écrit : &amp;quot;Jésus n&#039;était pas encore entré dans le village de Béthanie&amp;quot; (Jean 9,30). Pour prévenir toutes objections possibles, je fais remarquer que entre cette phrase et celle de l&#039;Œuvre, que je rencontrai Marthe à quelques pas du bassin dans le jardin de Lazare, il n&#039;y a pas de contradictions de faits mais seulement de traduction et de description&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est illustré par ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|250px|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte des Proverbes à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse&amp;lt;ref&amp;gt;Les travaux de Dom Guéranger avaient fait l&#039;objet d&#039;une attention particulière de Pie XII: en 1947, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), il notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous les reproduisons car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais si Marie importe à ce degré dans le plan éternel ; &#039;&#039;si, comme son fils, elle est, en un sens, avant toute créature&#039;&#039;, Dieu pouvait-il permettre qu’elle fût sujette à la flétrissure originelle encourue par la race humaine? Sans doute, &#039;&#039;elle ne naîtrait qu’à son tour, ainsi que son fils, dans le temps marqué&#039;&#039; ; mais la grâce détournerait le cours du torrent qui entraîne tous lès hommes, afin qu’elle n’en fût pas même touchée, et qu’elle transmît à son fils qui devait être aussi le Fils de Dieu, l’être humain primitif qui fut créé dans la sainteté et dans la justice. [...] &amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, On comprend aussi ce que veut dire &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père d&#039;autant que Maria Valtorta l&#039;annote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Genese 3,6.webp|thumb|250px|Illustration de Genèse 3,6]]&lt;br /&gt;
Une lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;&#039;&#039;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&#039;&#039;&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;&#039;&#039;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&#039;&#039;&amp;quot; et suffirait &amp;quot;&#039;&#039;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&#039;&#039;&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;&#039;&#039;plutôt extravagante et inexacte&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;&#039;&#039;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu&#039;&#039;”, la luxure spirituelle du “&#039;&#039;pouvoir tout faire” entra en elle&#039;&#039;.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette luxure spirituelle &amp;quot;&#039;&#039;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;&#039;&#039;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
===10 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme=== &lt;br /&gt;
Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;&#039;&#039;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&#039;&#039;&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
===11 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;===&lt;br /&gt;
En [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4,] Jésus discoure sur la nature du Christ selon [https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,28-29]. Il dit, entre autres: &amp;quot;&#039;&#039;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais partie de Lui, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&#039;&#039;&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# &amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
# &amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;&#039;&#039;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration&#039;&#039;.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;&#039;&#039;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27258</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27258"/>
		<updated>2026-05-06T21:23:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* 11 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Ra pport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
[[File:Avis Alberto Vaccari - Traduction annotee.pdf|thumb|Traduction annotée et documentée de l&#039;avis du Père Alfredo Vaccari du 26 janvier 1949]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari, un jésuite, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes. Il a donc sans doute été soumis aux consulteurs lors de la réunion du [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#14 février 1949 : les consulteurs[1]|14 février 1949]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
À cette époque, le Saint-Office avait déjà statué négativement sur le cas de Maria Valtorta. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;&#039;&#039;l’hystérique&#039;&#039;&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;&#039;&#039;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&#039;&#039;&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur ce que l&#039;on en disait. Cet avis ne fonde donc pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori comme une étape préalable à la condamnation de l&#039;œuvre qu&#039;il envisageait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari justifie le rejet total de l&#039;œuvre, tant comme vie de Jésus romancée que comme révélation privée. Elle vaut &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant cet avis prend son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;« &#039;&#039;L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&#039;&#039;. »&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc. réhabilités par la suite).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;&#039;&#039;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « doux et humble de cœur » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;&#039;&#039;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie parfois des formules extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Matthieu 3,16-17.webp|thumb|250px|Illustration de Matthieu 3,16-17]]&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;un des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;&#039;&#039;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Le &amp;quot;Verbe&amp;quot; de Dieu est une traduction du grec Logos. L&#039;Ancien Testament utilise le terme &amp;quot;Parole de Dieu&amp;quot; (&#039;&#039;Dabar YHWH&#039;&#039;) que l&#039;on trouve plusieurs fois. Dans les traductions araméennes de la Bible (les Targums), utilisées dans les synagogues au temps de Jésus, on rencontre souvent : Memra = &amp;quot;Parole&amp;quot;. Les rabbins employaient parfois cette expression pour éviter de prononcer directement le Nom divin.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient, dès le commencement, des périphrases pertinentes pour désigner Jésus : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre de Maria Valtorta est en cohérence avec tout cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
#La Vierge Marie a tellement été représentée dans l&#039;art et la littérature qu&#039;on se demande en quoi &amp;quot;&#039;&#039;la description minutieuse des membres de Marie enfant&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt; serait inconvenante. Serait-ce les &amp;quot;&#039;&#039;petites manches courtes qui laissent voir ses avant-bras roses et grassouillets. Avec ses cheveux soyeux de couleur claire comme le miel, pas trop frisés mais ondulant légèrement et qui se terminent en boucles, ses yeux de ciel, son doux visage, un peu rose et souriant, on dirait un petit ange&#039;&#039;...&amp;quot; ? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont décrit similairement la beauté de Marie.&lt;br /&gt;
#De même, en quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;&#039;&#039;sur les joues&#039;&#039;&amp;quot; la mère &amp;quot;&#039;&#039;éprouvée&#039;&#039;&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;[[Baiser#La question du baiser sur la bouche|baiser de paix]]&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
#Il trouve &amp;quot;&#039;&#039;incongru&#039;&#039;&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;&#039;&#039;scènes puériles, maladroites, grotesques&#039;&#039;&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
#La guérison de la Belle de Corozaïn est jugée indécente: à l&#039;identique de Naaman, elle se plonge dans le lac de Tibériade et y laisse sa lèpre et ses haillons, La lecture du simple mot &amp;quot;&#039;&#039;nue&#039;&#039;&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari.. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt; sans intention suggestive. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont repréhensibles. “&#039;&#039;Tout est pur pour le pur&#039;&#039;” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Incongruités===&lt;br /&gt;
#Alberto Vaccari juge que : &amp;quot;&#039;&#039;La science de l’auteure imaginative est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&#039;&#039;&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens: il traduit certaines localisations en termes contemporains plus accessibles&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce qui n&#039;empêche qu&#039;il n&#039;édulcore pas la dénomination historique. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
#Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire &amp;quot;Dieu merci !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===6 - Une révélation privée qui contiendrait des choses fausses, serait fausse===&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari affirme: &amp;quot;&#039;&#039;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&#039;&#039;&amp;quot;. Cette opinion contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique d&#039;aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme d&#039;hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;: caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&lt;br /&gt;
===7 - La résurrection de Lazare ne serait pas conforme===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|250px|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&#039;&#039;&amp;quot;. À l&#039;appui, il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son avis se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). C&#039;est ce que précise Jésus dans Maria Valtorta quand il explique : &amp;quot;&#039;&#039;Que l&#039;on considère en outre que. durant le temps du deuil et de l&#039;impureté (ce n&#039;était pas encore le septième jour après la mort), les sœurs ne sortaient pas de la maison. C&#039;est donc dans l&#039;enceinte de leur propriété qu&#039;est arrivée la rencontre&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. &amp;quot;&#039;&#039;Dans l&#039;Évangile de Jean, comme on le lit désormais depuis des siècles, il est écrit : &amp;quot;Jésus n&#039;était pas encore entré dans le village de Béthanie&amp;quot; (Jean 9,30). Pour prévenir toutes objections possibles, je fais remarquer que entre cette phrase et celle de l&#039;Œuvre, que je rencontrai Marthe à quelques pas du bassin dans le jardin de Lazare, il n&#039;y a pas de contradictions de faits mais seulement de traduction et de description&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est illustré par ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|250px|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte des Proverbes à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse&amp;lt;ref&amp;gt;Les travaux de Dom Guéranger avaient fait l&#039;objet d&#039;une attention particulière de Pie XII: en 1947, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), il notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous les reproduisons car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais si Marie importe à ce degré dans le plan éternel ; &#039;&#039;si, comme son fils, elle est, en un sens, avant toute créature&#039;&#039;, Dieu pouvait-il permettre qu’elle fût sujette à la flétrissure originelle encourue par la race humaine? Sans doute, &#039;&#039;elle ne naîtrait qu’à son tour, ainsi que son fils, dans le temps marqué&#039;&#039; ; mais la grâce détournerait le cours du torrent qui entraîne tous lès hommes, afin qu’elle n’en fût pas même touchée, et qu’elle transmît à son fils qui devait être aussi le Fils de Dieu, l’être humain primitif qui fut créé dans la sainteté et dans la justice. [...] &amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, On comprend aussi ce que veut dire &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père d&#039;autant que Maria Valtorta l&#039;annote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Genese 3,6.webp|thumb|250px|Illustration de Genèse 3,6]]&lt;br /&gt;
Une lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;&#039;&#039;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&#039;&#039;&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;&#039;&#039;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&#039;&#039;&amp;quot; et suffirait &amp;quot;&#039;&#039;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&#039;&#039;&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;&#039;&#039;plutôt extravagante et inexacte&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;&#039;&#039;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu&#039;&#039;”, la luxure spirituelle du “&#039;&#039;pouvoir tout faire” entra en elle&#039;&#039;.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette luxure spirituelle &amp;quot;&#039;&#039;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;&#039;&#039;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
===10 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme=== &lt;br /&gt;
Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;&#039;&#039;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&#039;&#039;&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
===11 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;===&lt;br /&gt;
En [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4,] Jésus discoure sur la nature du Christ selon [https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,28-29]. Il dit, entre autres: &amp;quot;&#039;&#039;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais partie de Lui, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&#039;&#039;&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# &amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
# &amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;&#039;&#039;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration&#039;&#039;.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;&#039;&#039;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27257</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27257"/>
		<updated>2026-05-06T21:19:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : Fin de la refonte de l&amp;#039;article&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Ra pport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
[[File:Avis Alberto Vaccari - Traduction annotee.pdf|thumb|Traduction annotée et documentée de l&#039;avis du Père Alfredo Vaccari du 26 janvier 1949]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari, un jésuite, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes. Il a donc sans doute été soumis aux consulteurs lors de la réunion du [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#14 février 1949 : les consulteurs[1]|14 février 1949]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
À cette époque, le Saint-Office avait déjà statué négativement sur le cas de Maria Valtorta. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;&#039;&#039;l’hystérique&#039;&#039;&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;&#039;&#039;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&#039;&#039;&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur ce que l&#039;on en disait. Cet avis ne fonde donc pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori comme une étape préalable à la condamnation de l&#039;œuvre qu&#039;il envisageait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari justifie le rejet total de l&#039;œuvre, tant comme vie de Jésus romancée que comme révélation privée. Elle vaut &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant cet avis prend son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;« &#039;&#039;L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&#039;&#039;. »&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc. réhabilités par la suite).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;&#039;&#039;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « doux et humble de cœur » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;&#039;&#039;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie parfois des formules extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Matthieu 3,16-17.webp|thumb|250px|Illustration de Matthieu 3,16-17]]&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;un des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;&#039;&#039;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Le &amp;quot;Verbe&amp;quot; de Dieu est une traduction du grec Logos. L&#039;Ancien Testament utilise le terme &amp;quot;Parole de Dieu&amp;quot; (&#039;&#039;Dabar YHWH&#039;&#039;) que l&#039;on trouve plusieurs fois. Dans les traductions araméennes de la Bible (les Targums), utilisées dans les synagogues au temps de Jésus, on rencontre souvent : Memra = &amp;quot;Parole&amp;quot;. Les rabbins employaient parfois cette expression pour éviter de prononcer directement le Nom divin.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient, dès le commencement, des périphrases pertinentes pour désigner Jésus : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre de Maria Valtorta est en cohérence avec tout cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
#La Vierge Marie a tellement été représentée dans l&#039;art et la littérature qu&#039;on se demande en quoi &amp;quot;&#039;&#039;la description minutieuse des membres de Marie enfant&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt; serait inconvenante. Serait-ce les &amp;quot;&#039;&#039;petites manches courtes qui laissent voir ses avant-bras roses et grassouillets. Avec ses cheveux soyeux de couleur claire comme le miel, pas trop frisés mais ondulant légèrement et qui se terminent en boucles, ses yeux de ciel, son doux visage, un peu rose et souriant, on dirait un petit ange&#039;&#039;...&amp;quot; ? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont décrit similairement la beauté de Marie.&lt;br /&gt;
#De même, en quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;&#039;&#039;sur les joues&#039;&#039;&amp;quot; la mère &amp;quot;&#039;&#039;éprouvée&#039;&#039;&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;[[Baiser#La question du baiser sur la bouche|baiser de paix]]&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
#Il trouve &amp;quot;&#039;&#039;incongru&#039;&#039;&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;&#039;&#039;scènes puériles, maladroites, grotesques&#039;&#039;&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
#La guérison de la Belle de Corozaïn est jugée indécente: à l&#039;identique de Naaman, elle se plonge dans le lac de Tibériade et y laisse sa lèpre et ses haillons, La lecture du simple mot &amp;quot;&#039;&#039;nue&#039;&#039;&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari.. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt; sans intention suggestive. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont repréhensibles. “&#039;&#039;Tout est pur pour le pur&#039;&#039;” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Incongruités===&lt;br /&gt;
#Alberto Vaccari juge que : &amp;quot;&#039;&#039;La science de l’auteure imaginative est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&#039;&#039;&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens: il traduit certaines localisations en termes contemporains plus accessibles&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce qui n&#039;empêche qu&#039;il n&#039;édulcore pas la dénomination historique. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
#Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire &amp;quot;Dieu merci !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===6 - Une révélation privée qui contiendrait des choses fausses, serait fausse===&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari affirme: &amp;quot;&#039;&#039;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&#039;&#039;&amp;quot;. Cette opinion contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique d&#039;aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme d&#039;hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;: caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&lt;br /&gt;
===7 - La résurrection de Lazare ne serait pas conforme===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|250px|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&#039;&#039;&amp;quot;. À l&#039;appui, il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son avis se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). C&#039;est ce que précise Jésus dans Maria Valtorta quand il explique : &amp;quot;&#039;&#039;Que l&#039;on considère en outre que. durant le temps du deuil et de l&#039;impureté (ce n&#039;était pas encore le septième jour après la mort), les sœurs ne sortaient pas de la maison. C&#039;est donc dans l&#039;enceinte de leur propriété qu&#039;est arrivée la rencontre&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. &amp;quot;&#039;&#039;Dans l&#039;Évangile de Jean, comme on le lit désormais depuis des siècles, il est écrit : &amp;quot;Jésus n&#039;était pas encore entré dans le village de Béthanie&amp;quot; (Jean 9,30). Pour prévenir toutes objections possibles, je fais remarquer que entre cette phrase et celle de l&#039;Œuvre, que je rencontrai Marthe à quelques pas du bassin dans le jardin de Lazare, il n&#039;y a pas de contradictions de faits mais seulement de traduction et de description&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est illustré par ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|250px|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte des Proverbes à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse&amp;lt;ref&amp;gt;Les travaux de Dom Guéranger avaient fait l&#039;objet d&#039;une attention particulière de Pie XII: en 1947, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), il notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous les reproduisons car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais si Marie importe à ce degré dans le plan éternel ; &#039;&#039;si, comme son fils, elle est, en un sens, avant toute créature&#039;&#039;, Dieu pouvait-il permettre qu’elle fût sujette à la flétrissure originelle encourue par la race humaine? Sans doute, &#039;&#039;elle ne naîtrait qu’à son tour, ainsi que son fils, dans le temps marqué&#039;&#039; ; mais la grâce détournerait le cours du torrent qui entraîne tous lès hommes, afin qu’elle n’en fût pas même touchée, et qu’elle transmît à son fils qui devait être aussi le Fils de Dieu, l’être humain primitif qui fut créé dans la sainteté et dans la justice. [...] &amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, On comprend aussi ce que veut dire &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père d&#039;autant que Maria Valtorta l&#039;annote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Genese 3,6.webp|thumb|250px|Illustration de Genèse 3,6]]&lt;br /&gt;
Une lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;&#039;&#039;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&#039;&#039;&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;&#039;&#039;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&#039;&#039;&amp;quot; et suffirait &amp;quot;&#039;&#039;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&#039;&#039;&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;&#039;&#039;plutôt extravagante et inexacte&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;&#039;&#039;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu&#039;&#039;”, la luxure spirituelle du “&#039;&#039;pouvoir tout faire” entra en elle&#039;&#039;.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette luxure spirituelle &amp;quot;&#039;&#039;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;&#039;&#039;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
===10 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme=== &lt;br /&gt;
Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;&#039;&#039;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&#039;&#039;&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
===11 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu===&lt;br /&gt;
En [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4,] Jésus discoure sur la nature du Christ selon [https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,28-29]. Il dit, entre autres: &amp;quot;&#039;&#039;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais partie de Lui, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&#039;&#039;&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# &amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
# &amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;&#039;&#039;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration&#039;&#039;.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;&#039;&#039;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Fichier:Avis_Alberto_Vaccari_-_Traduction_annotee.pdf&amp;diff=27256</id>
		<title>Fichier:Avis Alberto Vaccari - Traduction annotee.pdf</title>
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		<updated>2026-05-06T21:17:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : Traduction annotée et documentée de l&amp;#039;avis du Père Alfredo Vaccari du 26 janvier 1949&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Traduction annotée et documentée de l&#039;avis du Père Alfredo Vaccari du 26 janvier 1949&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27255</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27255"/>
		<updated>2026-05-06T20:36:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Ra pport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari, un jésuite, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes. Il a donc sans doute été soumis aux consulteurs lors de la réunion du [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#14 février 1949 : les consulteurs[1]|14 février 1949]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
À cette époque, le Saint-Office avait déjà statué négativement sur le cas de Maria Valtorta. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;&#039;&#039;l’hystérique&#039;&#039;&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;&#039;&#039;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&#039;&#039;&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur ce que l&#039;on en disait. Cet avis ne fonde donc pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori comme une étape préalable à la condamnation de l&#039;œuvre qu&#039;il envisageait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari justifie le rejet total de l&#039;œuvre, tant comme vie de Jésus romancée que comme révélation privée. Elle vaut &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant cet avis prend son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;« &#039;&#039;L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&#039;&#039;. »&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc. réhabilités par la suite).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;&#039;&#039;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « doux et humble de cœur » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;&#039;&#039;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie parfois des formules extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Matthieu 3,16-17.webp|thumb|250px|Illustration de Matthieu 3,16-17]]&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;un des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;&#039;&#039;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Le &amp;quot;Verbe&amp;quot; de Dieu est une traduction du grec Logos. L&#039;Ancien Testament utilise le terme &amp;quot;Parole de Dieu&amp;quot; (&#039;&#039;Dabar YHWH&#039;&#039;) que l&#039;on trouve plusieurs fois. Dans les traductions araméennes de la Bible (les Targums), utilisées dans les synagogues au temps de Jésus, on rencontre souvent : Memra = &amp;quot;Parole&amp;quot;. Les rabbins employaient parfois cette expression pour éviter de prononcer directement le Nom divin.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient, dès le commencement, des périphrases pertinentes pour désigner Jésus : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre de Maria Valtorta est en cohérence avec tout cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
#La Vierge Marie a tellement été représentée dans l&#039;art et la littérature qu&#039;on se demande en quoi &amp;quot;&#039;&#039;la description minutieuse des membres de Marie enfant&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt; serait inconvenante. Serait-ce les &amp;quot;&#039;&#039;petites manches courtes qui laissent voir ses avant-bras roses et grassouillets. Avec ses cheveux soyeux de couleur claire comme le miel, pas trop frisés mais ondulant légèrement et qui se terminent en boucles, ses yeux de ciel, son doux visage, un peu rose et souriant, on dirait un petit ange&#039;&#039;...&amp;quot; ? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont décrit similairement la beauté de Marie.&lt;br /&gt;
#De même, en quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;&#039;&#039;sur les joues&#039;&#039;&amp;quot; la mère &amp;quot;&#039;&#039;éprouvée&#039;&#039;&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;[[Baiser#La question du baiser sur la bouche|baiser de paix]]&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
#Il trouve &amp;quot;&#039;&#039;incongru&#039;&#039;&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;&#039;&#039;scènes puériles, maladroites, grotesques&#039;&#039;&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
#La guérison de la Belle de Corozaïn est jugée indécente: à l&#039;identique de Naaman, elle se plonge dans le lac de Tibériade et y laisse sa lèpre et ses haillons, La lecture du simple mot &amp;quot;&#039;&#039;nue&#039;&#039;&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari.. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt; sans intention suggestive. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont repréhensibles. “&#039;&#039;Tout est pur pour le pur&#039;&#039;” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Incongruités===&lt;br /&gt;
#Alberto Vaccari juge que : &amp;quot;&#039;&#039;La science de l’auteure imaginative est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&#039;&#039;&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens: il traduit certaines localisations en termes contemporains plus accessibles&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce qui n&#039;empêche qu&#039;il n&#039;édulcore pas la dénomination historique. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
#Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire &amp;quot;Dieu merci !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===6 - Une révélation privée qui contiendrait des choses fausses, serait fausse===&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari affirme: &amp;quot;&#039;&#039;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&#039;&#039;&amp;quot;. Cette opinion contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique d&#039;aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme d&#039;hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;: caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&lt;br /&gt;
===7 - La résurrection de Lazare ne serait pas conforme===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|250px|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&#039;&#039;&amp;quot;. À l&#039;appui, il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son avis se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). C&#039;est ce que précise Jésus dans Maria Valtorta quand il explique : &amp;quot;&#039;&#039;Que l&#039;on considère en outre que. durant le temps du deuil et de l&#039;impureté (ce n&#039;était pas encore le septième jour après la mort), les sœurs ne sortaient pas de la maison. C&#039;est donc dans l&#039;enceinte de leur propriété qu&#039;est arrivée la rencontre&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. &amp;quot;&#039;&#039;Dans l&#039;Évangile de Jean, comme on le lit désormais depuis des siècles, il est écrit : &amp;quot;Jésus n&#039;était pas encore entré dans le village de Béthanie&amp;quot; (Jean 9,30). Pour prévenir toutes objections possibles, je fais remarquer que entre cette phrase et celle de l&#039;Œuvre, que je rencontrai Marthe à quelques pas du bassin dans le jardin de Lazare, il n&#039;y a pas de contradictions de faits mais seulement de traduction et de description&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est illustré par ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|250px|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte des Proverbes à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse&amp;lt;ref&amp;gt;Les travaux de Dom Guéranger avaient fait l&#039;objet d&#039;une attention particulière de Pie XII: en 1947, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), il notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous les reproduisons car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais si Marie importe à ce degré dans le plan éternel ; &#039;&#039;si, comme son fils, elle est, en un sens, avant toute créature&#039;&#039;, Dieu pouvait-il permettre qu’elle fût sujette à la flétrissure originelle encourue par la race humaine? Sans doute, &#039;&#039;elle ne naîtrait qu’à son tour, ainsi que son fils, dans le temps marqué&#039;&#039; ; mais la grâce détournerait le cours du torrent qui entraîne tous lès hommes, afin qu’elle n’en fût pas même touchée, et qu’elle transmît à son fils qui devait être aussi le Fils de Dieu, l’être humain primitif qui fut créé dans la sainteté et dans la justice. [...] &amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, On comprend aussi ce que veut dire &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père d&#039;autant que Maria Valtorta l&#039;annote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Genese 3,6.webp|thumb|250px|Illustration de Genèse 3,6]]&lt;br /&gt;
Une lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;&#039;&#039;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&#039;&#039;&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;&#039;&#039;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&#039;&#039;&amp;quot; et suffirait &amp;quot;&#039;&#039;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&#039;&#039;&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;&#039;&#039;plutôt extravagante et inexacte&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;&#039;&#039;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu&#039;&#039;”, la luxure spirituelle du “&#039;&#039;pouvoir tout faire” entra en elle&#039;&#039;.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette luxure spirituelle &amp;quot;&#039;&#039;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;&#039;&#039;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
===10 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme=== &lt;br /&gt;
Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;&#039;&#039;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&#039;&#039;&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
===11 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu===&lt;br /&gt;
En [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4,] Jésus discoure sur la nature du Christ selon [https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,28-29]. Il dit, entre autres: &amp;quot;&#039;&#039;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais partie de Lui, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&#039;&#039;&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# &amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
# &amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;&#039;&#039;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration&#039;&#039;.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;&#039;&#039;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles&#039;&#039;.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27254</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
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		<updated>2026-05-06T20:23:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* 10 - Pour un millième d&amp;#039;instant, l&amp;#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Ra pport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari, un jésuite, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes. Il a donc sans doute été soumis aux consulteurs lors de la réunion du [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#14 février 1949 : les consulteurs[1]|14 février 1949]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
À cette époque, le Saint-Office avait déjà statué négativement sur le cas de Maria Valtorta. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;&#039;&#039;l’hystérique&#039;&#039;&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;&#039;&#039;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&#039;&#039;&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur ce que l&#039;on en disait. Cet avis ne fonde donc pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori comme une étape préalable à la condamnation de l&#039;œuvre qu&#039;il envisageait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari justifie le rejet total de l&#039;œuvre, tant comme vie de Jésus romancée que comme révélation privée. Elle vaut &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant cet avis prend son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;« &#039;&#039;L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&#039;&#039;. »&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc. réhabilités par la suite).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;&#039;&#039;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « doux et humble de cœur » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;&#039;&#039;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie parfois des formules extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Matthieu 3,16-17.webp|thumb|250px|Illustration de Matthieu 3,16-17]]&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;un des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;&#039;&#039;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Le &amp;quot;Verbe&amp;quot; de Dieu est une traduction du grec Logos. L&#039;Ancien Testament utilise le terme &amp;quot;Parole de Dieu&amp;quot; (&#039;&#039;Dabar YHWH&#039;&#039;) que l&#039;on trouve plusieurs fois. Dans les traductions araméennes de la Bible (les Targums), utilisées dans les synagogues au temps de Jésus, on rencontre souvent : Memra = &amp;quot;Parole&amp;quot;. Les rabbins employaient parfois cette expression pour éviter de prononcer directement le Nom divin.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient, dès le commencement, des périphrases pertinentes pour désigner Jésus : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre de Maria Valtorta est en cohérence avec tout cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
#La Vierge Marie a tellement été représentée dans l&#039;art et la littérature qu&#039;on se demande en quoi &amp;quot;&#039;&#039;la description minutieuse des membres de Marie enfant&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt; serait inconvenante. Serait-ce les &amp;quot;&#039;&#039;petites manches courtes qui laissent voir ses avant-bras roses et grassouillets. Avec ses cheveux soyeux de couleur claire comme le miel, pas trop frisés mais ondulant légèrement et qui se terminent en boucles, ses yeux de ciel, son doux visage, un peu rose et souriant, on dirait un petit ange&#039;&#039;...&amp;quot; ? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont décrit similairement la beauté de Marie.&lt;br /&gt;
#De même, en quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;&#039;&#039;sur les joues&#039;&#039;&amp;quot; la mère &amp;quot;&#039;&#039;éprouvée&#039;&#039;&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;[[Baiser#La question du baiser sur la bouche|baiser de paix]]&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
#Il trouve &amp;quot;&#039;&#039;incongru&#039;&#039;&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;&#039;&#039;scènes puériles, maladroites, grotesques&#039;&#039;&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
#La guérison de la Belle de Corozaïn est jugée indécente: à l&#039;identique de Naaman, elle se plonge dans le lac de Tibériade et y laisse sa lèpre et ses haillons, La lecture du simple mot &amp;quot;&#039;&#039;nue&#039;&#039;&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari.. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt; sans intention suggestive. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont repréhensibles. “&#039;&#039;Tout est pur pour le pur&#039;&#039;” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Incongruités===&lt;br /&gt;
#Alberto Vaccari juge que : &amp;quot;&#039;&#039;La science de l’auteure imaginative est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&#039;&#039;&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens: il traduit certaines localisations en termes contemporains plus accessibles&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce qui n&#039;empêche qu&#039;il n&#039;édulcore pas la dénomination historique. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
#Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire &amp;quot;Dieu merci !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===6 - Une révélation privée qui contiendrait des choses fausses, serait fausse===&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari affirme: &amp;quot;&#039;&#039;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&#039;&#039;&amp;quot;. Cette opinion contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique d&#039;aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme d&#039;hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;: caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&lt;br /&gt;
===7 - La résurrection de Lazare ne serait pas conforme===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|250px|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&#039;&#039;&amp;quot;. À l&#039;appui, il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son avis se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). C&#039;est ce que précise Jésus dans Maria Valtorta quand il explique : &amp;quot;&#039;&#039;Que l&#039;on considère en outre que. durant le temps du deuil et de l&#039;impureté (ce n&#039;était pas encore le septième jour après la mort), les sœurs ne sortaient pas de la maison. C&#039;est donc dans l&#039;enceinte de leur propriété qu&#039;est arrivée la rencontre&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. &amp;quot;&#039;&#039;Dans l&#039;Évangile de Jean, comme on le lit désormais depuis des siècles, il est écrit : &amp;quot;Jésus n&#039;était pas encore entré dans le village de Béthanie&amp;quot; (Jean 9,30). Pour prévenir toutes objections possibles, je fais remarquer que entre cette phrase et celle de l&#039;Œuvre, que je rencontrai Marthe à quelques pas du bassin dans le jardin de Lazare, il n&#039;y a pas de contradictions de faits mais seulement de traduction et de description&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est illustré par ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|250px|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte des Proverbes à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse&amp;lt;ref&amp;gt;Les travaux de Dom Guéranger avaient fait l&#039;objet d&#039;une attention particulière de Pie XII: en 1947, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), il notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous les reproduisons car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais si Marie importe à ce degré dans le plan éternel ; &#039;&#039;si, comme son fils, elle est, en un sens, avant toute créature&#039;&#039;, Dieu pouvait-il permettre qu’elle fût sujette à la flétrissure originelle encourue par la race humaine? Sans doute, &#039;&#039;elle ne naîtrait qu’à son tour, ainsi que son fils, dans le temps marqué&#039;&#039; ; mais la grâce détournerait le cours du torrent qui entraîne tous lès hommes, afin qu’elle n’en fût pas même touchée, et qu’elle transmît à son fils qui devait être aussi le Fils de Dieu, l’être humain primitif qui fut créé dans la sainteté et dans la justice. [...] &amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, On comprend aussi ce que veut dire &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père d&#039;autant que Maria Valtorta l&#039;annote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Genese 3,6.webp|thumb|250px|Illustration de Genèse 3,6]]&lt;br /&gt;
Une lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;&#039;&#039;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&#039;&#039;&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;&#039;&#039;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&#039;&#039;&amp;quot; et suffirait &amp;quot;&#039;&#039;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&#039;&#039;&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;&#039;&#039;plutôt extravagante et inexacte&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;&#039;&#039;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu&#039;&#039;”, la luxure spirituelle du “&#039;&#039;pouvoir tout faire” entra en elle&#039;&#039;.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette luxure spirituelle &amp;quot;&#039;&#039;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;&#039;&#039;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
===10 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme=== &lt;br /&gt;
Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;&#039;&#039;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&#039;&#039;&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===11 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu===&lt;br /&gt;
En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27253</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27253"/>
		<updated>2026-05-06T20:20:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : Illustration&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Ra pport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari, un jésuite, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes. Il a donc sans doute été soumis aux consulteurs lors de la réunion du [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#14 février 1949 : les consulteurs[1]|14 février 1949]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
À cette époque, le Saint-Office avait déjà statué négativement sur le cas de Maria Valtorta. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;&#039;&#039;l’hystérique&#039;&#039;&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;&#039;&#039;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&#039;&#039;&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur ce que l&#039;on en disait. Cet avis ne fonde donc pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori comme une étape préalable à la condamnation de l&#039;œuvre qu&#039;il envisageait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari justifie le rejet total de l&#039;œuvre, tant comme vie de Jésus romancée que comme révélation privée. Elle vaut &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant cet avis prend son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;« &#039;&#039;L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&#039;&#039;. »&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc. réhabilités par la suite).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;&#039;&#039;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « doux et humble de cœur » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;&#039;&#039;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie parfois des formules extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Matthieu 3,16-17.webp|thumb|250px|Illustration de Matthieu 3,16-17]]&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;un des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;&#039;&#039;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Le &amp;quot;Verbe&amp;quot; de Dieu est une traduction du grec Logos. L&#039;Ancien Testament utilise le terme &amp;quot;Parole de Dieu&amp;quot; (&#039;&#039;Dabar YHWH&#039;&#039;) que l&#039;on trouve plusieurs fois. Dans les traductions araméennes de la Bible (les Targums), utilisées dans les synagogues au temps de Jésus, on rencontre souvent : Memra = &amp;quot;Parole&amp;quot;. Les rabbins employaient parfois cette expression pour éviter de prononcer directement le Nom divin.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient, dès le commencement, des périphrases pertinentes pour désigner Jésus : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre de Maria Valtorta est en cohérence avec tout cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
#La Vierge Marie a tellement été représentée dans l&#039;art et la littérature qu&#039;on se demande en quoi &amp;quot;&#039;&#039;la description minutieuse des membres de Marie enfant&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt; serait inconvenante. Serait-ce les &amp;quot;&#039;&#039;petites manches courtes qui laissent voir ses avant-bras roses et grassouillets. Avec ses cheveux soyeux de couleur claire comme le miel, pas trop frisés mais ondulant légèrement et qui se terminent en boucles, ses yeux de ciel, son doux visage, un peu rose et souriant, on dirait un petit ange&#039;&#039;...&amp;quot; ? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont décrit similairement la beauté de Marie.&lt;br /&gt;
#De même, en quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;&#039;&#039;sur les joues&#039;&#039;&amp;quot; la mère &amp;quot;&#039;&#039;éprouvée&#039;&#039;&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;[[Baiser#La question du baiser sur la bouche|baiser de paix]]&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
#Il trouve &amp;quot;&#039;&#039;incongru&#039;&#039;&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;&#039;&#039;scènes puériles, maladroites, grotesques&#039;&#039;&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
#La guérison de la Belle de Corozaïn est jugée indécente: à l&#039;identique de Naaman, elle se plonge dans le lac de Tibériade et y laisse sa lèpre et ses haillons, La lecture du simple mot &amp;quot;&#039;&#039;nue&#039;&#039;&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari.. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt; sans intention suggestive. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont repréhensibles. “&#039;&#039;Tout est pur pour le pur&#039;&#039;” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Incongruités===&lt;br /&gt;
#Alberto Vaccari juge que : &amp;quot;&#039;&#039;La science de l’auteure imaginative est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&#039;&#039;&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens: il traduit certaines localisations en termes contemporains plus accessibles&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce qui n&#039;empêche qu&#039;il n&#039;édulcore pas la dénomination historique. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
#Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire &amp;quot;Dieu merci !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===6 - Une révélation privée qui contiendrait des choses fausses, serait fausse===&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari affirme: &amp;quot;&#039;&#039;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&#039;&#039;&amp;quot;. Cette opinion contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique d&#039;aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme d&#039;hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;: caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&lt;br /&gt;
===7 - La résurrection de Lazare ne serait pas conforme===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|250px|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&#039;&#039;&amp;quot;. À l&#039;appui, il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son avis se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). C&#039;est ce que précise Jésus dans Maria Valtorta quand il explique : &amp;quot;&#039;&#039;Que l&#039;on considère en outre que. durant le temps du deuil et de l&#039;impureté (ce n&#039;était pas encore le septième jour après la mort), les sœurs ne sortaient pas de la maison. C&#039;est donc dans l&#039;enceinte de leur propriété qu&#039;est arrivée la rencontre&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. &amp;quot;&#039;&#039;Dans l&#039;Évangile de Jean, comme on le lit désormais depuis des siècles, il est écrit : &amp;quot;Jésus n&#039;était pas encore entré dans le village de Béthanie&amp;quot; (Jean 9,30). Pour prévenir toutes objections possibles, je fais remarquer que entre cette phrase et celle de l&#039;Œuvre, que je rencontrai Marthe à quelques pas du bassin dans le jardin de Lazare, il n&#039;y a pas de contradictions de faits mais seulement de traduction et de description&#039;&#039;.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est illustré par ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|250px|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte des Proverbes à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse&amp;lt;ref&amp;gt;Les travaux de Dom Guéranger avaient fait l&#039;objet d&#039;une attention particulière de Pie XII: en 1947, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), il notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous les reproduisons car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais si Marie importe à ce degré dans le plan éternel ; &#039;&#039;si, comme son fils, elle est, en un sens, avant toute créature&#039;&#039;, Dieu pouvait-il permettre qu’elle fût sujette à la flétrissure originelle encourue par la race humaine? Sans doute, &#039;&#039;elle ne naîtrait qu’à son tour, ainsi que son fils, dans le temps marqué&#039;&#039; ; mais la grâce détournerait le cours du torrent qui entraîne tous lès hommes, afin qu’elle n’en fût pas même touchée, et qu’elle transmît à son fils qui devait être aussi le Fils de Dieu, l’être humain primitif qui fut créé dans la sainteté et dans la justice. [...] &amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, On comprend aussi ce que veut dire &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père d&#039;autant que Maria Valtorta l&#039;annote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Genese 3,6.webp|thumb|250px|Illustration de Genèse 3,6]]&lt;br /&gt;
Une lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;&#039;&#039;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&#039;&#039;&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;&#039;&#039;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&#039;&#039;&amp;quot; et suffirait &amp;quot;&#039;&#039;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&#039;&#039;&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;&#039;&#039;plutôt extravagante et inexacte&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;&#039;&#039;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu&#039;&#039;”, la luxure spirituelle du “&#039;&#039;pouvoir tout faire” entra en elle&#039;&#039;.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette luxure spirituelle &amp;quot;&#039;&#039;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;&#039;&#039;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
===10 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme=== &lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===11 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu ===&lt;br /&gt;
En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<updated>2026-05-06T20:17:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : Illustration de Genèse 3,6&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Illustration de Genèse 3,6&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27251</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27251"/>
		<updated>2026-05-06T19:20:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Ra pport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari, un jésuite, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes. Il a donc sans doute été soumis aux consulteurs lors de la réunion du [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#14 février 1949 : les consulteurs[1]|14 février 1949]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
À cette époque, le Saint-Office avait déjà statué négativement sur le cas de Maria Valtorta. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;&#039;&#039;l’hystérique&#039;&#039;&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;&#039;&#039;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&#039;&#039;&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur ce que l&#039;on en disait. Cet avis ne fonde donc pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori comme une étape préalable à la condamnation de l&#039;œuvre qu&#039;il envisageait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari justifie le rejet total de l&#039;œuvre, tant comme vie de Jésus romancée que comme révélation privée. Elle vaut &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant cet avis prend son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;&#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;« &#039;&#039;L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&#039;&#039;. »&#039;&#039;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc. réhabilités par la suite).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;&#039;&#039;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « doux et humble de cœur » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;&#039;&#039;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie parfois des formules extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Matthieu 3,16-17.webp|thumb|250px|Illustration de Matthieu 3,16-17]]&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;un des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;&#039;&#039;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Le &amp;quot;Verbe&amp;quot; de Dieu est une traduction du grec Logos. L&#039;Ancien Testament utilise le terme &amp;quot;Parole de Dieu&amp;quot; (&#039;&#039;Dabar YHWH&#039;&#039;) que l&#039;on trouve plusieurs fois. Dans les traductions araméennes de la Bible (les Targums), utilisées dans les synagogues au temps de Jésus, on rencontre souvent : Memra = &amp;quot;Parole&amp;quot;. Les rabbins employaient parfois cette expression pour éviter de prononcer directement le Nom divin.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&#039;&#039;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient, dès le commencement, des périphrases pertinentes pour désigner Jésus : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;œuvre de Maria Valtorta est en cohérence avec tout cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
#La Vierge Marie a tellement été représentée dans l&#039;art et la littérature qu&#039;on se demande en quoi &amp;quot;&#039;&#039;la description minutieuse des membres de Marie enfant&#039;&#039;&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt; serait inconvenante. Serait-ce les &amp;quot;&#039;&#039;petites manches courtes qui laissent voir ses avant-bras roses et grassouillets. Avec ses cheveux soyeux de couleur claire comme le miel, pas trop frisés mais ondulant légèrement et qui se terminent en boucles, ses yeux de ciel, son doux visage, un peu rose et souriant, on dirait un petit ange&#039;&#039;...&amp;quot; ? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont décrit similairement la beauté de Marie.&lt;br /&gt;
#De même, en quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;&#039;&#039;sur les joues&#039;&#039;&amp;quot; la mère &amp;quot;&#039;&#039;éprouvée&#039;&#039;&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;[[Baiser#La question du baiser sur la bouche|baiser de paix]]&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
#Il trouve &amp;quot;&#039;&#039;incongru&#039;&#039;&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;&#039;&#039;scènes puériles, maladroites, grotesques&#039;&#039;&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
#La guérison de la Belle de Corozaïn est jugée indécente: à l&#039;identique de Naaman, elle se plonge dans le lac de Tibériade et y laisse sa lèpre et ses haillons, La lecture du simple mot &amp;quot;&#039;&#039;nue&#039;&#039;&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari.. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt; sans intention suggestive. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont repréhensibles. “&#039;&#039;Tout est pur pour le pur&#039;&#039;” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Incongruités===&lt;br /&gt;
#Alberto Vaccari juge que : &amp;quot;&#039;&#039;La science de l’auteure imaginative est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&#039;&#039;&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens: il traduit certaines localisations en termes contemporains plus accessibles&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce qui n&#039;empêche qu&#039;il n&#039;édulcore pas la dénomination historique. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
#Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire &amp;quot;Dieu merci !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===6 - Une révélation privée qui contiendrait des choses fausses, serait fausse===&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari affirme: &amp;quot;&#039;&#039;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&#039;&#039;&amp;quot;. Cette opinion contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique d&#039;aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme d&#039;hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&lt;br /&gt;
===7 - La résurrection de Lazare ne serait pas conforme===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|250px|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui, il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Cet avis se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). C&#039;est ce que précise Jésus dans Maria Valtorta quand il explique : &amp;quot;Que l&#039;on considère en outre que. durant le temps du deuil et de l&#039;impureté (ce n&#039;était pas encore le septième jour après la mort), les sœurs ne sortaient pas de la maison. C&#039;est donc dans l&#039;enceinte de leur propriété qu&#039;est arrivée la rencontre.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. &amp;quot;&amp;quot;Dans l&#039;Évangile de Jean, comme on le lit désormais depuis des siècles, il est écrit : &amp;quot;Jésus n&#039;était pas encore entré dans le village de Béthanie&amp;quot; (Jean 9,30). Pour prévenir toutes objections possibles, je fais remarquer que entre cette phrase et celle de l&#039;Œuvre, que je rencontrai Marthe à quelques pas du bassin dans le jardin de Lazare, il n&#039;y a pas de contradictions de faits mais seulement de traduction et de description.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est illustré par ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|250px|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
===10 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme=== &lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===11 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu ===&lt;br /&gt;
En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27249</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27249"/>
		<updated>2026-05-06T12:39:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* 5 - Condescendances */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&#039;&#039;« L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service. »&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « &#039;&#039;doux et humble de cœur&#039;&#039; » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Matthieu 3,16-17.webp|thumb|250px|Illustration de Matthieu 3,16-17]]&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient, dès le commencement, des périphrases pertinentes pour désigner Jésus : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;oeuvre de Maria Valtorta est en cohérence avec tout cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
#La Vierge Marie a tellement été représentée dans l&#039;art et la littérature qu&#039;on se demande en quoi &amp;quot;la description minutieuse des membres de Marie enfant&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt; serait inconvenante. Serait-ce les &amp;quot;petites manches courtes qui laissent voir ses avant-bras roses et grassouillets. Avec ses cheveux soyeux de couleur claire comme le miel, pas trop frisés mais ondulant légèrement et qui se terminent en boucles, ses yeux de ciel, son doux visage, un peu rose et souriant, on dirait un petit ange...&amp;quot; ? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont décrit de même la beauté de Marie.&lt;br /&gt;
#De même, en quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;[[Baiser#La question du baiser sur la bouche|baiser de paix]]&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
#Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
#La guérison de la Belle de Corozaïn est jugée indécente: à l&#039;identique de Naaman, elle se plonge dans le lac de Tibériade et y laisse sa lèpre et ses haillons, La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari.. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont repréhensibles. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Incongruités===&lt;br /&gt;
#Alberto Vaccari traite avec hauteur les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
#Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire &amp;quot;Dieu merci !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===6 - Une révélation privée qui contiendrait des choses fausses, serait fausse===&lt;br /&gt;
L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&lt;br /&gt;
===7 - La résurrection de Lazare ne serait pas conforme===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|250px|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui, il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Cet avis se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). C&#039;est ce que précise Jésus dans Maria Valtorta quand il explique : &amp;quot;Que l&#039;on considère en outre que. durant le temps du deuil et de l&#039;impureté (ce n&#039;était pas encore le septième jour après la mort), les sœurs ne sortaient pas de la maison. C&#039;est donc dans l&#039;enceinte de leur propriété qu&#039;est arrivée la rencontre.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. &amp;quot;&amp;quot;Dans l&#039;Évangile de Jean, comme on le lit désormais depuis des siècles, il est écrit : &amp;quot;Jésus n&#039;était pas encore entré dans le village de Béthanie&amp;quot; (Jean 9,30). Pour prévenir toutes objections possibles, je fais remarquer que entre cette phrase et celle de l&#039;Œuvre, que je rencontrai Marthe à quelques pas du bassin dans le jardin de Lazare, il n&#039;y a pas de contradictions de faits mais seulement de traduction et de description.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est illustré par ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|250px|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
===10 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme=== &lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===11 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu ===&lt;br /&gt;
En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27246</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27246"/>
		<updated>2026-05-05T20:02:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* 7 - La résurrection de Lazare */ suite de la refonte&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&#039;&#039;« L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service. »&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « &#039;&#039;doux et humble de cœur&#039;&#039; » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Matthieu 3,16-17.webp|thumb|250px|Illustration de Matthieu 3,16-17]]&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient, dès le commencement, des périphrases pertinentes pour désigner Jésus : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;oeuvre de Maria Valtorta est en cohérence avec tout cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
#La Vierge Marie a tellement été représentée dans l&#039;art et la littérature qu&#039;on se demande en quoi &amp;quot;la description minutieuse des membres de Marie enfant&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt; serait inconvenante. Serait-ce les &amp;quot;petites manches courtes qui laissent voir ses avant-bras roses et grassouillets. Avec ses cheveux soyeux de couleur claire comme le miel, pas trop frisés mais ondulant légèrement et qui se terminent en boucles, ses yeux de ciel, son doux visage, un peu rose et souriant, on dirait un petit ange...&amp;quot; ? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont décrit de même la beauté de Marie.&lt;br /&gt;
#De même, en quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;[[Baiser#La question du baiser sur la bouche|baiser de paix]]&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
#Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
#La guérison de la Belle de Corozaïn est jugée indécente: à l&#039;identique de Naaman, elle se plonge dans le lac de Tibériade et y laisse sa lèpre et ses haillons, La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari.. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont repréhensibles. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Condescendances===&lt;br /&gt;
#Alberto Vaccari traite avec hauteur les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
#Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire &amp;quot;Dieu merci !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===6 - Une révélation privée qui contiendrait des choses fausses, serait fausse===&lt;br /&gt;
L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&lt;br /&gt;
===7 - La résurrection de Lazare ne serait pas conforme===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|250px|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui, il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
Cet avis se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). C&#039;est ce que précise Jésus dans Maria Valtorta quand il explique : &amp;quot;Que l&#039;on considère en outre que. durant le temps du deuil et de l&#039;impureté (ce n&#039;était pas encore le septième jour après la mort), les sœurs ne sortaient pas de la maison. C&#039;est donc dans l&#039;enceinte de leur propriété qu&#039;est arrivée la rencontre.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. &amp;quot;&amp;quot;Dans l&#039;Évangile de Jean, comme on le lit désormais depuis des siècles, il est écrit : &amp;quot;Jésus n&#039;était pas encore entré dans le village de Béthanie&amp;quot; (Jean 9,30). Pour prévenir toutes objections possibles, je fais remarquer que entre cette phrase et celle de l&#039;Œuvre, que je rencontrai Marthe à quelques pas du bassin dans le jardin de Lazare, il n&#039;y a pas de contradictions de faits mais seulement de traduction et de description.&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est illustré par ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|250px|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
===10 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme=== &lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===11 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu ===&lt;br /&gt;
En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27245</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27245"/>
		<updated>2026-05-05T19:36:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : Refonte de l&amp;#039;article&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&#039;&#039;« L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service. »&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « &#039;&#039;doux et humble de cœur&#039;&#039; » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
[[File:ChatGPT Matthieu 3,16-17.webp|thumb|250px|Illustration de Matthieu 3,16-17]]&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient dès le commencement, à l&#039;encontre de Jésus, des périphrases pertinentes : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;oeuvre de Maria Valtorta est en cohérence avec tout cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
#La Vierge Marie a tellement été représentée dans l&#039;art et la littérature qu&#039;on se demande en quoi &amp;quot;la description minutieuse des membres de Marie enfant&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt; serait inconvenante. Serait-ce les &amp;quot;petites manches courtes qui laissent voir ses avant-bras roses et grassouillets. Avec ses cheveux soyeux de couleur claire comme le miel, pas trop frisés mais ondulant légèrement et qui se terminent en boucles, ses yeux de ciel, son doux visage, un peu rose et souriant, on dirait un petit ange...&amp;quot; ? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont décrit de même la beauté de Marie.&lt;br /&gt;
#De même, en quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;[[Baiser#La question du baiser sur la bouche|baiser de paix]]&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
#Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
#La guérison de la Belle de Corozaïn est jugée indécente: à l&#039;identique de Naaman, elle se plonge dans le lac de Tibériade et y laisse sa lèpre et ses haillons, La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari.. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont repréhensibles. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Condescendances===&lt;br /&gt;
#Alberto Vaccari traite avec hauteur les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire &amp;quot;Dieu merci !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 6 - Une révélation privée qui contiendrait des choses fausses, serait fausse ===&lt;br /&gt;
L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&lt;br /&gt;
=== 7 - La résurrection de Lazare===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|250px|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui.il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Cette charge (&amp;quot;audacieuse prétention... fantaisies&amp;quot;) se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : &lt;br /&gt;
::Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). &lt;br /&gt;
::D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. Ceci est parfaitement illustrée dans ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|250px|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
::La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*&amp;quot;De tous les autres hommes, de toute âme humaine, la préexistence semble se réduire à &amp;quot;un millième d’instant&amp;quot; ; &amp;quot;en effet, nous lisons qu&#039;elle (l&#039;âme) sort parfaite de la pensée divine et qu&#039;à l&#039;instant de sa création elle est égale, pour un millième d&#039;instant, à celle du premier homme (c&#039;est-à-dire sans tache de péché, dans la justice originelle) : perfection qui comprend la vérité comme un don gratuit&amp;quot; (page 1574)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#CEV29009 EMV 290.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;,  d&#039;où il arrive que, quand un homme comprend une vérité, il ne fait rien d&#039;autre que se souvenir de ce qu&#039;en ce millième d&#039;instant il avait vu en Dieu. Le ministère angélique jette la lumière sur ses souvenirs et le tentateur jette les ténèbres (page citée). Pure fantaisie, erreur réfutée en philosophie !&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessous la réponse à l&#039;objection: &amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Des expressions incorrectes en théologie, voire proprement hérétiques, sont : &amp;quot;Parole du Père, Partie de Dieu&amp;quot; (Jésus dit de lui-même, page 244)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4]. Voir ci-dessous, dans les points relevés, &amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
*Marie peut être appelée la seconde née du Père (page 1)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512 EMV 5.12]. Voir ci-dessous: &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
* maladroites (c&#039;est le moins qu&#039;on puisse dire) sont : Marie, qui manifeste &amp;quot;la joie d&#039;avoir rendu Dieu heureux&amp;quot; (page 70) et qui voudrait pécher pour être aimée de Dieu qui devient Sauveur (page 32)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n&#039;y a rien de maladroit dans cette expression. Un tel &amp;quot;oxymore&amp;quot; se retrouve dans l&#039;Exultet de la nuit de Pâques: &amp;quot;Bienheureuse Faute qui nous valut un tel Sauveur !&amp;quot; et saint Paul n&#039;hésite pas à dire : &amp;quot;Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Rm/9 Romains 9,3]).&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &amp;quot;celui qui aime mérite tout de Dieu&amp;quot; (p. 281 à la fin) ;&lt;br /&gt;
*« Le Verbe est venu sur terre. Il s’est donc séparé du Père et du Saint-Esprit. Il est venu pour travailler sur terre. « Au ciel, les deux autres contemplèrent les œuvres de la Parole » (page 1070 ; et ce sont là des paroles mises dans la bouche de Jésus !)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-069.htm#CEV20709 EMV 207.9]. Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de &#039;&#039;nier l’union hypostatique&#039;&#039; (= union des deux natures, divine et humaine) &#039;&#039;par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites&#039;&#039;. Voir l&#039;article sur l&#039;[[Union hypostatique]] qui comporte 36 extraits de l&#039;œuvre de Maria Valtorta sur ce sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
*De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&lt;br /&gt;
Cependant, ce que j’ai lu me semble plus que suffisant pour formuler le jugement défavorable que j’ai motivé ci-dessus. Je ne m&#039;étendrai donc pas sur les interprétations fausses ou inexactes de divers passages ou livres de l&#039;Écriture Sainte, qui y sont plus fréquentes, mais aussi de moindre conséquence. Ceci s&#039;applique cependant aux passages ou aux livres de la Bible qui reviennent parfois dans les longs dialogues des &amp;quot;visions&amp;quot; ou dans les &amp;quot;dictées&amp;quot;. Par respect pour les Saints Évangiles, auxquels cet ouvrage se réfère continuellement par sa nature même, je crois devoir exprimer ici, à la fin, de manière encore plus explicite, le jugement qui se dégage déjà de ce que j&#039;ai dit plus haut: comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, 26 janvier 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père Alberto VACCARI, Société de Jésus.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 10 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme===&lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 11 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu ===&lt;br /&gt;
En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Fichier:ChatGPT_Matthieu_3,16-17.webp&amp;diff=27244</id>
		<title>Fichier:ChatGPT Matthieu 3,16-17.webp</title>
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		<updated>2026-05-05T19:30:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : Illustration de Matthieu 3,16-17&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Illustration de Matthieu 3,16-17&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27242</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27242"/>
		<updated>2026-05-05T13:34:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&#039;&#039;« L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service. »&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « &#039;&#039;doux et humble de cœur&#039;&#039; » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient dès le commencement, à l&#039;encontre de Jésus, des périphrases pertinentes : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;oeuvre de Maria Valtorta est en cohérence avec tout cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
*En quoi la description de la jeune Marie&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, que voit Maria Valtorta, est-elle inconvenante? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont fait de même.&lt;br /&gt;
*En quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;baiser de paix&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
*Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
*La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari comme on le constatait souvent chez [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|Giovanni Pepe]]. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont choquantes et inquiétantes. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Condescendances===&lt;br /&gt;
*Alberto Vaccari traite avec condescendance les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire Dieu merci !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 6 - Une révélation privée qui contient des choses fausses, est fausse ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;nowiki&amp;gt;*&amp;lt;/nowiki&amp;gt;L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Affirmé à la page 3249 et suivants (parmi les &amp;quot;visions&amp;quot;) un fait topographique vraiment contraire à l&#039;affirmation explicite de l&#039;Évangile ([https://www.aelf.org/bible/Jn/11 Jean 11,30]) a une explication ou une défense mesquine et insipide faite par Jésus lui-même (page 3263&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;). Dans Valtorta, Jésus rentre dans le jardin de Lazare et les pharisiens assistent aux dialogues entre Jésus et Marthe, alors que dans l’Évangile, Jésus ne rentre pas dans le village où est situé la propriété de Lazare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sur la page 19&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00508 EMV 5.8].&amp;lt;/ref&amp;gt;, citons les paroles de Proverbes 8,22-30, &amp;quot;Jésus dit... (aux hommes. Vous les avez appliqués à la Sagesse, mais ces versets parlent d&#039;Elle, la Belle Mère, la Sainte Mère&amp;quot; ; en bonne exégèse (et surtout dans le sens de l&#039;Église) il fallait dire exactement le contraire : ces versets parlent de la Sagesse et s’appliquent à Marie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;Voir ci-dessous les commentaires sur les points particuliers relevés.&amp;lt;/ref&amp;gt;.à01&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Surtout il est répréhensible que dans deux &amp;quot;dictées&amp;quot; l&#039;une après l&#039;autre, la première de Marie, la seconde de Jésus (pp. 69-73 et 73-74) on veuille expliquer en profondeur et défendre l&#039;opinion (qui apparaît aussi ailleurs, par exemple page 346) selon laquelle le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu ; opinion qui n&#039;est pas nouvelle, mais déjà connue de saint Augustin qui la qualifiait de « ridicule » (Commentaire sur la Genèse, livre 11, chapitre 41 à la fin), revenu aujourd&#039;hui à la mode dans certains milieux à cause de cette démangeaison qu&#039;excite, surtout chez les jeunes, tout ce qui touche au sixième commandement du Décalogue [« tu ne seras pas adultère »]. Mais il est possible d’affirmer sans l’ombre d’une hésitation que : 1° cela n’a aucun fondement solide dans le récit biblique Genèse chap. 2-3 ; 2° En effet, [cette idée que le péché originel serait l’acte conjugal] est directement contraire à la fois à l&#039;ordre donné par Dieu aux premiers hommes dans le premier récit de la création (Genèse 1, 28 : soyez féconds, multipliez-vous) et comme le proclame la présentation de la première femme au premier homme (Genèse 2, 32-34), dans laquelle Jésus lui-même relève l&#039;institution divine du mariage dans sa forme la plus pure et la plus sacrée (Matthieu 19, 4-6) ; 3° supposer un ordre temporaire de continence, c&#039;est-à-dire la suspension ou l&#039;ajournement de l&#039;ordre divin &amp;quot;croissez et multipliez-vous&amp;quot;, comme sont forcés de le faire les partisans de cette opinion, est pur arbitraire, pure fantaisie, c&#039;est vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas ; et il n’est pas licite de faire une chose pareille&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela suffit à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable. Ajoutons qu’ici et là des doctrines erronées en théologie sont enseignées ou suggérées, dignes d’une censure plus ou moins grave.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Ainsi la préexistence des âmes. De la Bienheureuse Vierge Marie, il est dit avec une grande clarté qu&#039;elle fut créée &amp;quot;seulement esprit&amp;quot; avant le commencement des temps&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512 EMV 5.12]. Voir ci-dessous: &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; (page 22) et qu&#039;alors, conçue et née sur terre, dans son esprit &amp;quot;elle revit ce que son esprit avait vu en Dieu avant d&#039;être conçue&amp;quot; (page 47).&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 7 - La résurrection de Lazare===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui.il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Cette charge (&amp;quot;audacieuse prétention... fantaisies&amp;quot;) se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. Ceci est parfaitement illustrée dans ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
::La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*&amp;quot;De tous les autres hommes, de toute âme humaine, la préexistence semble se réduire à &amp;quot;un millième d’instant&amp;quot; ; &amp;quot;en effet, nous lisons qu&#039;elle (l&#039;âme) sort parfaite de la pensée divine et qu&#039;à l&#039;instant de sa création elle est égale, pour un millième d&#039;instant, à celle du premier homme (c&#039;est-à-dire sans tache de péché, dans la justice originelle) : perfection qui comprend la vérité comme un don gratuit&amp;quot; (page 1574)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#CEV29009 EMV 290.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;,  d&#039;où il arrive que, quand un homme comprend une vérité, il ne fait rien d&#039;autre que se souvenir de ce qu&#039;en ce millième d&#039;instant il avait vu en Dieu. Le ministère angélique jette la lumière sur ses souvenirs et le tentateur jette les ténèbres (page citée). Pure fantaisie, erreur réfutée en philosophie !&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessous la réponse à l&#039;objection: &amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Des expressions incorrectes en théologie, voire proprement hérétiques, sont : &amp;quot;Parole du Père, Partie de Dieu&amp;quot; (Jésus dit de lui-même, page 244)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4]. Voir ci-dessous, dans les points relevés, &amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
*Marie peut être appelée la seconde née du Père (page 1)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
* maladroites (c&#039;est le moins qu&#039;on puisse dire) sont : Marie, qui manifeste &amp;quot;la joie d&#039;avoir rendu Dieu heureux&amp;quot; (page 70) et qui voudrait pécher pour être aimée de Dieu qui devient Sauveur (page 32)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n&#039;y a rien de maladroit dans cette expression. Un tel &amp;quot;oxymore&amp;quot; se retrouve dans l&#039;Exultet de la nuit de Pâques: &amp;quot;Bienheureuse Faute qui nous valut un tel Sauveur !&amp;quot; et saint Paul n&#039;hésite pas à dire : &amp;quot;Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Rm/9 Romains 9,3]).&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &amp;quot;celui qui aime mérite tout de Dieu&amp;quot; (p. 281 à la fin) ;&lt;br /&gt;
*« Le Verbe est venu sur terre. Il s’est donc séparé du Père et du Saint-Esprit. Il est venu pour travailler sur terre. « Au ciel, les deux autres contemplèrent les œuvres de la Parole » (page 1070 ; et ce sont là des paroles mises dans la bouche de Jésus !)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-069.htm#CEV20709 EMV 207.9]. Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de &#039;&#039;nier l’union hypostatique&#039;&#039; (= union des deux natures, divine et humaine) &#039;&#039;par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites&#039;&#039;. Voir l&#039;article sur l&#039;[[Union hypostatique]] qui comporte 36 extraits de l&#039;œuvre de Maria Valtorta sur ce sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
*De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&lt;br /&gt;
Cependant, ce que j’ai lu me semble plus que suffisant pour formuler le jugement défavorable que j’ai motivé ci-dessus. Je ne m&#039;étendrai donc pas sur les interprétations fausses ou inexactes de divers passages ou livres de l&#039;Écriture Sainte, qui y sont plus fréquentes, mais aussi de moindre conséquence. Ceci s&#039;applique cependant aux passages ou aux livres de la Bible qui reviennent parfois dans les longs dialogues des &amp;quot;visions&amp;quot; ou dans les &amp;quot;dictées&amp;quot;. Par respect pour les Saints Évangiles, auxquels cet ouvrage se réfère continuellement par sa nature même, je crois devoir exprimer ici, à la fin, de manière encore plus explicite, le jugement qui se dégage déjà de ce que j&#039;ai dit plus haut: comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, 26 janvier 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père Alberto VACCARI, Société de Jésus.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 10 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme===&lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 11 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu ===&lt;br /&gt;
En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27241</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27241"/>
		<updated>2026-05-05T13:23:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&#039;&#039;« L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service. »&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « &#039;&#039;doux et humble de cœur&#039;&#039; » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient dès le commencement, à l&#039;encontre de Jésus, des périphrases pertinentes : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;oeuvre de Maria Valtorta est en cohérence avec tout cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
*En quoi la description de la jeune Marie&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, que voit Maria Valtorta, est-elle inconvenante? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont fait de même.&lt;br /&gt;
*En quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;baiser de paix&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
*Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
*La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari comme on le constatait souvent chez [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|Giovanni Pepe]]. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont choquantes et inquiétantes. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Condescendances===&lt;br /&gt;
*Alberto Vaccari traite avec condescendance les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire Dieu merci !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 6 - Une révélation privée qui contient des choses fausses, est fausse ===*L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Affirmé à la page 3249 et suivants (parmi les &amp;quot;visions&amp;quot;) un fait topographique vraiment contraire à l&#039;affirmation explicite de l&#039;Évangile ([https://www.aelf.org/bible/Jn/11 Jean 11,30]) a une explication ou une défense mesquine et insipide faite par Jésus lui-même (page 3263&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;). Dans Valtorta, Jésus rentre dans le jardin de Lazare et les pharisiens assistent aux dialogues entre Jésus et Marthe, alors que dans l’Évangile, Jésus ne rentre pas dans le village où est situé la propriété de Lazare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sur la page 19&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00508 EMV 5.8].&amp;lt;/ref&amp;gt;, citons les paroles de Proverbes 8,22-30, &amp;quot;Jésus dit... (aux hommes. Vous les avez appliqués à la Sagesse, mais ces versets parlent d&#039;Elle, la Belle Mère, la Sainte Mère&amp;quot; ; en bonne exégèse (et surtout dans le sens de l&#039;Église) il fallait dire exactement le contraire : ces versets parlent de la Sagesse et s’appliquent à Marie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;Voir ci-dessous les commentaires sur les points particuliers relevés.&amp;lt;/ref&amp;gt;.à01&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Surtout il est répréhensible que dans deux &amp;quot;dictées&amp;quot; l&#039;une après l&#039;autre, la première de Marie, la seconde de Jésus (pp. 69-73 et 73-74) on veuille expliquer en profondeur et défendre l&#039;opinion (qui apparaît aussi ailleurs, par exemple page 346) selon laquelle le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu ; opinion qui n&#039;est pas nouvelle, mais déjà connue de saint Augustin qui la qualifiait de « ridicule » (Commentaire sur la Genèse, livre 11, chapitre 41 à la fin), revenu aujourd&#039;hui à la mode dans certains milieux à cause de cette démangeaison qu&#039;excite, surtout chez les jeunes, tout ce qui touche au sixième commandement du Décalogue [« tu ne seras pas adultère »]. Mais il est possible d’affirmer sans l’ombre d’une hésitation que : 1° cela n’a aucun fondement solide dans le récit biblique Genèse chap. 2-3 ; 2° En effet, [cette idée que le péché originel serait l’acte conjugal] est directement contraire à la fois à l&#039;ordre donné par Dieu aux premiers hommes dans le premier récit de la création (Genèse 1, 28 : soyez féconds, multipliez-vous) et comme le proclame la présentation de la première femme au premier homme (Genèse 2, 32-34), dans laquelle Jésus lui-même relève l&#039;institution divine du mariage dans sa forme la plus pure et la plus sacrée (Matthieu 19, 4-6) ; 3° supposer un ordre temporaire de continence, c&#039;est-à-dire la suspension ou l&#039;ajournement de l&#039;ordre divin &amp;quot;croissez et multipliez-vous&amp;quot;, comme sont forcés de le faire les partisans de cette opinion, est pur arbitraire, pure fantaisie, c&#039;est vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas ; et il n’est pas licite de faire une chose pareille&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela suffit à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable. Ajoutons qu’ici et là des doctrines erronées en théologie sont enseignées ou suggérées, dignes d’une censure plus ou moins grave.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Ainsi la préexistence des âmes. De la Bienheureuse Vierge Marie, il est dit avec une grande clarté qu&#039;elle fut créée &amp;quot;seulement esprit&amp;quot; avant le commencement des temps&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512 EMV 5.12]. Voir ci-dessous: &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; (page 22) et qu&#039;alors, conçue et née sur terre, dans son esprit &amp;quot;elle revit ce que son esprit avait vu en Dieu avant d&#039;être conçue&amp;quot; (page 47).&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 7 - La résurrection de Lazare===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui.il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Cette charge (&amp;quot;audacieuse prétention... fantaisies&amp;quot;) se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. Ceci est parfaitement illustrée dans ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
::La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*&amp;quot;De tous les autres hommes, de toute âme humaine, la préexistence semble se réduire à &amp;quot;un millième d’instant&amp;quot; ; &amp;quot;en effet, nous lisons qu&#039;elle (l&#039;âme) sort parfaite de la pensée divine et qu&#039;à l&#039;instant de sa création elle est égale, pour un millième d&#039;instant, à celle du premier homme (c&#039;est-à-dire sans tache de péché, dans la justice originelle) : perfection qui comprend la vérité comme un don gratuit&amp;quot; (page 1574)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#CEV29009 EMV 290.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;,  d&#039;où il arrive que, quand un homme comprend une vérité, il ne fait rien d&#039;autre que se souvenir de ce qu&#039;en ce millième d&#039;instant il avait vu en Dieu. Le ministère angélique jette la lumière sur ses souvenirs et le tentateur jette les ténèbres (page citée). Pure fantaisie, erreur réfutée en philosophie !&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessous la réponse à l&#039;objection: &amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Des expressions incorrectes en théologie, voire proprement hérétiques, sont : &amp;quot;Parole du Père, Partie de Dieu&amp;quot; (Jésus dit de lui-même, page 244)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4]. Voir ci-dessous, dans les points relevés, &amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
*Marie peut être appelée la seconde née du Père (page 1)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
* maladroites (c&#039;est le moins qu&#039;on puisse dire) sont : Marie, qui manifeste &amp;quot;la joie d&#039;avoir rendu Dieu heureux&amp;quot; (page 70) et qui voudrait pécher pour être aimée de Dieu qui devient Sauveur (page 32)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n&#039;y a rien de maladroit dans cette expression. Un tel &amp;quot;oxymore&amp;quot; se retrouve dans l&#039;Exultet de la nuit de Pâques: &amp;quot;Bienheureuse Faute qui nous valut un tel Sauveur !&amp;quot; et saint Paul n&#039;hésite pas à dire : &amp;quot;Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Rm/9 Romains 9,3]).&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &amp;quot;celui qui aime mérite tout de Dieu&amp;quot; (p. 281 à la fin) ;&lt;br /&gt;
*« Le Verbe est venu sur terre. Il s’est donc séparé du Père et du Saint-Esprit. Il est venu pour travailler sur terre. « Au ciel, les deux autres contemplèrent les œuvres de la Parole » (page 1070 ; et ce sont là des paroles mises dans la bouche de Jésus !)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-069.htm#CEV20709 EMV 207.9]. Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de &#039;&#039;nier l’union hypostatique&#039;&#039; (= union des deux natures, divine et humaine) &#039;&#039;par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites&#039;&#039;. Voir l&#039;article sur l&#039;[[Union hypostatique]] qui comporte 36 extraits de l&#039;œuvre de Maria Valtorta sur ce sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
*De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&lt;br /&gt;
Cependant, ce que j’ai lu me semble plus que suffisant pour formuler le jugement défavorable que j’ai motivé ci-dessus. Je ne m&#039;étendrai donc pas sur les interprétations fausses ou inexactes de divers passages ou livres de l&#039;Écriture Sainte, qui y sont plus fréquentes, mais aussi de moindre conséquence. Ceci s&#039;applique cependant aux passages ou aux livres de la Bible qui reviennent parfois dans les longs dialogues des &amp;quot;visions&amp;quot; ou dans les &amp;quot;dictées&amp;quot;. Par respect pour les Saints Évangiles, auxquels cet ouvrage se réfère continuellement par sa nature même, je crois devoir exprimer ici, à la fin, de manière encore plus explicite, le jugement qui se dégage déjà de ce que j&#039;ai dit plus haut: comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, 26 janvier 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père Alberto VACCARI, Société de Jésus.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 11 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme===&lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 12 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot; ===::En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27240</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27240"/>
		<updated>2026-05-05T13:20:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&#039;&#039;« L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service. »&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « &#039;&#039;doux et humble de cœur&#039;&#039; » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette option exégétique, en vogue à l&#039;époque, oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, au tout début de la vie publique. Sans compter les apôtres qui emploient dès le commencement, à l&#039;encontre de Jésus, des périphrases pertinentes : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4 - Inconvenances diverses===&lt;br /&gt;
*En quoi la description de la jeune Marie&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, que voit Maria Valtorta, est-elle inconvenante? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont fait de même.&lt;br /&gt;
*En quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;baiser de paix&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
*Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
*La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari comme on le constatait souvent chez [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|Giovanni Pepe]]. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont choquantes et inquiétantes. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5 - Condescendances===&lt;br /&gt;
*Alberto Vaccari traite avec condescendance les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire Dieu merci !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 6 - Une révélation privée qui contient des choses fausses, est fausse ===*L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Affirmé à la page 3249 et suivants (parmi les &amp;quot;visions&amp;quot;) un fait topographique vraiment contraire à l&#039;affirmation explicite de l&#039;Évangile ([https://www.aelf.org/bible/Jn/11 Jean 11,30]) a une explication ou une défense mesquine et insipide faite par Jésus lui-même (page 3263&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;). Dans Valtorta, Jésus rentre dans le jardin de Lazare et les pharisiens assistent aux dialogues entre Jésus et Marthe, alors que dans l’Évangile, Jésus ne rentre pas dans le village où est situé la propriété de Lazare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sur la page 19&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00508 EMV 5.8].&amp;lt;/ref&amp;gt;, citons les paroles de Proverbes 8,22-30, &amp;quot;Jésus dit... (aux hommes. Vous les avez appliqués à la Sagesse, mais ces versets parlent d&#039;Elle, la Belle Mère, la Sainte Mère&amp;quot; ; en bonne exégèse (et surtout dans le sens de l&#039;Église) il fallait dire exactement le contraire : ces versets parlent de la Sagesse et s’appliquent à Marie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;Voir ci-dessous les commentaires sur les points particuliers relevés.&amp;lt;/ref&amp;gt;.à01&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Surtout il est répréhensible que dans deux &amp;quot;dictées&amp;quot; l&#039;une après l&#039;autre, la première de Marie, la seconde de Jésus (pp. 69-73 et 73-74) on veuille expliquer en profondeur et défendre l&#039;opinion (qui apparaît aussi ailleurs, par exemple page 346) selon laquelle le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu ; opinion qui n&#039;est pas nouvelle, mais déjà connue de saint Augustin qui la qualifiait de « ridicule » (Commentaire sur la Genèse, livre 11, chapitre 41 à la fin), revenu aujourd&#039;hui à la mode dans certains milieux à cause de cette démangeaison qu&#039;excite, surtout chez les jeunes, tout ce qui touche au sixième commandement du Décalogue [« tu ne seras pas adultère »]. Mais il est possible d’affirmer sans l’ombre d’une hésitation que : 1° cela n’a aucun fondement solide dans le récit biblique Genèse chap. 2-3 ; 2° En effet, [cette idée que le péché originel serait l’acte conjugal] est directement contraire à la fois à l&#039;ordre donné par Dieu aux premiers hommes dans le premier récit de la création (Genèse 1, 28 : soyez féconds, multipliez-vous) et comme le proclame la présentation de la première femme au premier homme (Genèse 2, 32-34), dans laquelle Jésus lui-même relève l&#039;institution divine du mariage dans sa forme la plus pure et la plus sacrée (Matthieu 19, 4-6) ; 3° supposer un ordre temporaire de continence, c&#039;est-à-dire la suspension ou l&#039;ajournement de l&#039;ordre divin &amp;quot;croissez et multipliez-vous&amp;quot;, comme sont forcés de le faire les partisans de cette opinion, est pur arbitraire, pure fantaisie, c&#039;est vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas ; et il n’est pas licite de faire une chose pareille&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela suffit à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable. Ajoutons qu’ici et là des doctrines erronées en théologie sont enseignées ou suggérées, dignes d’une censure plus ou moins grave.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Ainsi la préexistence des âmes. De la Bienheureuse Vierge Marie, il est dit avec une grande clarté qu&#039;elle fut créée &amp;quot;seulement esprit&amp;quot; avant le commencement des temps&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512 EMV 5.12]. Voir ci-dessous: &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; (page 22) et qu&#039;alors, conçue et née sur terre, dans son esprit &amp;quot;elle revit ce que son esprit avait vu en Dieu avant d&#039;être conçue&amp;quot; (page 47).&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 7 - La résurrection de Lazare===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui.il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Cette charge (&amp;quot;audacieuse prétention... fantaisies&amp;quot;) se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. Ceci est parfaitement illustrée dans ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]] &lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel===&lt;br /&gt;
::La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*&amp;quot;De tous les autres hommes, de toute âme humaine, la préexistence semble se réduire à &amp;quot;un millième d’instant&amp;quot; ; &amp;quot;en effet, nous lisons qu&#039;elle (l&#039;âme) sort parfaite de la pensée divine et qu&#039;à l&#039;instant de sa création elle est égale, pour un millième d&#039;instant, à celle du premier homme (c&#039;est-à-dire sans tache de péché, dans la justice originelle) : perfection qui comprend la vérité comme un don gratuit&amp;quot; (page 1574)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#CEV29009 EMV 290.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;,  d&#039;où il arrive que, quand un homme comprend une vérité, il ne fait rien d&#039;autre que se souvenir de ce qu&#039;en ce millième d&#039;instant il avait vu en Dieu. Le ministère angélique jette la lumière sur ses souvenirs et le tentateur jette les ténèbres (page citée). Pure fantaisie, erreur réfutée en philosophie !&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessous la réponse à l&#039;objection: &amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Des expressions incorrectes en théologie, voire proprement hérétiques, sont : &amp;quot;Parole du Père, Partie de Dieu&amp;quot; (Jésus dit de lui-même, page 244)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4]. Voir ci-dessous, dans les points relevés, &amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
*Marie peut être appelée la seconde née du Père (page 1)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
* maladroites (c&#039;est le moins qu&#039;on puisse dire) sont : Marie, qui manifeste &amp;quot;la joie d&#039;avoir rendu Dieu heureux&amp;quot; (page 70) et qui voudrait pécher pour être aimée de Dieu qui devient Sauveur (page 32)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n&#039;y a rien de maladroit dans cette expression. Un tel &amp;quot;oxymore&amp;quot; se retrouve dans l&#039;Exultet de la nuit de Pâques: &amp;quot;Bienheureuse Faute qui nous valut un tel Sauveur !&amp;quot; et saint Paul n&#039;hésite pas à dire : &amp;quot;Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Rm/9 Romains 9,3]).&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &amp;quot;celui qui aime mérite tout de Dieu&amp;quot; (p. 281 à la fin) ;&lt;br /&gt;
*« Le Verbe est venu sur terre. Il s’est donc séparé du Père et du Saint-Esprit. Il est venu pour travailler sur terre. « Au ciel, les deux autres contemplèrent les œuvres de la Parole » (page 1070 ; et ce sont là des paroles mises dans la bouche de Jésus !)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-069.htm#CEV20709 EMV 207.9]. Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de &#039;&#039;nier l’union hypostatique&#039;&#039; (= union des deux natures, divine et humaine) &#039;&#039;par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites&#039;&#039;. Voir l&#039;article sur l&#039;[[Union hypostatique]] qui comporte 36 extraits de l&#039;œuvre de Maria Valtorta sur ce sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
*De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&lt;br /&gt;
Cependant, ce que j’ai lu me semble plus que suffisant pour formuler le jugement défavorable que j’ai motivé ci-dessus. Je ne m&#039;étendrai donc pas sur les interprétations fausses ou inexactes de divers passages ou livres de l&#039;Écriture Sainte, qui y sont plus fréquentes, mais aussi de moindre conséquence. Ceci s&#039;applique cependant aux passages ou aux livres de la Bible qui reviennent parfois dans les longs dialogues des &amp;quot;visions&amp;quot; ou dans les &amp;quot;dictées&amp;quot;. Par respect pour les Saints Évangiles, auxquels cet ouvrage se réfère continuellement par sa nature même, je crois devoir exprimer ici, à la fin, de manière encore plus explicite, le jugement qui se dégage déjà de ce que j&#039;ai dit plus haut: comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, 26 janvier 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père Alberto VACCARI, Société de Jésus.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 11 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme===&lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 12 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot; ===::En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Conclusion ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27239</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27239"/>
		<updated>2026-05-05T09:37:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur (&amp;quot;&#039;&#039;zero&#039;&#039;&amp;quot;): ni comme œuvre littéraire, ni comme révélation privée..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&#039;&#039;« L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service. »&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « &#039;&#039;doux et humble de cœur&#039;&#039; » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
:: C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Il oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Il oublie de même que le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, sans compter les apôtres qui emploient dès le commencement, à l&#039;encontre de Jésus, des périphrases pertinentes : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
::Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;3°) Très souvent dans cette œuvre très prolixe, manque le caractère convenable qui conviendrait à un sujet sérieux, plus encore quand il s’agit de sacré. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la description extrêmement précise du physique de la Vierge Marie enfant&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7,1-2].&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jésus &amp;quot;embrasse sur les joues&amp;quot; la mère de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une spontanéité tout à fait incongrue au sujet de la manière de pêcher et il y a un &amp;quot;Oh&amp;quot; admiratif de S. Pierre qui répond au: &amp;quot;Je n&#039;ai jamais pêché et j&#039;attends que tu m&#039;apprennes.&amp;quot; [de Jésus], et Pierre lui fait une instruction très précise sur l’art de la pêche&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Il y a beaucoup de scènes puériles, maladroites, grotesques et même indécentes comme la guérison de la [[Belle de Corozaïn|Belle de Chorazeïn]] (toujours évoquée avec un B majuscule)&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienne femme légère, devenue lépreuse et paria, elle est guérie par Jésus qui lui demande, à l&#039;identique de Naaman le syrien ([https://www.aelf.org/bible/2R/5 2 Rois 5,14]), de se plonger dans le lac où elle laisse ses loques et ressort nue ([https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm#CEV09405 EMV 94.5])&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce propos, on peut noter de fréquents glissements, &amp;quot;opportuns et inopportuns&amp;quot; sur des sujets sexuels, pour flageller le vice, et contre une société corrompue comme celle d’aujourd’hui, mais est-ce que c’est un bon moyen pour combattre ce vice violent, de le rappeler aussi souvent et aussi crûment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Présenter toutes ces scènes comme des &amp;quot;visions&amp;quot; augmente encore le blâme que mérite l&#039;auteur, essayant ainsi d&#039;authentifier les imaginations de sa fantaisie par le sceau du surnaturel. Cependant, elle-même parfois montre qu’elle n’est pas sûre de la vérité de ses visions parce qu’elle dit décrire les lieux comme elle les a vus sans être certaine que ces lieux existent en réalité&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est le propre des visions authentiques : témoigner intégralement de ce que l&#039;on voit.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;Voir ci-dessous les commentaires sur les points particuliers relevés.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*A la page 67 l’auteur écrit : &amp;quot;Marie se met à chantonner (...) elle répète de temps en temps : &amp;quot;Jéhovah», je devine qu’il doit s’agir d’un cantique sacré&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. C’est de la pure fantaisie ! Aucun Juif, surtout dans l’Antiquité, n’a jamais appelé &amp;quot;Jéhovah&amp;quot; son Dieu ; cette prononciation du nom divin, comme cela a été démontré maintenant, a des origines récentes et est maintenant abolie dans les écoles, comme fausse.&lt;br /&gt;
* La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit: &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité (pour ne pas dire tous) [chap. 312.14] le trouve inacceptable et inutile&amp;quot; (page 1680a, à la fin de l&#039;année II, vol. 3) ; en bref : seuls les ignorants peuvent la croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II. Dans les « dictées » se révèle alors l&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4 - Inconvenances diverses ===&lt;br /&gt;
*En quoi la description de la jeune Marie&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, que voit Maria Valtorta, est-elle inconvenante? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont fait de même.&lt;br /&gt;
*En quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;baiser de paix&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
*Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
*La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari comme on le constatait souvent chez [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|Giovanni Pepe]]. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont choquantes et inquiétantes. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 5 - Condescendances ===&lt;br /&gt;
*Alberto Vaccari traite avec condescendance les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire Dieu merci !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 6 - Une révélation privée qui contient des choses fausses, est fausse ===*L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Affirmé à la page 3249 et suivants (parmi les &amp;quot;visions&amp;quot;) un fait topographique vraiment contraire à l&#039;affirmation explicite de l&#039;Évangile ([https://www.aelf.org/bible/Jn/11 Jean 11,30]) a une explication ou une défense mesquine et insipide faite par Jésus lui-même (page 3263&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;). Dans Valtorta, Jésus rentre dans le jardin de Lazare et les pharisiens assistent aux dialogues entre Jésus et Marthe, alors que dans l’Évangile, Jésus ne rentre pas dans le village où est situé la propriété de Lazare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sur la page 19&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00508 EMV 5.8].&amp;lt;/ref&amp;gt;, citons les paroles de Proverbes 8,22-30, &amp;quot;Jésus dit... (aux hommes. Vous les avez appliqués à la Sagesse, mais ces versets parlent d&#039;Elle, la Belle Mère, la Sainte Mère&amp;quot; ; en bonne exégèse (et surtout dans le sens de l&#039;Église) il fallait dire exactement le contraire : ces versets parlent de la Sagesse et s’appliquent à Marie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.à01 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Surtout il est répréhensible que dans deux &amp;quot;dictées&amp;quot; l&#039;une après l&#039;autre, la première de Marie, la seconde de Jésus (pp. 69-73 et 73-74) on veuille expliquer en profondeur et défendre l&#039;opinion (qui apparaît aussi ailleurs, par exemple page 346) selon laquelle le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu ; opinion qui n&#039;est pas nouvelle, mais déjà connue de saint Augustin qui la qualifiait de « ridicule » (Commentaire sur la Genèse, livre 11, chapitre 41 à la fin), revenu aujourd&#039;hui à la mode dans certains milieux à cause de cette démangeaison qu&#039;excite, surtout chez les jeunes, tout ce qui touche au sixième commandement du Décalogue [« tu ne seras pas adultère »]. Mais il est possible d’affirmer sans l’ombre d’une hésitation que : 1° cela n’a aucun fondement solide dans le récit biblique Genèse chap. 2-3 ; 2° En effet, [cette idée que le péché originel serait l’acte conjugal] est directement contraire à la fois à l&#039;ordre donné par Dieu aux premiers hommes dans le premier récit de la création (Genèse 1, 28 : soyez féconds, multipliez-vous) et comme le proclame la présentation de la première femme au premier homme (Genèse 2, 32-34), dans laquelle Jésus lui-même relève l&#039;institution divine du mariage dans sa forme la plus pure et la plus sacrée (Matthieu 19, 4-6) ; 3° supposer un ordre temporaire de continence, c&#039;est-à-dire la suspension ou l&#039;ajournement de l&#039;ordre divin &amp;quot;croissez et multipliez-vous&amp;quot;, comme sont forcés de le faire les partisans de cette opinion, est pur arbitraire, pure fantaisie, c&#039;est vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas ; et il n’est pas licite de faire une chose pareille&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela suffit à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable. Ajoutons qu’ici et là des doctrines erronées en théologie sont enseignées ou suggérées, dignes d’une censure plus ou moins grave.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Ainsi la préexistence des âmes. De la Bienheureuse Vierge Marie, il est dit avec une grande clarté qu&#039;elle fut créée &amp;quot;seulement esprit&amp;quot; avant le commencement des temps&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512 EMV 5.12]. Voir ci-dessous: &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; (page 22) et qu&#039;alors, conçue et née sur terre, dans son esprit &amp;quot;elle revit ce que son esprit avait vu en Dieu avant d&#039;être conçue&amp;quot; (page 47).&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 7 - La résurrection de Lazare ===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui.il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Cette charge (&amp;quot;audacieuse prétention... fantaisies&amp;quot;) se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. Ceci est parfaitement illustrée dans ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]]&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel ===&lt;br /&gt;
:: La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*&amp;quot;De tous les autres hommes, de toute âme humaine, la préexistence semble se réduire à &amp;quot;un millième d’instant&amp;quot; ; &amp;quot;en effet, nous lisons qu&#039;elle (l&#039;âme) sort parfaite de la pensée divine et qu&#039;à l&#039;instant de sa création elle est égale, pour un millième d&#039;instant, à celle du premier homme (c&#039;est-à-dire sans tache de péché, dans la justice originelle) : perfection qui comprend la vérité comme un don gratuit&amp;quot; (page 1574)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#CEV29009 EMV 290.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;,  d&#039;où il arrive que, quand un homme comprend une vérité, il ne fait rien d&#039;autre que se souvenir de ce qu&#039;en ce millième d&#039;instant il avait vu en Dieu. Le ministère angélique jette la lumière sur ses souvenirs et le tentateur jette les ténèbres (page citée). Pure fantaisie, erreur réfutée en philosophie !&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessous la réponse à l&#039;objection: &amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Des expressions incorrectes en théologie, voire proprement hérétiques, sont : &amp;quot;Parole du Père, Partie de Dieu&amp;quot; (Jésus dit de lui-même, page 244)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4]. Voir ci-dessous, dans les points relevés, &amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
*Marie peut être appelée la seconde née du Père (page 1)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
*maladroites (c&#039;est le moins qu&#039;on puisse dire) sont : Marie, qui manifeste &amp;quot;la joie d&#039;avoir rendu Dieu heureux&amp;quot; (page 70) et qui voudrait pécher pour être aimée de Dieu qui devient Sauveur (page 32)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n&#039;y a rien de maladroit dans cette expression. Un tel &amp;quot;oxymore&amp;quot; se retrouve dans l&#039;Exultet de la nuit de Pâques: &amp;quot;Bienheureuse Faute qui nous valut un tel Sauveur !&amp;quot; et saint Paul n&#039;hésite pas à dire : &amp;quot;Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Rm/9 Romains 9,3]).&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &amp;quot;celui qui aime mérite tout de Dieu&amp;quot; (p. 281 à la fin) ;&lt;br /&gt;
*« Le Verbe est venu sur terre. Il s’est donc séparé du Père et du Saint-Esprit. Il est venu pour travailler sur terre. « Au ciel, les deux autres contemplèrent les œuvres de la Parole » (page 1070 ; et ce sont là des paroles mises dans la bouche de Jésus !)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-069.htm#CEV20709 EMV 207.9]. Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de &#039;&#039;nier l’union hypostatique&#039;&#039; (= union des deux natures, divine et humaine) &#039;&#039;par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites&#039;&#039;. Voir l&#039;article sur l&#039;[[Union hypostatique]] qui comporte 36 extraits de l&#039;œuvre de Maria Valtorta sur ce sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
*De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&lt;br /&gt;
Cependant, ce que j’ai lu me semble plus que suffisant pour formuler le jugement défavorable que j’ai motivé ci-dessus. Je ne m&#039;étendrai donc pas sur les interprétations fausses ou inexactes de divers passages ou livres de l&#039;Écriture Sainte, qui y sont plus fréquentes, mais aussi de moindre conséquence. Ceci s&#039;applique cependant aux passages ou aux livres de la Bible qui reviennent parfois dans les longs dialogues des &amp;quot;visions&amp;quot; ou dans les &amp;quot;dictées&amp;quot;. Par respect pour les Saints Évangiles, auxquels cet ouvrage se réfère continuellement par sa nature même, je crois devoir exprimer ici, à la fin, de manière encore plus explicite, le jugement qui se dégage déjà de ce que j&#039;ai dit plus haut: comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, 26 janvier 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père Alberto VACCARI, Société de Jésus.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 11 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme ===&lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 12 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot; ===::En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27238</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
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		<updated>2026-05-05T09:35:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&#039;&#039;« L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service. »&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « &#039;&#039;doux et humble de cœur&#039;&#039; » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
Ce sont tous ces aspects, et non certains d&#039;entre eux, que l&#039;œuvre de Maria Valtorta met en scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
:: C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Il oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Il oublie de même que le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, sans compter les apôtres qui emploient dès le commencement, à l&#039;encontre de Jésus, des périphrases pertinentes : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
::Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;3°) Très souvent dans cette œuvre très prolixe, manque le caractère convenable qui conviendrait à un sujet sérieux, plus encore quand il s’agit de sacré. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la description extrêmement précise du physique de la Vierge Marie enfant&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7,1-2].&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jésus &amp;quot;embrasse sur les joues&amp;quot; la mère de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une spontanéité tout à fait incongrue au sujet de la manière de pêcher et il y a un &amp;quot;Oh&amp;quot; admiratif de S. Pierre qui répond au: &amp;quot;Je n&#039;ai jamais pêché et j&#039;attends que tu m&#039;apprennes.&amp;quot; [de Jésus], et Pierre lui fait une instruction très précise sur l’art de la pêche&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Il y a beaucoup de scènes puériles, maladroites, grotesques et même indécentes comme la guérison de la [[Belle de Corozaïn|Belle de Chorazeïn]] (toujours évoquée avec un B majuscule)&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienne femme légère, devenue lépreuse et paria, elle est guérie par Jésus qui lui demande, à l&#039;identique de Naaman le syrien ([https://www.aelf.org/bible/2R/5 2 Rois 5,14]), de se plonger dans le lac où elle laisse ses loques et ressort nue ([https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm#CEV09405 EMV 94.5])&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce propos, on peut noter de fréquents glissements, &amp;quot;opportuns et inopportuns&amp;quot; sur des sujets sexuels, pour flageller le vice, et contre une société corrompue comme celle d’aujourd’hui, mais est-ce que c’est un bon moyen pour combattre ce vice violent, de le rappeler aussi souvent et aussi crûment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Présenter toutes ces scènes comme des &amp;quot;visions&amp;quot; augmente encore le blâme que mérite l&#039;auteur, essayant ainsi d&#039;authentifier les imaginations de sa fantaisie par le sceau du surnaturel. Cependant, elle-même parfois montre qu’elle n’est pas sûre de la vérité de ses visions parce qu’elle dit décrire les lieux comme elle les a vus sans être certaine que ces lieux existent en réalité&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est le propre des visions authentiques : témoigner intégralement de ce que l&#039;on voit.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;Voir ci-dessous les commentaires sur les points particuliers relevés.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*A la page 67 l’auteur écrit : &amp;quot;Marie se met à chantonner (...) elle répète de temps en temps : &amp;quot;Jéhovah», je devine qu’il doit s’agir d’un cantique sacré&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. C’est de la pure fantaisie ! Aucun Juif, surtout dans l’Antiquité, n’a jamais appelé &amp;quot;Jéhovah&amp;quot; son Dieu ; cette prononciation du nom divin, comme cela a été démontré maintenant, a des origines récentes et est maintenant abolie dans les écoles, comme fausse.&lt;br /&gt;
* La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit: &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité (pour ne pas dire tous) [chap. 312.14] le trouve inacceptable et inutile&amp;quot; (page 1680a, à la fin de l&#039;année II, vol. 3) ; en bref : seuls les ignorants peuvent la croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II. Dans les « dictées » se révèle alors l&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4 - Inconvenances diverses ===&lt;br /&gt;
*En quoi la description de la jeune Marie&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, que voit Maria Valtorta, est-elle inconvenante? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont fait de même.&lt;br /&gt;
*En quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;baiser de paix&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
*Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
*La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari comme on le constatait souvent chez [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|Giovanni Pepe]]. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont choquantes et inquiétantes. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 5 - Condescendances ===&lt;br /&gt;
*Alberto Vaccari traite avec condescendance les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire Dieu merci !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 6 - Une révélation privée qui contient des choses fausses, est fausse ===*L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Affirmé à la page 3249 et suivants (parmi les &amp;quot;visions&amp;quot;) un fait topographique vraiment contraire à l&#039;affirmation explicite de l&#039;Évangile ([https://www.aelf.org/bible/Jn/11 Jean 11,30]) a une explication ou une défense mesquine et insipide faite par Jésus lui-même (page 3263&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;). Dans Valtorta, Jésus rentre dans le jardin de Lazare et les pharisiens assistent aux dialogues entre Jésus et Marthe, alors que dans l’Évangile, Jésus ne rentre pas dans le village où est situé la propriété de Lazare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sur la page 19&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00508 EMV 5.8].&amp;lt;/ref&amp;gt;, citons les paroles de Proverbes 8,22-30, &amp;quot;Jésus dit... (aux hommes. Vous les avez appliqués à la Sagesse, mais ces versets parlent d&#039;Elle, la Belle Mère, la Sainte Mère&amp;quot; ; en bonne exégèse (et surtout dans le sens de l&#039;Église) il fallait dire exactement le contraire : ces versets parlent de la Sagesse et s’appliquent à Marie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.à01 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Surtout il est répréhensible que dans deux &amp;quot;dictées&amp;quot; l&#039;une après l&#039;autre, la première de Marie, la seconde de Jésus (pp. 69-73 et 73-74) on veuille expliquer en profondeur et défendre l&#039;opinion (qui apparaît aussi ailleurs, par exemple page 346) selon laquelle le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu ; opinion qui n&#039;est pas nouvelle, mais déjà connue de saint Augustin qui la qualifiait de « ridicule » (Commentaire sur la Genèse, livre 11, chapitre 41 à la fin), revenu aujourd&#039;hui à la mode dans certains milieux à cause de cette démangeaison qu&#039;excite, surtout chez les jeunes, tout ce qui touche au sixième commandement du Décalogue [« tu ne seras pas adultère »]. Mais il est possible d’affirmer sans l’ombre d’une hésitation que : 1° cela n’a aucun fondement solide dans le récit biblique Genèse chap. 2-3 ; 2° En effet, [cette idée que le péché originel serait l’acte conjugal] est directement contraire à la fois à l&#039;ordre donné par Dieu aux premiers hommes dans le premier récit de la création (Genèse 1, 28 : soyez féconds, multipliez-vous) et comme le proclame la présentation de la première femme au premier homme (Genèse 2, 32-34), dans laquelle Jésus lui-même relève l&#039;institution divine du mariage dans sa forme la plus pure et la plus sacrée (Matthieu 19, 4-6) ; 3° supposer un ordre temporaire de continence, c&#039;est-à-dire la suspension ou l&#039;ajournement de l&#039;ordre divin &amp;quot;croissez et multipliez-vous&amp;quot;, comme sont forcés de le faire les partisans de cette opinion, est pur arbitraire, pure fantaisie, c&#039;est vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas ; et il n’est pas licite de faire une chose pareille&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela suffit à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable. Ajoutons qu’ici et là des doctrines erronées en théologie sont enseignées ou suggérées, dignes d’une censure plus ou moins grave.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Ainsi la préexistence des âmes. De la Bienheureuse Vierge Marie, il est dit avec une grande clarté qu&#039;elle fut créée &amp;quot;seulement esprit&amp;quot; avant le commencement des temps&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512 EMV 5.12]. Voir ci-dessous: &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; (page 22) et qu&#039;alors, conçue et née sur terre, dans son esprit &amp;quot;elle revit ce que son esprit avait vu en Dieu avant d&#039;être conçue&amp;quot; (page 47).&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 7 - La résurrection de Lazare ===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui.il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Cette charge (&amp;quot;audacieuse prétention... fantaisies&amp;quot;) se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. Ceci est parfaitement illustrée dans ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]]&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel ===&lt;br /&gt;
:: La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*&amp;quot;De tous les autres hommes, de toute âme humaine, la préexistence semble se réduire à &amp;quot;un millième d’instant&amp;quot; ; &amp;quot;en effet, nous lisons qu&#039;elle (l&#039;âme) sort parfaite de la pensée divine et qu&#039;à l&#039;instant de sa création elle est égale, pour un millième d&#039;instant, à celle du premier homme (c&#039;est-à-dire sans tache de péché, dans la justice originelle) : perfection qui comprend la vérité comme un don gratuit&amp;quot; (page 1574)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#CEV29009 EMV 290.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;,  d&#039;où il arrive que, quand un homme comprend une vérité, il ne fait rien d&#039;autre que se souvenir de ce qu&#039;en ce millième d&#039;instant il avait vu en Dieu. Le ministère angélique jette la lumière sur ses souvenirs et le tentateur jette les ténèbres (page citée). Pure fantaisie, erreur réfutée en philosophie !&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessous la réponse à l&#039;objection: &amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Des expressions incorrectes en théologie, voire proprement hérétiques, sont : &amp;quot;Parole du Père, Partie de Dieu&amp;quot; (Jésus dit de lui-même, page 244)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4]. Voir ci-dessous, dans les points relevés, &amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
*Marie peut être appelée la seconde née du Père (page 1)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
*maladroites (c&#039;est le moins qu&#039;on puisse dire) sont : Marie, qui manifeste &amp;quot;la joie d&#039;avoir rendu Dieu heureux&amp;quot; (page 70) et qui voudrait pécher pour être aimée de Dieu qui devient Sauveur (page 32)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n&#039;y a rien de maladroit dans cette expression. Un tel &amp;quot;oxymore&amp;quot; se retrouve dans l&#039;Exultet de la nuit de Pâques: &amp;quot;Bienheureuse Faute qui nous valut un tel Sauveur !&amp;quot; et saint Paul n&#039;hésite pas à dire : &amp;quot;Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Rm/9 Romains 9,3]).&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &amp;quot;celui qui aime mérite tout de Dieu&amp;quot; (p. 281 à la fin) ;&lt;br /&gt;
*« Le Verbe est venu sur terre. Il s’est donc séparé du Père et du Saint-Esprit. Il est venu pour travailler sur terre. « Au ciel, les deux autres contemplèrent les œuvres de la Parole » (page 1070 ; et ce sont là des paroles mises dans la bouche de Jésus !)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-069.htm#CEV20709 EMV 207.9]. Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de &#039;&#039;nier l’union hypostatique&#039;&#039; (= union des deux natures, divine et humaine) &#039;&#039;par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites&#039;&#039;. Voir l&#039;article sur l&#039;[[Union hypostatique]] qui comporte 36 extraits de l&#039;œuvre de Maria Valtorta sur ce sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
*De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&lt;br /&gt;
Cependant, ce que j’ai lu me semble plus que suffisant pour formuler le jugement défavorable que j’ai motivé ci-dessus. Je ne m&#039;étendrai donc pas sur les interprétations fausses ou inexactes de divers passages ou livres de l&#039;Écriture Sainte, qui y sont plus fréquentes, mais aussi de moindre conséquence. Ceci s&#039;applique cependant aux passages ou aux livres de la Bible qui reviennent parfois dans les longs dialogues des &amp;quot;visions&amp;quot; ou dans les &amp;quot;dictées&amp;quot;. Par respect pour les Saints Évangiles, auxquels cet ouvrage se réfère continuellement par sa nature même, je crois devoir exprimer ici, à la fin, de manière encore plus explicite, le jugement qui se dégage déjà de ce que j&#039;ai dit plus haut: comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, 26 janvier 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père Alberto VACCARI, Société de Jésus.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 11 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme ===&lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 12 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot; ===::En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27237</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
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		<updated>2026-05-05T09:33:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&#039;&#039;« L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service. »&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
Pour Alberto Vaccari &amp;quot;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « &#039;&#039;doux et humble de cœur&#039;&#039; » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
:: C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Il oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Il oublie de même que le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, sans compter les apôtres qui emploient dès le commencement, à l&#039;encontre de Jésus, des périphrases pertinentes : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
::Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;3°) Très souvent dans cette œuvre très prolixe, manque le caractère convenable qui conviendrait à un sujet sérieux, plus encore quand il s’agit de sacré. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la description extrêmement précise du physique de la Vierge Marie enfant&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7,1-2].&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jésus &amp;quot;embrasse sur les joues&amp;quot; la mère de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une spontanéité tout à fait incongrue au sujet de la manière de pêcher et il y a un &amp;quot;Oh&amp;quot; admiratif de S. Pierre qui répond au: &amp;quot;Je n&#039;ai jamais pêché et j&#039;attends que tu m&#039;apprennes.&amp;quot; [de Jésus], et Pierre lui fait une instruction très précise sur l’art de la pêche&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Il y a beaucoup de scènes puériles, maladroites, grotesques et même indécentes comme la guérison de la [[Belle de Corozaïn|Belle de Chorazeïn]] (toujours évoquée avec un B majuscule)&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienne femme légère, devenue lépreuse et paria, elle est guérie par Jésus qui lui demande, à l&#039;identique de Naaman le syrien ([https://www.aelf.org/bible/2R/5 2 Rois 5,14]), de se plonger dans le lac où elle laisse ses loques et ressort nue ([https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm#CEV09405 EMV 94.5])&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce propos, on peut noter de fréquents glissements, &amp;quot;opportuns et inopportuns&amp;quot; sur des sujets sexuels, pour flageller le vice, et contre une société corrompue comme celle d’aujourd’hui, mais est-ce que c’est un bon moyen pour combattre ce vice violent, de le rappeler aussi souvent et aussi crûment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Présenter toutes ces scènes comme des &amp;quot;visions&amp;quot; augmente encore le blâme que mérite l&#039;auteur, essayant ainsi d&#039;authentifier les imaginations de sa fantaisie par le sceau du surnaturel. Cependant, elle-même parfois montre qu’elle n’est pas sûre de la vérité de ses visions parce qu’elle dit décrire les lieux comme elle les a vus sans être certaine que ces lieux existent en réalité&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est le propre des visions authentiques : témoigner intégralement de ce que l&#039;on voit.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;Voir ci-dessous les commentaires sur les points particuliers relevés.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*A la page 67 l’auteur écrit : &amp;quot;Marie se met à chantonner (...) elle répète de temps en temps : &amp;quot;Jéhovah», je devine qu’il doit s’agir d’un cantique sacré&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. C’est de la pure fantaisie ! Aucun Juif, surtout dans l’Antiquité, n’a jamais appelé &amp;quot;Jéhovah&amp;quot; son Dieu ; cette prononciation du nom divin, comme cela a été démontré maintenant, a des origines récentes et est maintenant abolie dans les écoles, comme fausse.&lt;br /&gt;
* La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit: &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité (pour ne pas dire tous) [chap. 312.14] le trouve inacceptable et inutile&amp;quot; (page 1680a, à la fin de l&#039;année II, vol. 3) ; en bref : seuls les ignorants peuvent la croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II. Dans les « dictées » se révèle alors l&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4 - Inconvenances diverses ===&lt;br /&gt;
*En quoi la description de la jeune Marie&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, que voit Maria Valtorta, est-elle inconvenante? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont fait de même.&lt;br /&gt;
*En quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;baiser de paix&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
*Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
*La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari comme on le constatait souvent chez [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|Giovanni Pepe]]. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont choquantes et inquiétantes. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 5 - Condescendances ===&lt;br /&gt;
*Alberto Vaccari traite avec condescendance les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire Dieu merci !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 6 - Une révélation privée qui contient des choses fausses, est fausse ===*L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Affirmé à la page 3249 et suivants (parmi les &amp;quot;visions&amp;quot;) un fait topographique vraiment contraire à l&#039;affirmation explicite de l&#039;Évangile ([https://www.aelf.org/bible/Jn/11 Jean 11,30]) a une explication ou une défense mesquine et insipide faite par Jésus lui-même (page 3263&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;). Dans Valtorta, Jésus rentre dans le jardin de Lazare et les pharisiens assistent aux dialogues entre Jésus et Marthe, alors que dans l’Évangile, Jésus ne rentre pas dans le village où est situé la propriété de Lazare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sur la page 19&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00508 EMV 5.8].&amp;lt;/ref&amp;gt;, citons les paroles de Proverbes 8,22-30, &amp;quot;Jésus dit... (aux hommes. Vous les avez appliqués à la Sagesse, mais ces versets parlent d&#039;Elle, la Belle Mère, la Sainte Mère&amp;quot; ; en bonne exégèse (et surtout dans le sens de l&#039;Église) il fallait dire exactement le contraire : ces versets parlent de la Sagesse et s’appliquent à Marie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.à01 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Surtout il est répréhensible que dans deux &amp;quot;dictées&amp;quot; l&#039;une après l&#039;autre, la première de Marie, la seconde de Jésus (pp. 69-73 et 73-74) on veuille expliquer en profondeur et défendre l&#039;opinion (qui apparaît aussi ailleurs, par exemple page 346) selon laquelle le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu ; opinion qui n&#039;est pas nouvelle, mais déjà connue de saint Augustin qui la qualifiait de « ridicule » (Commentaire sur la Genèse, livre 11, chapitre 41 à la fin), revenu aujourd&#039;hui à la mode dans certains milieux à cause de cette démangeaison qu&#039;excite, surtout chez les jeunes, tout ce qui touche au sixième commandement du Décalogue [« tu ne seras pas adultère »]. Mais il est possible d’affirmer sans l’ombre d’une hésitation que : 1° cela n’a aucun fondement solide dans le récit biblique Genèse chap. 2-3 ; 2° En effet, [cette idée que le péché originel serait l’acte conjugal] est directement contraire à la fois à l&#039;ordre donné par Dieu aux premiers hommes dans le premier récit de la création (Genèse 1, 28 : soyez féconds, multipliez-vous) et comme le proclame la présentation de la première femme au premier homme (Genèse 2, 32-34), dans laquelle Jésus lui-même relève l&#039;institution divine du mariage dans sa forme la plus pure et la plus sacrée (Matthieu 19, 4-6) ; 3° supposer un ordre temporaire de continence, c&#039;est-à-dire la suspension ou l&#039;ajournement de l&#039;ordre divin &amp;quot;croissez et multipliez-vous&amp;quot;, comme sont forcés de le faire les partisans de cette opinion, est pur arbitraire, pure fantaisie, c&#039;est vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas ; et il n’est pas licite de faire une chose pareille&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela suffit à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable. Ajoutons qu’ici et là des doctrines erronées en théologie sont enseignées ou suggérées, dignes d’une censure plus ou moins grave.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Ainsi la préexistence des âmes. De la Bienheureuse Vierge Marie, il est dit avec une grande clarté qu&#039;elle fut créée &amp;quot;seulement esprit&amp;quot; avant le commencement des temps&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512 EMV 5.12]. Voir ci-dessous: &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; (page 22) et qu&#039;alors, conçue et née sur terre, dans son esprit &amp;quot;elle revit ce que son esprit avait vu en Dieu avant d&#039;être conçue&amp;quot; (page 47).&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 7 - La résurrection de Lazare ===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui.il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Cette charge (&amp;quot;audacieuse prétention... fantaisies&amp;quot;) se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. Ceci est parfaitement illustrée dans ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]]&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel ===&lt;br /&gt;
:: La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*&amp;quot;De tous les autres hommes, de toute âme humaine, la préexistence semble se réduire à &amp;quot;un millième d’instant&amp;quot; ; &amp;quot;en effet, nous lisons qu&#039;elle (l&#039;âme) sort parfaite de la pensée divine et qu&#039;à l&#039;instant de sa création elle est égale, pour un millième d&#039;instant, à celle du premier homme (c&#039;est-à-dire sans tache de péché, dans la justice originelle) : perfection qui comprend la vérité comme un don gratuit&amp;quot; (page 1574)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#CEV29009 EMV 290.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;,  d&#039;où il arrive que, quand un homme comprend une vérité, il ne fait rien d&#039;autre que se souvenir de ce qu&#039;en ce millième d&#039;instant il avait vu en Dieu. Le ministère angélique jette la lumière sur ses souvenirs et le tentateur jette les ténèbres (page citée). Pure fantaisie, erreur réfutée en philosophie !&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessous la réponse à l&#039;objection: &amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Des expressions incorrectes en théologie, voire proprement hérétiques, sont : &amp;quot;Parole du Père, Partie de Dieu&amp;quot; (Jésus dit de lui-même, page 244)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4]. Voir ci-dessous, dans les points relevés, &amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
*Marie peut être appelée la seconde née du Père (page 1)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
*maladroites (c&#039;est le moins qu&#039;on puisse dire) sont : Marie, qui manifeste &amp;quot;la joie d&#039;avoir rendu Dieu heureux&amp;quot; (page 70) et qui voudrait pécher pour être aimée de Dieu qui devient Sauveur (page 32)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n&#039;y a rien de maladroit dans cette expression. Un tel &amp;quot;oxymore&amp;quot; se retrouve dans l&#039;Exultet de la nuit de Pâques: &amp;quot;Bienheureuse Faute qui nous valut un tel Sauveur !&amp;quot; et saint Paul n&#039;hésite pas à dire : &amp;quot;Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Rm/9 Romains 9,3]).&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &amp;quot;celui qui aime mérite tout de Dieu&amp;quot; (p. 281 à la fin) ;&lt;br /&gt;
*« Le Verbe est venu sur terre. Il s’est donc séparé du Père et du Saint-Esprit. Il est venu pour travailler sur terre. « Au ciel, les deux autres contemplèrent les œuvres de la Parole » (page 1070 ; et ce sont là des paroles mises dans la bouche de Jésus !)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-069.htm#CEV20709 EMV 207.9]. Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de &#039;&#039;nier l’union hypostatique&#039;&#039; (= union des deux natures, divine et humaine) &#039;&#039;par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites&#039;&#039;. Voir l&#039;article sur l&#039;[[Union hypostatique]] qui comporte 36 extraits de l&#039;œuvre de Maria Valtorta sur ce sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
*De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&lt;br /&gt;
Cependant, ce que j’ai lu me semble plus que suffisant pour formuler le jugement défavorable que j’ai motivé ci-dessus. Je ne m&#039;étendrai donc pas sur les interprétations fausses ou inexactes de divers passages ou livres de l&#039;Écriture Sainte, qui y sont plus fréquentes, mais aussi de moindre conséquence. Ceci s&#039;applique cependant aux passages ou aux livres de la Bible qui reviennent parfois dans les longs dialogues des &amp;quot;visions&amp;quot; ou dans les &amp;quot;dictées&amp;quot;. Par respect pour les Saints Évangiles, auxquels cet ouvrage se réfère continuellement par sa nature même, je crois devoir exprimer ici, à la fin, de manière encore plus explicite, le jugement qui se dégage déjà de ce que j&#039;ai dit plus haut: comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, 26 janvier 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père Alberto VACCARI, Société de Jésus.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 11 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme ===&lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 12 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot; ===::En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27236</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27236"/>
		<updated>2026-05-05T09:31:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* Commentaires des principaux points soulevés */ Refonte, suite&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement du P. Alberto Vaccari et leurs implications ===&lt;br /&gt;
Le P. Alberto Vaccari, dans son rapport de janvier 1949, pose d’emblée trois conditions essentielles pour qu’une &#039;&#039;vie romancée de Jésus&#039;&#039; puisse être considérée comme valable :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Prédominance de l’élément historique : Le récit doit s’appuyer sur les Évangiles, tant en étendue qu’en importance.&lt;br /&gt;
# Rôle complémentaire de l’imagination : Les ajouts fictifs doivent éclairer le texte évangélique, sans jamais le contredire ni s’y substituer.&lt;br /&gt;
# Respect du décorum : La dignité du sujet — et surtout celle de Jésus — doit être préservée en toutes circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon Vaccari, l’œuvre de Maria Valtorta ne remplit aucun de ces critères. Elle serait donc, à ses yeux, une &#039;&#039;vie de Jésus mal romancée&#039;&#039;, et ne pourrait en aucune façon prétendre à une origine surnaturelle. Elle n&#039;a aucune valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une argumentation centrée sur la forme plutôt que sur le fond ====&lt;br /&gt;
Pour étayer cette conclusion, Vaccari s’attache à sélectionner une trentaine d’erreurs — doctrinales, historiques, ou stylistiques — ainsi que des indécences et incongruités tirées de l’œuvre. Son approche repose cependant sur une démarche réductrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ce que Maria Valtorta ajoute à l’Évangile est systématiquement écarté comme &#039;&#039;hors du canon scripturaire&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Ce qu’elle décrit dans ce périmètre est jugé &#039;&#039;non conforme&#039;&#039; ou &#039;&#039;opposé&#039;&#039; à la Tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode soulève une ambiguïté fondamentale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Saint-Office, compétent pour évaluer la conformité doctrinale ou le respect des bonnes mœurs, se limite ici à un jugement littéraire et moral sur une &#039;&#039;vie romancée&#039;&#039;. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner, par ce biais, le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un contraste saisissant avec l’ouverture actuelle du Magistère ====&lt;br /&gt;
Cette approche datée tranche avec l’accueil de l’Esprit Saint promu aujourd’hui par l’Église. Comme le rappelle le Magistère :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&#039;&#039;« L’Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l’Église avec une liberté divine. Il nous offre une multitude de dons précieux, stimulant notre maturation spirituelle dans la fidélité à l’Évangile. Cette action inclut la possibilité de toucher nos cœurs à travers des événements surnaturels — apparitions, visions, ou autres phénomènes — qui, souvent, ont suscité une grande richesse de fruits spirituels : croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service. »&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;Cette tension historique, à soixante-quinze ans d&#039;écart, est révélatrice :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un côté, une volonté de contrôle (voire de &#039;&#039;corsetage&#039;&#039;) des révélations privées — source, par le passé, d’erreurs de jugement (Sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l’autre, une ouverture à l’action de l’Esprit Saint, qui &#039;&#039;souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;&#039;&#039; et peut se manifester par des voies inattendues, y compris à travers des écrits comme ceux de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
::Pour Alberto Vaccari &amp;quot;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « &#039;&#039;doux et humble de cœur&#039;&#039; » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&amp;quot;&lt;br /&gt;
::Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
:: C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Il oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Il oublie de même que le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, sans compter les apôtres qui emploient dès le commencement, à l&#039;encontre de Jésus, des périphrases pertinentes : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
::Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;3°) Très souvent dans cette œuvre très prolixe, manque le caractère convenable qui conviendrait à un sujet sérieux, plus encore quand il s’agit de sacré. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la description extrêmement précise du physique de la Vierge Marie enfant&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7,1-2].&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jésus &amp;quot;embrasse sur les joues&amp;quot; la mère de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une spontanéité tout à fait incongrue au sujet de la manière de pêcher et il y a un &amp;quot;Oh&amp;quot; admiratif de S. Pierre qui répond au: &amp;quot;Je n&#039;ai jamais pêché et j&#039;attends que tu m&#039;apprennes.&amp;quot; [de Jésus], et Pierre lui fait une instruction très précise sur l’art de la pêche&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Il y a beaucoup de scènes puériles, maladroites, grotesques et même indécentes comme la guérison de la [[Belle de Corozaïn|Belle de Chorazeïn]] (toujours évoquée avec un B majuscule)&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienne femme légère, devenue lépreuse et paria, elle est guérie par Jésus qui lui demande, à l&#039;identique de Naaman le syrien ([https://www.aelf.org/bible/2R/5 2 Rois 5,14]), de se plonger dans le lac où elle laisse ses loques et ressort nue ([https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm#CEV09405 EMV 94.5])&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce propos, on peut noter de fréquents glissements, &amp;quot;opportuns et inopportuns&amp;quot; sur des sujets sexuels, pour flageller le vice, et contre une société corrompue comme celle d’aujourd’hui, mais est-ce que c’est un bon moyen pour combattre ce vice violent, de le rappeler aussi souvent et aussi crûment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Présenter toutes ces scènes comme des &amp;quot;visions&amp;quot; augmente encore le blâme que mérite l&#039;auteur, essayant ainsi d&#039;authentifier les imaginations de sa fantaisie par le sceau du surnaturel. Cependant, elle-même parfois montre qu’elle n’est pas sûre de la vérité de ses visions parce qu’elle dit décrire les lieux comme elle les a vus sans être certaine que ces lieux existent en réalité&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est le propre des visions authentiques : témoigner intégralement de ce que l&#039;on voit.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;Voir ci-dessous les commentaires sur les points particuliers relevés.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*A la page 67 l’auteur écrit : &amp;quot;Marie se met à chantonner (...) elle répète de temps en temps : &amp;quot;Jéhovah», je devine qu’il doit s’agir d’un cantique sacré&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. C’est de la pure fantaisie ! Aucun Juif, surtout dans l’Antiquité, n’a jamais appelé &amp;quot;Jéhovah&amp;quot; son Dieu ; cette prononciation du nom divin, comme cela a été démontré maintenant, a des origines récentes et est maintenant abolie dans les écoles, comme fausse.&lt;br /&gt;
* La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit: &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité (pour ne pas dire tous) [chap. 312.14] le trouve inacceptable et inutile&amp;quot; (page 1680a, à la fin de l&#039;année II, vol. 3) ; en bref : seuls les ignorants peuvent la croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II. Dans les « dictées » se révèle alors l&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4 - Inconvenances diverses ===&lt;br /&gt;
*En quoi la description de la jeune Marie&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, que voit Maria Valtorta, est-elle inconvenante? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont fait de même.&lt;br /&gt;
*En quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;baiser de paix&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
*Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
*La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari comme on le constatait souvent chez [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|Giovanni Pepe]]. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont choquantes et inquiétantes. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 5 - Condescendances ===&lt;br /&gt;
*Alberto Vaccari traite avec condescendance les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire Dieu merci !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 6 - Une révélation privée qui contient des choses fausses, est fausse ===*L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Affirmé à la page 3249 et suivants (parmi les &amp;quot;visions&amp;quot;) un fait topographique vraiment contraire à l&#039;affirmation explicite de l&#039;Évangile ([https://www.aelf.org/bible/Jn/11 Jean 11,30]) a une explication ou une défense mesquine et insipide faite par Jésus lui-même (page 3263&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;). Dans Valtorta, Jésus rentre dans le jardin de Lazare et les pharisiens assistent aux dialogues entre Jésus et Marthe, alors que dans l’Évangile, Jésus ne rentre pas dans le village où est situé la propriété de Lazare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sur la page 19&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00508 EMV 5.8].&amp;lt;/ref&amp;gt;, citons les paroles de Proverbes 8,22-30, &amp;quot;Jésus dit... (aux hommes. Vous les avez appliqués à la Sagesse, mais ces versets parlent d&#039;Elle, la Belle Mère, la Sainte Mère&amp;quot; ; en bonne exégèse (et surtout dans le sens de l&#039;Église) il fallait dire exactement le contraire : ces versets parlent de la Sagesse et s’appliquent à Marie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.à01 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Surtout il est répréhensible que dans deux &amp;quot;dictées&amp;quot; l&#039;une après l&#039;autre, la première de Marie, la seconde de Jésus (pp. 69-73 et 73-74) on veuille expliquer en profondeur et défendre l&#039;opinion (qui apparaît aussi ailleurs, par exemple page 346) selon laquelle le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu ; opinion qui n&#039;est pas nouvelle, mais déjà connue de saint Augustin qui la qualifiait de « ridicule » (Commentaire sur la Genèse, livre 11, chapitre 41 à la fin), revenu aujourd&#039;hui à la mode dans certains milieux à cause de cette démangeaison qu&#039;excite, surtout chez les jeunes, tout ce qui touche au sixième commandement du Décalogue [« tu ne seras pas adultère »]. Mais il est possible d’affirmer sans l’ombre d’une hésitation que : 1° cela n’a aucun fondement solide dans le récit biblique Genèse chap. 2-3 ; 2° En effet, [cette idée que le péché originel serait l’acte conjugal] est directement contraire à la fois à l&#039;ordre donné par Dieu aux premiers hommes dans le premier récit de la création (Genèse 1, 28 : soyez féconds, multipliez-vous) et comme le proclame la présentation de la première femme au premier homme (Genèse 2, 32-34), dans laquelle Jésus lui-même relève l&#039;institution divine du mariage dans sa forme la plus pure et la plus sacrée (Matthieu 19, 4-6) ; 3° supposer un ordre temporaire de continence, c&#039;est-à-dire la suspension ou l&#039;ajournement de l&#039;ordre divin &amp;quot;croissez et multipliez-vous&amp;quot;, comme sont forcés de le faire les partisans de cette opinion, est pur arbitraire, pure fantaisie, c&#039;est vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas ; et il n’est pas licite de faire une chose pareille&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela suffit à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable. Ajoutons qu’ici et là des doctrines erronées en théologie sont enseignées ou suggérées, dignes d’une censure plus ou moins grave.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Ainsi la préexistence des âmes. De la Bienheureuse Vierge Marie, il est dit avec une grande clarté qu&#039;elle fut créée &amp;quot;seulement esprit&amp;quot; avant le commencement des temps&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512 EMV 5.12]. Voir ci-dessous: &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; (page 22) et qu&#039;alors, conçue et née sur terre, dans son esprit &amp;quot;elle revit ce que son esprit avait vu en Dieu avant d&#039;être conçue&amp;quot; (page 47).&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 7 - La résurrection de Lazare ===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui.il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Cette charge (&amp;quot;audacieuse prétention... fantaisies&amp;quot;) se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. Ceci est parfaitement illustrée dans ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]]&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel ===&lt;br /&gt;
:: La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*&amp;quot;De tous les autres hommes, de toute âme humaine, la préexistence semble se réduire à &amp;quot;un millième d’instant&amp;quot; ; &amp;quot;en effet, nous lisons qu&#039;elle (l&#039;âme) sort parfaite de la pensée divine et qu&#039;à l&#039;instant de sa création elle est égale, pour un millième d&#039;instant, à celle du premier homme (c&#039;est-à-dire sans tache de péché, dans la justice originelle) : perfection qui comprend la vérité comme un don gratuit&amp;quot; (page 1574)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#CEV29009 EMV 290.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;,  d&#039;où il arrive que, quand un homme comprend une vérité, il ne fait rien d&#039;autre que se souvenir de ce qu&#039;en ce millième d&#039;instant il avait vu en Dieu. Le ministère angélique jette la lumière sur ses souvenirs et le tentateur jette les ténèbres (page citée). Pure fantaisie, erreur réfutée en philosophie !&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessous la réponse à l&#039;objection: &amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Des expressions incorrectes en théologie, voire proprement hérétiques, sont : &amp;quot;Parole du Père, Partie de Dieu&amp;quot; (Jésus dit de lui-même, page 244)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4]. Voir ci-dessous, dans les points relevés, &amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
*Marie peut être appelée la seconde née du Père (page 1)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
*maladroites (c&#039;est le moins qu&#039;on puisse dire) sont : Marie, qui manifeste &amp;quot;la joie d&#039;avoir rendu Dieu heureux&amp;quot; (page 70) et qui voudrait pécher pour être aimée de Dieu qui devient Sauveur (page 32)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n&#039;y a rien de maladroit dans cette expression. Un tel &amp;quot;oxymore&amp;quot; se retrouve dans l&#039;Exultet de la nuit de Pâques: &amp;quot;Bienheureuse Faute qui nous valut un tel Sauveur !&amp;quot; et saint Paul n&#039;hésite pas à dire : &amp;quot;Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Rm/9 Romains 9,3]).&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &amp;quot;celui qui aime mérite tout de Dieu&amp;quot; (p. 281 à la fin) ;&lt;br /&gt;
*« Le Verbe est venu sur terre. Il s’est donc séparé du Père et du Saint-Esprit. Il est venu pour travailler sur terre. « Au ciel, les deux autres contemplèrent les œuvres de la Parole » (page 1070 ; et ce sont là des paroles mises dans la bouche de Jésus !)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-069.htm#CEV20709 EMV 207.9]. Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de &#039;&#039;nier l’union hypostatique&#039;&#039; (= union des deux natures, divine et humaine) &#039;&#039;par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites&#039;&#039;. Voir l&#039;article sur l&#039;[[Union hypostatique]] qui comporte 36 extraits de l&#039;œuvre de Maria Valtorta sur ce sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
*De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&lt;br /&gt;
Cependant, ce que j’ai lu me semble plus que suffisant pour formuler le jugement défavorable que j’ai motivé ci-dessus. Je ne m&#039;étendrai donc pas sur les interprétations fausses ou inexactes de divers passages ou livres de l&#039;Écriture Sainte, qui y sont plus fréquentes, mais aussi de moindre conséquence. Ceci s&#039;applique cependant aux passages ou aux livres de la Bible qui reviennent parfois dans les longs dialogues des &amp;quot;visions&amp;quot; ou dans les &amp;quot;dictées&amp;quot;. Par respect pour les Saints Évangiles, auxquels cet ouvrage se réfère continuellement par sa nature même, je crois devoir exprimer ici, à la fin, de manière encore plus explicite, le jugement qui se dégage déjà de ce que j&#039;ai dit plus haut: comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, 26 janvier 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père Alberto VACCARI, Société de Jésus.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 11 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme ===&lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 12 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot; ===::En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27235</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
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		<updated>2026-05-05T07:21:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* 2 - &amp;quot;Il n’y a pas ce &amp;quot;cœur doux et humble&amp;quot; que lui-même nous propose&amp;quot; */ Refonte, suite&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari commence par définir ce qui, selon lui, doit être une vie romancée de Jésus. Il faut :&lt;br /&gt;
::1 - &amp;quot;Que l’élément historique, fondé sur le récit évangélique, prédomine à la fois en étendue et en importance&amp;quot;. &lt;br /&gt;
::2 - &amp;quot;Que la part ajoutée par l’imagination serve effectivement de complément (et non de supplément) et d’éclaircissement au récit évangélique, sans jamais le contredire&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::3 - &amp;quot;Que le décorum convenant à la dignité du sujet — et surtout à la personne centrale, Jésus béni — soit toujours respecté.&amp;quot;&lt;br /&gt;
::&lt;br /&gt;
::L&#039;œuvre de Maria Valtorta ne remplissant aucun de ces critères, n&#039;est donc qu&#039;une vie de Jésus mal romancée et ne peut être, en aucune façon, d&#039;origine surnaturelle. Alberto Vaccari s&#039;attache, dans la suite de son rapport de cinq pages, à le démontrer à l&#039;aide d&#039;une sélection d&#039;erreurs plus ou moins graves, d&#039;indécences et d&#039;incongruités.&lt;br /&gt;
::Ce que Maria Valtorta rajoute dans ses récits est à écarter comme hors de l&#039;Évangile et ce qu&#039;elle décrit, dans ce périmètre, est non conforme ou opposé.&lt;br /&gt;
::Il est donc important d&#039;examiner le fondement de la trentaine d&#039;objections qu&#039;il formule.&lt;br /&gt;
::C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche. Il était de la compétence du Saint-Office de juger de la conformité doctrinale ou du respect des bonnes  mœurs, ce que le titre retenu n&#039;aborde pas.&lt;br /&gt;
::D&#039;autre part, la volonté de corseter les révélations privées ou autres écrits de l&#039;époque, source de tant d&#039;erreurs de jugement (sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, ...), tranche avec l&#039;accueil de l&#039;Esprit Saint - qui souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt; - promu désormais par le Magistère:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L&#039;Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l&#039;Église avec une liberté divine et nous offre un grand nombre de dons précieux qui nous aident sur le chemin de la vie et stimulent notre maturation spirituelle dans la fidélité à l&#039;Évangile. Cette action de l&#039;Esprit Saint inclut également la possibilité d&#039;atteindre nos cœurs à travers certains événements surnaturels, comme les apparitions ou les visions du Christ ou de la Sainte Vierge et d&#039;autres phénomènes. Ces manifestations ont souvent provoqué une grande richesse de fruits spirituels, une croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;quot;.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
=== 2 - Le Jésus de Maria Valtorta différerait de celui des Évangiles ===&lt;br /&gt;
::Pour Alberto Vaccari &amp;quot;le Jésus que [Maria Valtorta] nous présente, dans ses actes et ses paroles, diffère sur des points essentiels de celui que nous connaissons bien par les saints Évangiles. il n’est plus ce « &#039;&#039;doux et humble de cœur&#039;&#039; » qu’Il nous propose Lui-même comme modèle&amp;quot;&lt;br /&gt;
::Si ce modèle est effectif, Jésus n&#039;est ni passif ni complaisant: Il n&#039;est &amp;quot;pas venu apporter la paix mais le glaive en ce monde&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/10 Matthieu 10,34].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il n&#039;hésite pas à chasser les marchands du Temple à coup de fouet et emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
:: C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Il oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Il oublie de même que le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, sans compter les apôtres qui emploient dès le commencement, à l&#039;encontre de Jésus, des périphrases pertinentes : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
::Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;3°) Très souvent dans cette œuvre très prolixe, manque le caractère convenable qui conviendrait à un sujet sérieux, plus encore quand il s’agit de sacré. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la description extrêmement précise du physique de la Vierge Marie enfant&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7,1-2].&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jésus &amp;quot;embrasse sur les joues&amp;quot; la mère de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une spontanéité tout à fait incongrue au sujet de la manière de pêcher et il y a un &amp;quot;Oh&amp;quot; admiratif de S. Pierre qui répond au: &amp;quot;Je n&#039;ai jamais pêché et j&#039;attends que tu m&#039;apprennes.&amp;quot; [de Jésus], et Pierre lui fait une instruction très précise sur l’art de la pêche&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Il y a beaucoup de scènes puériles, maladroites, grotesques et même indécentes comme la guérison de la [[Belle de Corozaïn|Belle de Chorazeïn]] (toujours évoquée avec un B majuscule)&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienne femme légère, devenue lépreuse et paria, elle est guérie par Jésus qui lui demande, à l&#039;identique de Naaman le syrien ([https://www.aelf.org/bible/2R/5 2 Rois 5,14]), de se plonger dans le lac où elle laisse ses loques et ressort nue ([https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm#CEV09405 EMV 94.5])&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce propos, on peut noter de fréquents glissements, &amp;quot;opportuns et inopportuns&amp;quot; sur des sujets sexuels, pour flageller le vice, et contre une société corrompue comme celle d’aujourd’hui, mais est-ce que c’est un bon moyen pour combattre ce vice violent, de le rappeler aussi souvent et aussi crûment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Présenter toutes ces scènes comme des &amp;quot;visions&amp;quot; augmente encore le blâme que mérite l&#039;auteur, essayant ainsi d&#039;authentifier les imaginations de sa fantaisie par le sceau du surnaturel. Cependant, elle-même parfois montre qu’elle n’est pas sûre de la vérité de ses visions parce qu’elle dit décrire les lieux comme elle les a vus sans être certaine que ces lieux existent en réalité&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est le propre des visions authentiques : témoigner intégralement de ce que l&#039;on voit.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;Voir ci-dessous les commentaires sur les points particuliers relevés.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*A la page 67 l’auteur écrit : &amp;quot;Marie se met à chantonner (...) elle répète de temps en temps : &amp;quot;Jéhovah», je devine qu’il doit s’agir d’un cantique sacré&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. C’est de la pure fantaisie ! Aucun Juif, surtout dans l’Antiquité, n’a jamais appelé &amp;quot;Jéhovah&amp;quot; son Dieu ; cette prononciation du nom divin, comme cela a été démontré maintenant, a des origines récentes et est maintenant abolie dans les écoles, comme fausse.&lt;br /&gt;
* La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit: &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité (pour ne pas dire tous) [chap. 312.14] le trouve inacceptable et inutile&amp;quot; (page 1680a, à la fin de l&#039;année II, vol. 3) ; en bref : seuls les ignorants peuvent la croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II. Dans les « dictées » se révèle alors l&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4 - Inconvenances diverses ===&lt;br /&gt;
*En quoi la description de la jeune Marie&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, que voit Maria Valtorta, est-elle inconvenante? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont fait de même.&lt;br /&gt;
*En quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;baiser de paix&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
*Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
*La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari comme on le constatait souvent chez [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|Giovanni Pepe]]. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont choquantes et inquiétantes. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 5 - Condescendances ===&lt;br /&gt;
*Alberto Vaccari traite avec condescendance les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire Dieu merci !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 6 - Une révélation privée qui contient des choses fausses, est fausse ===*L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Affirmé à la page 3249 et suivants (parmi les &amp;quot;visions&amp;quot;) un fait topographique vraiment contraire à l&#039;affirmation explicite de l&#039;Évangile ([https://www.aelf.org/bible/Jn/11 Jean 11,30]) a une explication ou une défense mesquine et insipide faite par Jésus lui-même (page 3263&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;). Dans Valtorta, Jésus rentre dans le jardin de Lazare et les pharisiens assistent aux dialogues entre Jésus et Marthe, alors que dans l’Évangile, Jésus ne rentre pas dans le village où est situé la propriété de Lazare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sur la page 19&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00508 EMV 5.8].&amp;lt;/ref&amp;gt;, citons les paroles de Proverbes 8,22-30, &amp;quot;Jésus dit... (aux hommes. Vous les avez appliqués à la Sagesse, mais ces versets parlent d&#039;Elle, la Belle Mère, la Sainte Mère&amp;quot; ; en bonne exégèse (et surtout dans le sens de l&#039;Église) il fallait dire exactement le contraire : ces versets parlent de la Sagesse et s’appliquent à Marie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.à01 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Surtout il est répréhensible que dans deux &amp;quot;dictées&amp;quot; l&#039;une après l&#039;autre, la première de Marie, la seconde de Jésus (pp. 69-73 et 73-74) on veuille expliquer en profondeur et défendre l&#039;opinion (qui apparaît aussi ailleurs, par exemple page 346) selon laquelle le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu ; opinion qui n&#039;est pas nouvelle, mais déjà connue de saint Augustin qui la qualifiait de « ridicule » (Commentaire sur la Genèse, livre 11, chapitre 41 à la fin), revenu aujourd&#039;hui à la mode dans certains milieux à cause de cette démangeaison qu&#039;excite, surtout chez les jeunes, tout ce qui touche au sixième commandement du Décalogue [« tu ne seras pas adultère »]. Mais il est possible d’affirmer sans l’ombre d’une hésitation que : 1° cela n’a aucun fondement solide dans le récit biblique Genèse chap. 2-3 ; 2° En effet, [cette idée que le péché originel serait l’acte conjugal] est directement contraire à la fois à l&#039;ordre donné par Dieu aux premiers hommes dans le premier récit de la création (Genèse 1, 28 : soyez féconds, multipliez-vous) et comme le proclame la présentation de la première femme au premier homme (Genèse 2, 32-34), dans laquelle Jésus lui-même relève l&#039;institution divine du mariage dans sa forme la plus pure et la plus sacrée (Matthieu 19, 4-6) ; 3° supposer un ordre temporaire de continence, c&#039;est-à-dire la suspension ou l&#039;ajournement de l&#039;ordre divin &amp;quot;croissez et multipliez-vous&amp;quot;, comme sont forcés de le faire les partisans de cette opinion, est pur arbitraire, pure fantaisie, c&#039;est vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas ; et il n’est pas licite de faire une chose pareille&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela suffit à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable. Ajoutons qu’ici et là des doctrines erronées en théologie sont enseignées ou suggérées, dignes d’une censure plus ou moins grave.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Ainsi la préexistence des âmes. De la Bienheureuse Vierge Marie, il est dit avec une grande clarté qu&#039;elle fut créée &amp;quot;seulement esprit&amp;quot; avant le commencement des temps&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512 EMV 5.12]. Voir ci-dessous: &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; (page 22) et qu&#039;alors, conçue et née sur terre, dans son esprit &amp;quot;elle revit ce que son esprit avait vu en Dieu avant d&#039;être conçue&amp;quot; (page 47).&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 7 - La résurrection de Lazare ===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui.il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Cette charge (&amp;quot;audacieuse prétention... fantaisies&amp;quot;) se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. Ceci est parfaitement illustrée dans ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]]&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel ===&lt;br /&gt;
:: La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*&amp;quot;De tous les autres hommes, de toute âme humaine, la préexistence semble se réduire à &amp;quot;un millième d’instant&amp;quot; ; &amp;quot;en effet, nous lisons qu&#039;elle (l&#039;âme) sort parfaite de la pensée divine et qu&#039;à l&#039;instant de sa création elle est égale, pour un millième d&#039;instant, à celle du premier homme (c&#039;est-à-dire sans tache de péché, dans la justice originelle) : perfection qui comprend la vérité comme un don gratuit&amp;quot; (page 1574)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#CEV29009 EMV 290.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;,  d&#039;où il arrive que, quand un homme comprend une vérité, il ne fait rien d&#039;autre que se souvenir de ce qu&#039;en ce millième d&#039;instant il avait vu en Dieu. Le ministère angélique jette la lumière sur ses souvenirs et le tentateur jette les ténèbres (page citée). Pure fantaisie, erreur réfutée en philosophie !&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessous la réponse à l&#039;objection: &amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Des expressions incorrectes en théologie, voire proprement hérétiques, sont : &amp;quot;Parole du Père, Partie de Dieu&amp;quot; (Jésus dit de lui-même, page 244)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4]. Voir ci-dessous, dans les points relevés, &amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
*Marie peut être appelée la seconde née du Père (page 1)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
*maladroites (c&#039;est le moins qu&#039;on puisse dire) sont : Marie, qui manifeste &amp;quot;la joie d&#039;avoir rendu Dieu heureux&amp;quot; (page 70) et qui voudrait pécher pour être aimée de Dieu qui devient Sauveur (page 32)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n&#039;y a rien de maladroit dans cette expression. Un tel &amp;quot;oxymore&amp;quot; se retrouve dans l&#039;Exultet de la nuit de Pâques: &amp;quot;Bienheureuse Faute qui nous valut un tel Sauveur !&amp;quot; et saint Paul n&#039;hésite pas à dire : &amp;quot;Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Rm/9 Romains 9,3]).&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &amp;quot;celui qui aime mérite tout de Dieu&amp;quot; (p. 281 à la fin) ;&lt;br /&gt;
*« Le Verbe est venu sur terre. Il s’est donc séparé du Père et du Saint-Esprit. Il est venu pour travailler sur terre. « Au ciel, les deux autres contemplèrent les œuvres de la Parole » (page 1070 ; et ce sont là des paroles mises dans la bouche de Jésus !)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-069.htm#CEV20709 EMV 207.9]. Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de &#039;&#039;nier l’union hypostatique&#039;&#039; (= union des deux natures, divine et humaine) &#039;&#039;par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites&#039;&#039;. Voir l&#039;article sur l&#039;[[Union hypostatique]] qui comporte 36 extraits de l&#039;œuvre de Maria Valtorta sur ce sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
*De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&lt;br /&gt;
Cependant, ce que j’ai lu me semble plus que suffisant pour formuler le jugement défavorable que j’ai motivé ci-dessus. Je ne m&#039;étendrai donc pas sur les interprétations fausses ou inexactes de divers passages ou livres de l&#039;Écriture Sainte, qui y sont plus fréquentes, mais aussi de moindre conséquence. Ceci s&#039;applique cependant aux passages ou aux livres de la Bible qui reviennent parfois dans les longs dialogues des &amp;quot;visions&amp;quot; ou dans les &amp;quot;dictées&amp;quot;. Par respect pour les Saints Évangiles, auxquels cet ouvrage se réfère continuellement par sa nature même, je crois devoir exprimer ici, à la fin, de manière encore plus explicite, le jugement qui se dégage déjà de ce que j&#039;ai dit plus haut: comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, 26 janvier 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père Alberto VACCARI, Société de Jésus.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 11 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme ===&lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 12 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot; ===::En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27234</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27234"/>
		<updated>2026-05-05T06:52:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : Refonte, suite&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Les critères de jugement ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari commence par définir ce qui, selon lui, doit être une vie romancée de Jésus. Il faut :&lt;br /&gt;
::1 - &amp;quot;Que l’élément historique, fondé sur le récit évangélique, prédomine à la fois en étendue et en importance&amp;quot;. &lt;br /&gt;
::2 - &amp;quot;Que la part ajoutée par l’imagination serve effectivement de complément (et non de supplément) et d’éclaircissement au récit évangélique, sans jamais le contredire&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::3 - &amp;quot;Que le décorum convenant à la dignité du sujet — et surtout à la personne centrale, Jésus béni — soit toujours respecté.&amp;quot;&lt;br /&gt;
::&lt;br /&gt;
::L&#039;œuvre de Maria Valtorta ne remplissant aucun de ces critères, n&#039;est donc qu&#039;une vie de Jésus mal romancée et ne peut être, en aucune façon, d&#039;origine surnaturelle. Alberto Vaccari s&#039;attache, dans la suite de son rapport de cinq pages, à le démontrer à l&#039;aide d&#039;une sélection d&#039;erreurs plus ou moins graves, d&#039;indécences et d&#039;incongruités.&lt;br /&gt;
::Ce que Maria Valtorta rajoute dans ses récits est à écarter comme hors de l&#039;Évangile et ce qu&#039;elle décrit, dans ce périmètre, est non conforme ou opposé.&lt;br /&gt;
::Il est donc important d&#039;examiner le fondement de la trentaine d&#039;objections qu&#039;il formule.&lt;br /&gt;
::C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus &amp;quot;mal romancée&amp;quot;. Cela reflète toute l&#039;ambiguïté de la démarche. Il était de la compétence du Saint-Office de juger de la conformité doctrinale ou du respect des bonnes  mœurs, ce que le titre retenu n&#039;aborde pas.&lt;br /&gt;
::D&#039;autre part, la volonté de corseter les révélations privées ou autres écrits de l&#039;époque, source de tant d&#039;erreurs de jugement (sœur Faustine, Padre Pio, Teilhard de Chardin, ...), tranche avec l&#039;accueil de l&#039;Esprit Saint - qui souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt; - promu désormais par le Magistère:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L&#039;Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l&#039;Église avec une liberté divine et nous offre un grand nombre de dons précieux qui nous aident sur le chemin de la vie et stimulent notre maturation spirituelle dans la fidélité à l&#039;Évangile. Cette action de l&#039;Esprit Saint inclut également la possibilité d&#039;atteindre nos cœurs à travers certains événements surnaturels, comme les apparitions ou les visions du Christ ou de la Sainte Vierge et d&#039;autres phénomènes. Ces manifestations ont souvent provoqué une grande richesse de fruits spirituels, une croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;quot;.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
=== 2 - &amp;quot;Il n’y a pas ce &amp;quot;cœur doux et humble&amp;quot; que lui-même nous propose&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
::Contrairement à ce qu&#039;affirme Alberto Vaccari de manière trop interprétative, Jésus emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
:: C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Il oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Il oublie de même que le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, sans compter les apôtres qui emploient dès le commencement, à l&#039;encontre de Jésus, des périphrases pertinentes : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
::Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;3°) Très souvent dans cette œuvre très prolixe, manque le caractère convenable qui conviendrait à un sujet sérieux, plus encore quand il s’agit de sacré. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la description extrêmement précise du physique de la Vierge Marie enfant&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7,1-2].&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jésus &amp;quot;embrasse sur les joues&amp;quot; la mère de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une spontanéité tout à fait incongrue au sujet de la manière de pêcher et il y a un &amp;quot;Oh&amp;quot; admiratif de S. Pierre qui répond au: &amp;quot;Je n&#039;ai jamais pêché et j&#039;attends que tu m&#039;apprennes.&amp;quot; [de Jésus], et Pierre lui fait une instruction très précise sur l’art de la pêche&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Il y a beaucoup de scènes puériles, maladroites, grotesques et même indécentes comme la guérison de la [[Belle de Corozaïn|Belle de Chorazeïn]] (toujours évoquée avec un B majuscule)&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienne femme légère, devenue lépreuse et paria, elle est guérie par Jésus qui lui demande, à l&#039;identique de Naaman le syrien ([https://www.aelf.org/bible/2R/5 2 Rois 5,14]), de se plonger dans le lac où elle laisse ses loques et ressort nue ([https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm#CEV09405 EMV 94.5])&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce propos, on peut noter de fréquents glissements, &amp;quot;opportuns et inopportuns&amp;quot; sur des sujets sexuels, pour flageller le vice, et contre une société corrompue comme celle d’aujourd’hui, mais est-ce que c’est un bon moyen pour combattre ce vice violent, de le rappeler aussi souvent et aussi crûment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Présenter toutes ces scènes comme des &amp;quot;visions&amp;quot; augmente encore le blâme que mérite l&#039;auteur, essayant ainsi d&#039;authentifier les imaginations de sa fantaisie par le sceau du surnaturel. Cependant, elle-même parfois montre qu’elle n’est pas sûre de la vérité de ses visions parce qu’elle dit décrire les lieux comme elle les a vus sans être certaine que ces lieux existent en réalité&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est le propre des visions authentiques : témoigner intégralement de ce que l&#039;on voit.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;Voir ci-dessous les commentaires sur les points particuliers relevés.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*A la page 67 l’auteur écrit : &amp;quot;Marie se met à chantonner (...) elle répète de temps en temps : &amp;quot;Jéhovah», je devine qu’il doit s’agir d’un cantique sacré&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. C’est de la pure fantaisie ! Aucun Juif, surtout dans l’Antiquité, n’a jamais appelé &amp;quot;Jéhovah&amp;quot; son Dieu ; cette prononciation du nom divin, comme cela a été démontré maintenant, a des origines récentes et est maintenant abolie dans les écoles, comme fausse.&lt;br /&gt;
* La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit: &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité (pour ne pas dire tous) [chap. 312.14] le trouve inacceptable et inutile&amp;quot; (page 1680a, à la fin de l&#039;année II, vol. 3) ; en bref : seuls les ignorants peuvent la croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II. Dans les « dictées » se révèle alors l&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4 - Inconvenances diverses ===&lt;br /&gt;
*En quoi la description de la jeune Marie&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, que voit Maria Valtorta, est-elle inconvenante? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont fait de même.&lt;br /&gt;
*En quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;baiser de paix&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
*Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
*La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari comme on le constatait souvent chez [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|Giovanni Pepe]]. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont choquantes et inquiétantes. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 5 - Condescendances ===&lt;br /&gt;
*Alberto Vaccari traite avec condescendance les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire Dieu merci !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 6 - Une révélation privée qui contient des choses fausses, est fausse ===*L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Affirmé à la page 3249 et suivants (parmi les &amp;quot;visions&amp;quot;) un fait topographique vraiment contraire à l&#039;affirmation explicite de l&#039;Évangile ([https://www.aelf.org/bible/Jn/11 Jean 11,30]) a une explication ou une défense mesquine et insipide faite par Jésus lui-même (page 3263&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;). Dans Valtorta, Jésus rentre dans le jardin de Lazare et les pharisiens assistent aux dialogues entre Jésus et Marthe, alors que dans l’Évangile, Jésus ne rentre pas dans le village où est situé la propriété de Lazare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sur la page 19&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00508 EMV 5.8].&amp;lt;/ref&amp;gt;, citons les paroles de Proverbes 8,22-30, &amp;quot;Jésus dit... (aux hommes. Vous les avez appliqués à la Sagesse, mais ces versets parlent d&#039;Elle, la Belle Mère, la Sainte Mère&amp;quot; ; en bonne exégèse (et surtout dans le sens de l&#039;Église) il fallait dire exactement le contraire : ces versets parlent de la Sagesse et s’appliquent à Marie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.à01 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Surtout il est répréhensible que dans deux &amp;quot;dictées&amp;quot; l&#039;une après l&#039;autre, la première de Marie, la seconde de Jésus (pp. 69-73 et 73-74) on veuille expliquer en profondeur et défendre l&#039;opinion (qui apparaît aussi ailleurs, par exemple page 346) selon laquelle le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu ; opinion qui n&#039;est pas nouvelle, mais déjà connue de saint Augustin qui la qualifiait de « ridicule » (Commentaire sur la Genèse, livre 11, chapitre 41 à la fin), revenu aujourd&#039;hui à la mode dans certains milieux à cause de cette démangeaison qu&#039;excite, surtout chez les jeunes, tout ce qui touche au sixième commandement du Décalogue [« tu ne seras pas adultère »]. Mais il est possible d’affirmer sans l’ombre d’une hésitation que : 1° cela n’a aucun fondement solide dans le récit biblique Genèse chap. 2-3 ; 2° En effet, [cette idée que le péché originel serait l’acte conjugal] est directement contraire à la fois à l&#039;ordre donné par Dieu aux premiers hommes dans le premier récit de la création (Genèse 1, 28 : soyez féconds, multipliez-vous) et comme le proclame la présentation de la première femme au premier homme (Genèse 2, 32-34), dans laquelle Jésus lui-même relève l&#039;institution divine du mariage dans sa forme la plus pure et la plus sacrée (Matthieu 19, 4-6) ; 3° supposer un ordre temporaire de continence, c&#039;est-à-dire la suspension ou l&#039;ajournement de l&#039;ordre divin &amp;quot;croissez et multipliez-vous&amp;quot;, comme sont forcés de le faire les partisans de cette opinion, est pur arbitraire, pure fantaisie, c&#039;est vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas ; et il n’est pas licite de faire une chose pareille&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela suffit à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable. Ajoutons qu’ici et là des doctrines erronées en théologie sont enseignées ou suggérées, dignes d’une censure plus ou moins grave.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Ainsi la préexistence des âmes. De la Bienheureuse Vierge Marie, il est dit avec une grande clarté qu&#039;elle fut créée &amp;quot;seulement esprit&amp;quot; avant le commencement des temps&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512 EMV 5.12]. Voir ci-dessous: &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; (page 22) et qu&#039;alors, conçue et née sur terre, dans son esprit &amp;quot;elle revit ce que son esprit avait vu en Dieu avant d&#039;être conçue&amp;quot; (page 47).&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 7 - La résurrection de Lazare ===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui.il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Cette charge (&amp;quot;audacieuse prétention... fantaisies&amp;quot;) se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. Ceci est parfaitement illustrée dans ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]]&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel ===&lt;br /&gt;
:: La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*&amp;quot;De tous les autres hommes, de toute âme humaine, la préexistence semble se réduire à &amp;quot;un millième d’instant&amp;quot; ; &amp;quot;en effet, nous lisons qu&#039;elle (l&#039;âme) sort parfaite de la pensée divine et qu&#039;à l&#039;instant de sa création elle est égale, pour un millième d&#039;instant, à celle du premier homme (c&#039;est-à-dire sans tache de péché, dans la justice originelle) : perfection qui comprend la vérité comme un don gratuit&amp;quot; (page 1574)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#CEV29009 EMV 290.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;,  d&#039;où il arrive que, quand un homme comprend une vérité, il ne fait rien d&#039;autre que se souvenir de ce qu&#039;en ce millième d&#039;instant il avait vu en Dieu. Le ministère angélique jette la lumière sur ses souvenirs et le tentateur jette les ténèbres (page citée). Pure fantaisie, erreur réfutée en philosophie !&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessous la réponse à l&#039;objection: &amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Des expressions incorrectes en théologie, voire proprement hérétiques, sont : &amp;quot;Parole du Père, Partie de Dieu&amp;quot; (Jésus dit de lui-même, page 244)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4]. Voir ci-dessous, dans les points relevés, &amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
*Marie peut être appelée la seconde née du Père (page 1)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
*maladroites (c&#039;est le moins qu&#039;on puisse dire) sont : Marie, qui manifeste &amp;quot;la joie d&#039;avoir rendu Dieu heureux&amp;quot; (page 70) et qui voudrait pécher pour être aimée de Dieu qui devient Sauveur (page 32)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n&#039;y a rien de maladroit dans cette expression. Un tel &amp;quot;oxymore&amp;quot; se retrouve dans l&#039;Exultet de la nuit de Pâques: &amp;quot;Bienheureuse Faute qui nous valut un tel Sauveur !&amp;quot; et saint Paul n&#039;hésite pas à dire : &amp;quot;Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Rm/9 Romains 9,3]).&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &amp;quot;celui qui aime mérite tout de Dieu&amp;quot; (p. 281 à la fin) ;&lt;br /&gt;
*« Le Verbe est venu sur terre. Il s’est donc séparé du Père et du Saint-Esprit. Il est venu pour travailler sur terre. « Au ciel, les deux autres contemplèrent les œuvres de la Parole » (page 1070 ; et ce sont là des paroles mises dans la bouche de Jésus !)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-069.htm#CEV20709 EMV 207.9]. Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de &#039;&#039;nier l’union hypostatique&#039;&#039; (= union des deux natures, divine et humaine) &#039;&#039;par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites&#039;&#039;. Voir l&#039;article sur l&#039;[[Union hypostatique]] qui comporte 36 extraits de l&#039;œuvre de Maria Valtorta sur ce sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
*De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&lt;br /&gt;
Cependant, ce que j’ai lu me semble plus que suffisant pour formuler le jugement défavorable que j’ai motivé ci-dessus. Je ne m&#039;étendrai donc pas sur les interprétations fausses ou inexactes de divers passages ou livres de l&#039;Écriture Sainte, qui y sont plus fréquentes, mais aussi de moindre conséquence. Ceci s&#039;applique cependant aux passages ou aux livres de la Bible qui reviennent parfois dans les longs dialogues des &amp;quot;visions&amp;quot; ou dans les &amp;quot;dictées&amp;quot;. Par respect pour les Saints Évangiles, auxquels cet ouvrage se réfère continuellement par sa nature même, je crois devoir exprimer ici, à la fin, de manière encore plus explicite, le jugement qui se dégage déjà de ce que j&#039;ai dit plus haut: comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, 26 janvier 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père Alberto VACCARI, Société de Jésus.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 11 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme ===&lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 12 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot; ===::En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27233</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27233"/>
		<updated>2026-05-04T21:48:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* Texte du document */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint (en cours) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Confusion dans le référentiel choisi ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari définit ce qui, selon lui, doit être une vie romancée de Jésus. Il exclut d&#039;emblée l&#039;hypothèse d&#039;une vision. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus mal romancée. Mais le Saint-Office n&#039;est pas un critique littéraire. Il est, par contre, de sa compétence de juger de la conformité doctrinale ou du respect des bonnes  mœurs, ce que le titre retenu n&#039;aborde pas parce qu&#039;au final on ne trouvera rien de convainquant. Mieux, le censeur mentionnera par trois fois la conformité et l&#039;excellence de la théologie, ce qu&#039;il tiendra pour suspect.&lt;br /&gt;
::Sa volonté de corseter les révélations privées dans le domaine de l&#039;imagination, se heurte à leur principe même qui est celui de l&#039;Esprit-Saint qui souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;: une liberté divine comme le rappelle l&#039;Église:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L&#039;Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l&#039;Église avec une liberté divine et nous offre un grand nombre de dons précieux qui nous aident sur le chemin de la vie et stimulent notre maturation spirituelle dans la fidélité à l&#039;Évangile. Cette action de l&#039;Esprit Saint inclut également la possibilité d&#039;atteindre nos cœurs à travers certains événements surnaturels, comme les apparitions ou les visions du Christ ou de la Sainte Vierge et d&#039;autres phénomènes. Ces manifestations ont souvent provoqué une grande richesse de fruits spirituels, une croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;quot;.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;il y a aussi beaucoup d’autres voyages de Jésus, d’autres miracles, d’autres paraboles etc. que ceux qui sont rapportés par les saints évangélistes&amp;lt;ref&amp;gt;Pourquoi le reprocher ? Saint Jean le dit lui-même par deux fois en fin de son Évangile et l&#039;Église le reprend: &amp;quot;Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre ([https://www.aelf.org/bible/Jn/20 Jean 20,30])&amp;quot; - &amp;quot;Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait ([https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,25])&amp;quot; | Voir aussi [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1I.HTM CEC § 514].&amp;lt;/ref&amp;gt; ; en somme, c’est un autre Évangile, semblable dans le fond (mais ni dans la taille, ni dans le style tout à fait moderne) aux évangiles apocryphes de l’Antiquité Chrétienne il faut donc le traiter comme l’antiquité chrétienne a traité les évangiles apocryphes : exclure, ignorer&amp;lt;ref&amp;gt;Alberto Vaccari donne aux écrits apocryphes la connotation populaire de faux, ce qui sert, semble-t-il, son argumentaire. Ce n&#039;est pas exact. Dans le canon actuels des écrits bibliques, l&#039;Eglise catholique retient des écrits qui étaient considérés comme apocryphes au temps des cathédrales. Pour l&#039;Église catholique, le terme &amp;quot;apocryphe&amp;quot; désigne des écrits qui ne sont pas considérés comme faisant partie du canon inspiré de la Sainte Écriture, même s&#039;ils peuvent avoir une valeur historique ou littéraire, ou avoir été populaires à certaines époques. Anne et Joachim que l&#039;Eglise fête le 26 juillet, ne sont connus que par des écrits apocryphes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2°) L’auteur ne nous dit jamais, pas même indirectement, comment on peut concilier ce récit avec la vie publique de Jésus dans les Évangiles&amp;lt;ref&amp;gt;Procès d&#039;intention : L&#039;un des titres mentionnés est &amp;quot;L’ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST&amp;quot; et l&#039;ouvrage se réclame de visions. &amp;lt;/ref&amp;gt;, ces allers et venues multiples qu’elle fait faire au Sauveur jusqu’aux points extrêmes de la Syrie et de la Palestine (d’[[Antioche]] au [[Nébo (Mont)|Mont Nébo]] et à [[Masada, Massada|Massada]] sur la [[Mer Morte]], d’[[Ascalon, Ashqelôn|Ascalon]] sur la Méditerranée à [[Aëra, Aéra|Aéra]] pas très loin de [[Damas]]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le Jésus qu’elle nous présente dans les faits et dans les paroles sur certains points n’est pas celui que nous connaissons bien par les Saints Évangiles. Dans la manière de parler de soi et de sa mission et de traiter avec ses adversaires par exemple à la page 3258 (évidemment je cite les pages selon la numérotation continue qui est signalée en haut à gauche), il n’y a pas ce &amp;quot;cœur doux et humble&amp;quot; que lui-même nous propose comme modèle&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;Voir ci-dessous les commentaires sur les points particuliers relevés.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
*En particulier il va contre toute la tradition évangélique avec la sorte d’ostentation avec laquelle, Jésus, depuis le début de sa prédication (page 244) et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe (et celle-ci n’est pas dans les manuscrits dactylographiés qui me furent donnés, mais je la lis dans le petit opuscule des essais avec le titre &amp;quot;Parole de Vie Éternelle&amp;quot;, p. 21-25.&lt;br /&gt;
*Donc saint Pierre n’a plus la primauté de sa confession : &amp;quot;tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant&amp;quot;, et ça n’a plus de sens, ou au moins perd de sa grande force la réponse de Jésus qui le félicite pour la révélation venue du Père céleste et qui lui confère en correspondance le primat sur l’Église ; alors il faudrait effacer le très beau et très justifié éloge de saint Pierre qu’en tire le docteur de l’église saint Hilaire [de Poitiers, dans son commentaire de l’Évangile selon saint Matthieu, 16,13-20 ] : &amp;quot;toi tu es jugé digne parce que tu es le premier à connaître le Christ de Dieu. Bienheureuse est l’Église qui a une telle fondation&amp;quot; (Bréviaire, fête de la Chaire de saint Pierre, 8ème leçon, 18 janvier)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - &amp;quot;Il n’y a pas ce &amp;quot;cœur doux et humble&amp;quot; que lui-même nous propose&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
::Contrairement à ce qu&#039;affirme Alberto Vaccari de manière trop interprétative, Jésus emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
:: C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Il oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Il oublie de même que le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, sans compter les apôtres qui emploient dès le commencement, à l&#039;encontre de Jésus, des périphrases pertinentes : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
::Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;3°) Très souvent dans cette œuvre très prolixe, manque le caractère convenable qui conviendrait à un sujet sérieux, plus encore quand il s’agit de sacré. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la description extrêmement précise du physique de la Vierge Marie enfant&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7,1-2].&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jésus &amp;quot;embrasse sur les joues&amp;quot; la mère de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une spontanéité tout à fait incongrue au sujet de la manière de pêcher et il y a un &amp;quot;Oh&amp;quot; admiratif de S. Pierre qui répond au: &amp;quot;Je n&#039;ai jamais pêché et j&#039;attends que tu m&#039;apprennes.&amp;quot; [de Jésus], et Pierre lui fait une instruction très précise sur l’art de la pêche&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Il y a beaucoup de scènes puériles, maladroites, grotesques et même indécentes comme la guérison de la [[Belle de Corozaïn|Belle de Chorazeïn]] (toujours évoquée avec un B majuscule)&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienne femme légère, devenue lépreuse et paria, elle est guérie par Jésus qui lui demande, à l&#039;identique de Naaman le syrien ([https://www.aelf.org/bible/2R/5 2 Rois 5,14]), de se plonger dans le lac où elle laisse ses loques et ressort nue ([https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm#CEV09405 EMV 94.5])&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce propos, on peut noter de fréquents glissements, &amp;quot;opportuns et inopportuns&amp;quot; sur des sujets sexuels, pour flageller le vice, et contre une société corrompue comme celle d’aujourd’hui, mais est-ce que c’est un bon moyen pour combattre ce vice violent, de le rappeler aussi souvent et aussi crûment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Présenter toutes ces scènes comme des &amp;quot;visions&amp;quot; augmente encore le blâme que mérite l&#039;auteur, essayant ainsi d&#039;authentifier les imaginations de sa fantaisie par le sceau du surnaturel. Cependant, elle-même parfois montre qu’elle n’est pas sûre de la vérité de ses visions parce qu’elle dit décrire les lieux comme elle les a vus sans être certaine que ces lieux existent en réalité&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est le propre des visions authentiques : témoigner intégralement de ce que l&#039;on voit.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*A la page 67 l’auteur écrit : &amp;quot;Marie se met à chantonner (...) elle répète de temps en temps : &amp;quot;Jéhovah», je devine qu’il doit s’agir d’un cantique sacré&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. C’est de la pure fantaisie ! Aucun Juif, surtout dans l’Antiquité, n’a jamais appelé &amp;quot;Jéhovah&amp;quot; son Dieu ; cette prononciation du nom divin, comme cela a été démontré maintenant, a des origines récentes et est maintenant abolie dans les écoles, comme fausse.&lt;br /&gt;
* La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit: &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité (pour ne pas dire tous) [chap. 312.14] le trouve inacceptable et inutile&amp;quot; (page 1680a, à la fin de l&#039;année II, vol. 3) ; en bref : seuls les ignorants peuvent la croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II. Dans les « dictées » se révèle alors l&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4 - Inconvenances diverses ===&lt;br /&gt;
*En quoi la description de la jeune Marie&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, que voit Maria Valtorta, est-elle inconvenante? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont fait de même.&lt;br /&gt;
*En quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;baiser de paix&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
*Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
*La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari comme on le constatait souvent chez [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|Giovanni Pepe]]. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont choquantes et inquiétantes. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 5 - Condescendances ===&lt;br /&gt;
*Alberto Vaccari traite avec condescendance les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire Dieu merci !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 6 - Une révélation privée qui contient des choses fausses, est fausse ===*L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Affirmé à la page 3249 et suivants (parmi les &amp;quot;visions&amp;quot;) un fait topographique vraiment contraire à l&#039;affirmation explicite de l&#039;Évangile ([https://www.aelf.org/bible/Jn/11 Jean 11,30]) a une explication ou une défense mesquine et insipide faite par Jésus lui-même (page 3263&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;). Dans Valtorta, Jésus rentre dans le jardin de Lazare et les pharisiens assistent aux dialogues entre Jésus et Marthe, alors que dans l’Évangile, Jésus ne rentre pas dans le village où est situé la propriété de Lazare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sur la page 19&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00508 EMV 5.8].&amp;lt;/ref&amp;gt;, citons les paroles de Proverbes 8,22-30, &amp;quot;Jésus dit... (aux hommes. Vous les avez appliqués à la Sagesse, mais ces versets parlent d&#039;Elle, la Belle Mère, la Sainte Mère&amp;quot; ; en bonne exégèse (et surtout dans le sens de l&#039;Église) il fallait dire exactement le contraire : ces versets parlent de la Sagesse et s’appliquent à Marie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.à01 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Surtout il est répréhensible que dans deux &amp;quot;dictées&amp;quot; l&#039;une après l&#039;autre, la première de Marie, la seconde de Jésus (pp. 69-73 et 73-74) on veuille expliquer en profondeur et défendre l&#039;opinion (qui apparaît aussi ailleurs, par exemple page 346) selon laquelle le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu ; opinion qui n&#039;est pas nouvelle, mais déjà connue de saint Augustin qui la qualifiait de « ridicule » (Commentaire sur la Genèse, livre 11, chapitre 41 à la fin), revenu aujourd&#039;hui à la mode dans certains milieux à cause de cette démangeaison qu&#039;excite, surtout chez les jeunes, tout ce qui touche au sixième commandement du Décalogue [« tu ne seras pas adultère »]. Mais il est possible d’affirmer sans l’ombre d’une hésitation que : 1° cela n’a aucun fondement solide dans le récit biblique Genèse chap. 2-3 ; 2° En effet, [cette idée que le péché originel serait l’acte conjugal] est directement contraire à la fois à l&#039;ordre donné par Dieu aux premiers hommes dans le premier récit de la création (Genèse 1, 28 : soyez féconds, multipliez-vous) et comme le proclame la présentation de la première femme au premier homme (Genèse 2, 32-34), dans laquelle Jésus lui-même relève l&#039;institution divine du mariage dans sa forme la plus pure et la plus sacrée (Matthieu 19, 4-6) ; 3° supposer un ordre temporaire de continence, c&#039;est-à-dire la suspension ou l&#039;ajournement de l&#039;ordre divin &amp;quot;croissez et multipliez-vous&amp;quot;, comme sont forcés de le faire les partisans de cette opinion, est pur arbitraire, pure fantaisie, c&#039;est vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas ; et il n’est pas licite de faire une chose pareille&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela suffit à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable. Ajoutons qu’ici et là des doctrines erronées en théologie sont enseignées ou suggérées, dignes d’une censure plus ou moins grave.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Ainsi la préexistence des âmes. De la Bienheureuse Vierge Marie, il est dit avec une grande clarté qu&#039;elle fut créée &amp;quot;seulement esprit&amp;quot; avant le commencement des temps&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512 EMV 5.12]. Voir ci-dessous: &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; (page 22) et qu&#039;alors, conçue et née sur terre, dans son esprit &amp;quot;elle revit ce que son esprit avait vu en Dieu avant d&#039;être conçue&amp;quot; (page 47).&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 7 - La résurrection de Lazare ===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui.il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Cette charge (&amp;quot;audacieuse prétention... fantaisies&amp;quot;) se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. Ceci est parfaitement illustrée dans ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]]&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel ===&lt;br /&gt;
:: La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*&amp;quot;De tous les autres hommes, de toute âme humaine, la préexistence semble se réduire à &amp;quot;un millième d’instant&amp;quot; ; &amp;quot;en effet, nous lisons qu&#039;elle (l&#039;âme) sort parfaite de la pensée divine et qu&#039;à l&#039;instant de sa création elle est égale, pour un millième d&#039;instant, à celle du premier homme (c&#039;est-à-dire sans tache de péché, dans la justice originelle) : perfection qui comprend la vérité comme un don gratuit&amp;quot; (page 1574)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#CEV29009 EMV 290.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;,  d&#039;où il arrive que, quand un homme comprend une vérité, il ne fait rien d&#039;autre que se souvenir de ce qu&#039;en ce millième d&#039;instant il avait vu en Dieu. Le ministère angélique jette la lumière sur ses souvenirs et le tentateur jette les ténèbres (page citée). Pure fantaisie, erreur réfutée en philosophie !&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessous la réponse à l&#039;objection: &amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Des expressions incorrectes en théologie, voire proprement hérétiques, sont : &amp;quot;Parole du Père, Partie de Dieu&amp;quot; (Jésus dit de lui-même, page 244)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4]. Voir ci-dessous, dans les points relevés, &amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
*Marie peut être appelée la seconde née du Père (page 1)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
*maladroites (c&#039;est le moins qu&#039;on puisse dire) sont : Marie, qui manifeste &amp;quot;la joie d&#039;avoir rendu Dieu heureux&amp;quot; (page 70) et qui voudrait pécher pour être aimée de Dieu qui devient Sauveur (page 32)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n&#039;y a rien de maladroit dans cette expression. Un tel &amp;quot;oxymore&amp;quot; se retrouve dans l&#039;Exultet de la nuit de Pâques: &amp;quot;Bienheureuse Faute qui nous valut un tel Sauveur !&amp;quot; et saint Paul n&#039;hésite pas à dire : &amp;quot;Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Rm/9 Romains 9,3]).&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &amp;quot;celui qui aime mérite tout de Dieu&amp;quot; (p. 281 à la fin) ;&lt;br /&gt;
*« Le Verbe est venu sur terre. Il s’est donc séparé du Père et du Saint-Esprit. Il est venu pour travailler sur terre. « Au ciel, les deux autres contemplèrent les œuvres de la Parole » (page 1070 ; et ce sont là des paroles mises dans la bouche de Jésus !)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-069.htm#CEV20709 EMV 207.9]. Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de &#039;&#039;nier l’union hypostatique&#039;&#039; (= union des deux natures, divine et humaine) &#039;&#039;par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites&#039;&#039;. Voir l&#039;article sur l&#039;[[Union hypostatique]] qui comporte 36 extraits de l&#039;œuvre de Maria Valtorta sur ce sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
*De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&lt;br /&gt;
Cependant, ce que j’ai lu me semble plus que suffisant pour formuler le jugement défavorable que j’ai motivé ci-dessus. Je ne m&#039;étendrai donc pas sur les interprétations fausses ou inexactes de divers passages ou livres de l&#039;Écriture Sainte, qui y sont plus fréquentes, mais aussi de moindre conséquence. Ceci s&#039;applique cependant aux passages ou aux livres de la Bible qui reviennent parfois dans les longs dialogues des &amp;quot;visions&amp;quot; ou dans les &amp;quot;dictées&amp;quot;. Par respect pour les Saints Évangiles, auxquels cet ouvrage se réfère continuellement par sa nature même, je crois devoir exprimer ici, à la fin, de manière encore plus explicite, le jugement qui se dégage déjà de ce que j&#039;ai dit plus haut: comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, 26 janvier 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père Alberto VACCARI, Société de Jésus.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 11 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme ===&lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 12 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot; ===::En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27232</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27232"/>
		<updated>2026-05-04T21:47:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : Refonte de l&amp;#039;article&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document ==&lt;br /&gt;
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Commentaires des principaux points soulevés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 - Confusion dans le référentiel choisi ===&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari définit ce qui, selon lui, doit être une vie romancée de Jésus. Il exclut d&#039;emblée l&#039;hypothèse d&#039;une vision. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus mal romancée. Mais le Saint-Office n&#039;est pas un critique littéraire. Il est, par contre, de sa compétence de juger de la conformité doctrinale ou du respect des bonnes  mœurs, ce que le titre retenu n&#039;aborde pas parce qu&#039;au final on ne trouvera rien de convainquant. Mieux, le censeur mentionnera par trois fois la conformité et l&#039;excellence de la théologie, ce qu&#039;il tiendra pour suspect.&lt;br /&gt;
::Sa volonté de corseter les révélations privées dans le domaine de l&#039;imagination, se heurte à leur principe même qui est celui de l&#039;Esprit-Saint qui souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;: une liberté divine comme le rappelle l&#039;Église:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L&#039;Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l&#039;Église avec une liberté divine et nous offre un grand nombre de dons précieux qui nous aident sur le chemin de la vie et stimulent notre maturation spirituelle dans la fidélité à l&#039;Évangile. Cette action de l&#039;Esprit Saint inclut également la possibilité d&#039;atteindre nos cœurs à travers certains événements surnaturels, comme les apparitions ou les visions du Christ ou de la Sainte Vierge et d&#039;autres phénomènes. Ces manifestations ont souvent provoqué une grande richesse de fruits spirituels, une croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;quot;.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;il y a aussi beaucoup d’autres voyages de Jésus, d’autres miracles, d’autres paraboles etc. que ceux qui sont rapportés par les saints évangélistes&amp;lt;ref&amp;gt;Pourquoi le reprocher ? Saint Jean le dit lui-même par deux fois en fin de son Évangile et l&#039;Église le reprend: &amp;quot;Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre ([https://www.aelf.org/bible/Jn/20 Jean 20,30])&amp;quot; - &amp;quot;Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait ([https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,25])&amp;quot; | Voir aussi [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1I.HTM CEC § 514].&amp;lt;/ref&amp;gt; ; en somme, c’est un autre Évangile, semblable dans le fond (mais ni dans la taille, ni dans le style tout à fait moderne) aux évangiles apocryphes de l’Antiquité Chrétienne il faut donc le traiter comme l’antiquité chrétienne a traité les évangiles apocryphes : exclure, ignorer&amp;lt;ref&amp;gt;Alberto Vaccari donne aux écrits apocryphes la connotation populaire de faux, ce qui sert, semble-t-il, son argumentaire. Ce n&#039;est pas exact. Dans le canon actuels des écrits bibliques, l&#039;Eglise catholique retient des écrits qui étaient considérés comme apocryphes au temps des cathédrales. Pour l&#039;Église catholique, le terme &amp;quot;apocryphe&amp;quot; désigne des écrits qui ne sont pas considérés comme faisant partie du canon inspiré de la Sainte Écriture, même s&#039;ils peuvent avoir une valeur historique ou littéraire, ou avoir été populaires à certaines époques. Anne et Joachim que l&#039;Eglise fête le 26 juillet, ne sont connus que par des écrits apocryphes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2°) L’auteur ne nous dit jamais, pas même indirectement, comment on peut concilier ce récit avec la vie publique de Jésus dans les Évangiles&amp;lt;ref&amp;gt;Procès d&#039;intention : L&#039;un des titres mentionnés est &amp;quot;L’ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST&amp;quot; et l&#039;ouvrage se réclame de visions. &amp;lt;/ref&amp;gt;, ces allers et venues multiples qu’elle fait faire au Sauveur jusqu’aux points extrêmes de la Syrie et de la Palestine (d’[[Antioche]] au [[Nébo (Mont)|Mont Nébo]] et à [[Masada, Massada|Massada]] sur la [[Mer Morte]], d’[[Ascalon, Ashqelôn|Ascalon]] sur la Méditerranée à [[Aëra, Aéra|Aéra]] pas très loin de [[Damas]]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le Jésus qu’elle nous présente dans les faits et dans les paroles sur certains points n’est pas celui que nous connaissons bien par les Saints Évangiles. Dans la manière de parler de soi et de sa mission et de traiter avec ses adversaires par exemple à la page 3258 (évidemment je cite les pages selon la numérotation continue qui est signalée en haut à gauche), il n’y a pas ce &amp;quot;cœur doux et humble&amp;quot; que lui-même nous propose comme modèle&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;Voir ci-dessous les commentaires sur les points particuliers relevés.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
*En particulier il va contre toute la tradition évangélique avec la sorte d’ostentation avec laquelle, Jésus, depuis le début de sa prédication (page 244) et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe (et celle-ci n’est pas dans les manuscrits dactylographiés qui me furent donnés, mais je la lis dans le petit opuscule des essais avec le titre &amp;quot;Parole de Vie Éternelle&amp;quot;, p. 21-25.&lt;br /&gt;
*Donc saint Pierre n’a plus la primauté de sa confession : &amp;quot;tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant&amp;quot;, et ça n’a plus de sens, ou au moins perd de sa grande force la réponse de Jésus qui le félicite pour la révélation venue du Père céleste et qui lui confère en correspondance le primat sur l’Église ; alors il faudrait effacer le très beau et très justifié éloge de saint Pierre qu’en tire le docteur de l’église saint Hilaire [de Poitiers, dans son commentaire de l’Évangile selon saint Matthieu, 16,13-20 ] : &amp;quot;toi tu es jugé digne parce que tu es le premier à connaître le Christ de Dieu. Bienheureuse est l’Église qui a une telle fondation&amp;quot; (Bréviaire, fête de la Chaire de saint Pierre, 8ème leçon, 18 janvier)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2 - &amp;quot;Il n’y a pas ce &amp;quot;cœur doux et humble&amp;quot; que lui-même nous propose&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
::Contrairement à ce qu&#039;affirme Alberto Vaccari de manière trop interprétative, Jésus emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3 - Jésus ne cesse de se proclamer Messie ===&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
:: C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Il oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Il oublie de même que le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, sans compter les apôtres qui emploient dès le commencement, à l&#039;encontre de Jésus, des périphrases pertinentes : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
::Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;3°) Très souvent dans cette œuvre très prolixe, manque le caractère convenable qui conviendrait à un sujet sérieux, plus encore quand il s’agit de sacré. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la description extrêmement précise du physique de la Vierge Marie enfant&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7,1-2].&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Jésus &amp;quot;embrasse sur les joues&amp;quot; la mère de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une spontanéité tout à fait incongrue au sujet de la manière de pêcher et il y a un &amp;quot;Oh&amp;quot; admiratif de S. Pierre qui répond au: &amp;quot;Je n&#039;ai jamais pêché et j&#039;attends que tu m&#039;apprennes.&amp;quot; [de Jésus], et Pierre lui fait une instruction très précise sur l’art de la pêche&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Il y a beaucoup de scènes puériles, maladroites, grotesques et même indécentes comme la guérison de la [[Belle de Corozaïn|Belle de Chorazeïn]] (toujours évoquée avec un B majuscule)&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienne femme légère, devenue lépreuse et paria, elle est guérie par Jésus qui lui demande, à l&#039;identique de Naaman le syrien ([https://www.aelf.org/bible/2R/5 2 Rois 5,14]), de se plonger dans le lac où elle laisse ses loques et ressort nue ([https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm#CEV09405 EMV 94.5])&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce propos, on peut noter de fréquents glissements, &amp;quot;opportuns et inopportuns&amp;quot; sur des sujets sexuels, pour flageller le vice, et contre une société corrompue comme celle d’aujourd’hui, mais est-ce que c’est un bon moyen pour combattre ce vice violent, de le rappeler aussi souvent et aussi crûment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Présenter toutes ces scènes comme des &amp;quot;visions&amp;quot; augmente encore le blâme que mérite l&#039;auteur, essayant ainsi d&#039;authentifier les imaginations de sa fantaisie par le sceau du surnaturel. Cependant, elle-même parfois montre qu’elle n’est pas sûre de la vérité de ses visions parce qu’elle dit décrire les lieux comme elle les a vus sans être certaine que ces lieux existent en réalité&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est le propre des visions authentiques : témoigner intégralement de ce que l&#039;on voit.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*A la page 67 l’auteur écrit : &amp;quot;Marie se met à chantonner (...) elle répète de temps en temps : &amp;quot;Jéhovah», je devine qu’il doit s’agir d’un cantique sacré&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. C’est de la pure fantaisie ! Aucun Juif, surtout dans l’Antiquité, n’a jamais appelé &amp;quot;Jéhovah&amp;quot; son Dieu ; cette prononciation du nom divin, comme cela a été démontré maintenant, a des origines récentes et est maintenant abolie dans les écoles, comme fausse.&lt;br /&gt;
* La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit: &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité (pour ne pas dire tous) [chap. 312.14] le trouve inacceptable et inutile&amp;quot; (page 1680a, à la fin de l&#039;année II, vol. 3) ; en bref : seuls les ignorants peuvent la croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II. Dans les « dictées » se révèle alors l&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4 - Inconvenances diverses ===&lt;br /&gt;
*En quoi la description de la jeune Marie&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, que voit Maria Valtorta, est-elle inconvenante? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont fait de même.&lt;br /&gt;
*En quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;baiser de paix&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
*Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
*La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari comme on le constatait souvent chez [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|Giovanni Pepe]]. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont choquantes et inquiétantes. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 5 - Condescendances ===&lt;br /&gt;
*Alberto Vaccari traite avec condescendance les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire Dieu merci !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 6 - Une révélation privée qui contient des choses fausses, est fausse ===*L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Affirmé à la page 3249 et suivants (parmi les &amp;quot;visions&amp;quot;) un fait topographique vraiment contraire à l&#039;affirmation explicite de l&#039;Évangile ([https://www.aelf.org/bible/Jn/11 Jean 11,30]) a une explication ou une défense mesquine et insipide faite par Jésus lui-même (page 3263&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;). Dans Valtorta, Jésus rentre dans le jardin de Lazare et les pharisiens assistent aux dialogues entre Jésus et Marthe, alors que dans l’Évangile, Jésus ne rentre pas dans le village où est situé la propriété de Lazare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sur la page 19&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00508 EMV 5.8].&amp;lt;/ref&amp;gt;, citons les paroles de Proverbes 8,22-30, &amp;quot;Jésus dit... (aux hommes. Vous les avez appliqués à la Sagesse, mais ces versets parlent d&#039;Elle, la Belle Mère, la Sainte Mère&amp;quot; ; en bonne exégèse (et surtout dans le sens de l&#039;Église) il fallait dire exactement le contraire : ces versets parlent de la Sagesse et s’appliquent à Marie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.à01 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Surtout il est répréhensible que dans deux &amp;quot;dictées&amp;quot; l&#039;une après l&#039;autre, la première de Marie, la seconde de Jésus (pp. 69-73 et 73-74) on veuille expliquer en profondeur et défendre l&#039;opinion (qui apparaît aussi ailleurs, par exemple page 346) selon laquelle le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu ; opinion qui n&#039;est pas nouvelle, mais déjà connue de saint Augustin qui la qualifiait de « ridicule » (Commentaire sur la Genèse, livre 11, chapitre 41 à la fin), revenu aujourd&#039;hui à la mode dans certains milieux à cause de cette démangeaison qu&#039;excite, surtout chez les jeunes, tout ce qui touche au sixième commandement du Décalogue [« tu ne seras pas adultère »]. Mais il est possible d’affirmer sans l’ombre d’une hésitation que : 1° cela n’a aucun fondement solide dans le récit biblique Genèse chap. 2-3 ; 2° En effet, [cette idée que le péché originel serait l’acte conjugal] est directement contraire à la fois à l&#039;ordre donné par Dieu aux premiers hommes dans le premier récit de la création (Genèse 1, 28 : soyez féconds, multipliez-vous) et comme le proclame la présentation de la première femme au premier homme (Genèse 2, 32-34), dans laquelle Jésus lui-même relève l&#039;institution divine du mariage dans sa forme la plus pure et la plus sacrée (Matthieu 19, 4-6) ; 3° supposer un ordre temporaire de continence, c&#039;est-à-dire la suspension ou l&#039;ajournement de l&#039;ordre divin &amp;quot;croissez et multipliez-vous&amp;quot;, comme sont forcés de le faire les partisans de cette opinion, est pur arbitraire, pure fantaisie, c&#039;est vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas ; et il n’est pas licite de faire une chose pareille&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela suffit à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable. Ajoutons qu’ici et là des doctrines erronées en théologie sont enseignées ou suggérées, dignes d’une censure plus ou moins grave.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Ainsi la préexistence des âmes. De la Bienheureuse Vierge Marie, il est dit avec une grande clarté qu&#039;elle fut créée &amp;quot;seulement esprit&amp;quot; avant le commencement des temps&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512 EMV 5.12]. Voir ci-dessous: &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; (page 22) et qu&#039;alors, conçue et née sur terre, dans son esprit &amp;quot;elle revit ce que son esprit avait vu en Dieu avant d&#039;être conçue&amp;quot; (page 47).&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 7 - La résurrection de Lazare ===&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui.il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Cette charge (&amp;quot;audacieuse prétention... fantaisies&amp;quot;) se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. Ceci est parfaitement illustrée dans ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 8 - Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]]&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 9 - Le péché originel aurait été un acte sexuel ===&lt;br /&gt;
:: La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
*&amp;quot;De tous les autres hommes, de toute âme humaine, la préexistence semble se réduire à &amp;quot;un millième d’instant&amp;quot; ; &amp;quot;en effet, nous lisons qu&#039;elle (l&#039;âme) sort parfaite de la pensée divine et qu&#039;à l&#039;instant de sa création elle est égale, pour un millième d&#039;instant, à celle du premier homme (c&#039;est-à-dire sans tache de péché, dans la justice originelle) : perfection qui comprend la vérité comme un don gratuit&amp;quot; (page 1574)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#CEV29009 EMV 290.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;,  d&#039;où il arrive que, quand un homme comprend une vérité, il ne fait rien d&#039;autre que se souvenir de ce qu&#039;en ce millième d&#039;instant il avait vu en Dieu. Le ministère angélique jette la lumière sur ses souvenirs et le tentateur jette les ténèbres (page citée). Pure fantaisie, erreur réfutée en philosophie !&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessous la réponse à l&#039;objection: &amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Des expressions incorrectes en théologie, voire proprement hérétiques, sont : &amp;quot;Parole du Père, Partie de Dieu&amp;quot; (Jésus dit de lui-même, page 244)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4]. Voir ci-dessous, dans les points relevés, &amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
*Marie peut être appelée la seconde née du Père (page 1)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
*maladroites (c&#039;est le moins qu&#039;on puisse dire) sont : Marie, qui manifeste &amp;quot;la joie d&#039;avoir rendu Dieu heureux&amp;quot; (page 70) et qui voudrait pécher pour être aimée de Dieu qui devient Sauveur (page 32)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n&#039;y a rien de maladroit dans cette expression. Un tel &amp;quot;oxymore&amp;quot; se retrouve dans l&#039;Exultet de la nuit de Pâques: &amp;quot;Bienheureuse Faute qui nous valut un tel Sauveur !&amp;quot; et saint Paul n&#039;hésite pas à dire : &amp;quot;Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Rm/9 Romains 9,3]).&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &amp;quot;celui qui aime mérite tout de Dieu&amp;quot; (p. 281 à la fin) ;&lt;br /&gt;
*« Le Verbe est venu sur terre. Il s’est donc séparé du Père et du Saint-Esprit. Il est venu pour travailler sur terre. « Au ciel, les deux autres contemplèrent les œuvres de la Parole » (page 1070 ; et ce sont là des paroles mises dans la bouche de Jésus !)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-069.htm#CEV20709 EMV 207.9]. Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de &#039;&#039;nier l’union hypostatique&#039;&#039; (= union des deux natures, divine et humaine) &#039;&#039;par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites&#039;&#039;. Voir l&#039;article sur l&#039;[[Union hypostatique]] qui comporte 36 extraits de l&#039;œuvre de Maria Valtorta sur ce sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
*De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&lt;br /&gt;
Cependant, ce que j’ai lu me semble plus que suffisant pour formuler le jugement défavorable que j’ai motivé ci-dessus. Je ne m&#039;étendrai donc pas sur les interprétations fausses ou inexactes de divers passages ou livres de l&#039;Écriture Sainte, qui y sont plus fréquentes, mais aussi de moindre conséquence. Ceci s&#039;applique cependant aux passages ou aux livres de la Bible qui reviennent parfois dans les longs dialogues des &amp;quot;visions&amp;quot; ou dans les &amp;quot;dictées&amp;quot;. Par respect pour les Saints Évangiles, auxquels cet ouvrage se réfère continuellement par sa nature même, je crois devoir exprimer ici, à la fin, de manière encore plus explicite, le jugement qui se dégage déjà de ce que j&#039;ai dit plus haut: comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, 26 janvier 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père Alberto VACCARI, Société de Jésus.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 11 - Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme ===&lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 12 - Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot; ===::En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
:: Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Belle_de_Coroza%C3%AFn&amp;diff=27231</id>
		<title>Belle de Corozaïn</title>
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		<updated>2026-05-04T19:10:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : initialisation de l&amp;#039;article&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{DISPLAYTITLE:&amp;quot;La belle&amp;quot; de Corozaïn (Chorazeïn)}}&lt;br /&gt;
[[File:Mistral IA-Belle de Corozaïn.webp|thumb|La Belle de Corozaïn (Chorazeïn) guérie par Jésus (EMV 94.4-5)]]&lt;br /&gt;
&amp;quot;La première [[Conversion, convertir|convertie]]&amp;quot; d&#039;[[André]].&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm#CEV09403 EMV 94.3]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Femme [[Sexualité, sensualité, luxure|légère]] dans sa jeunesse, d’où son surnom. &amp;quot;[[Adultère, infidélité|Adultère]], septante fois sept, avec tout ce qui s&#039;appelait &amp;quot;homme&amp;quot; et avait de l&#039;[[Argent, or, salaire|argent]]. [[Tuer, Meurtre, Meurtrier|Homicide]], sept fois sept fois, de ses enfantements bâtards; prostituée par [[Vice, vicié, corruption, corrompu|vice]] et non par besoin&amp;quot;.&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-061.htm#CEV09603 EMV 96.3]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle devient lépreuse en son âge mûr (elle doit avoir 50 ou 60 ans). [[Évangélisation, évangéliser|Évangélisée]] par André sur les bords du lac où elle s’est réfugiée, elle est [[Tableaux des miracles dans l&#039;œuvre de Maria Valtorta|guérie]] par [[Jésus]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Points remarquables ===&lt;br /&gt;
La femme demande la [[Guérir, soigner, santé|guérison]] de l&#039;[[âme]] :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Purifie-moi, Seigneur, mais l&#039;âme avant la chair, Car je suis trois fois impure, et si tu dois me donner une purification, une seule, voilà, je te la demande pour mon âme pécheresse. Avant d&#039;avoir entendu tes paroles que lui (André) me répétait, je disais : Guérir pour retourner parmi les [[Homme, Humanité, humain|hommes]]. Maintenant que je sais, je dis : Guérir pour avoir la [[Vie, vivant|vie]] [[Éternité, Éternel|éternelle]].&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm#CEV09404 EMV 94.4]&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus lui accorde la guérison de l&#039;âme, mais, à l&#039;instar de Nâaman&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/2R/5 2 Rois 5,1-14].&amp;lt;/ref&amp;gt;, quand elle va se baigner comme demandé, c&#039;est le [[Chair, sens|corps]] aussi qui est [[Tableaux des miracles dans l&#039;œuvre de Maria Valtorta|guéri]].&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm#CEV09404 EMV 94.4-5]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guérison fait grand bruit et Jésus doit justifier sa [[Pitié, indulgence, compassion|pitié]] envers la [[Pécheur, pécheresse|pécheresse]] :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Oh ! Je vous comprends, [[Femme|femmes]] [[Trahison, trahir, dénonciation|trahies]] ! Je comprends votre jubilation quand il vous fut dit : &amp;quot;Les chairs de la Belle sont plus puantes et plus pourries que celles d&#039;une charogne&amp;quot;. Mais je vous dis : sachez [[Pardon, pardonner|pardonner]]. Dieu a exécuté vos [[Vengeance, Se venger|vengeances]], et puis encore Dieu a pardonné. Pardonnez-vous aussi. Je lui ai pardonné en votre nom, parce que je sais que vous êtes [[Bonté, Bon(ne)|bonnes]], femmes de [[Béthsaïda, Bethsaïde|Bethsaïde]]...&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-061.htm#CEV09603 EMV 96.3]&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Où en parle-t-on dans l&#039;œuvre ? ===&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm EMV 94] [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-061.htm EMV 96]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-100.htm EMV 133]&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notes et références ===&lt;br /&gt;
[[en:Beauty of Korazim]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Fichier:Mistral_IA-Belle_de_Coroza%C3%AFn.webp&amp;diff=27230</id>
		<title>Fichier:Mistral IA-Belle de Corozaïn.webp</title>
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		<updated>2026-05-04T19:08:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : La Belle de Corozaïn guérie de sa lèpre (EMV 94.4-5)&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
La Belle de Corozaïn guérie de sa lèpre (EMV 94.4-5)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27224</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27224"/>
		<updated>2026-05-03T20:45:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document==&lt;br /&gt;
La traduction française a été faite par Alexis Maillard dans son livre accessible en ligne : &#039;&#039;[http://jesusmarie.free.fr/valtorta.html Maria Valtorta Le Dossier du Vatican]&#039;&#039;. &amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;Note manuscrite : &#039;&#039;Pièce N°63 du Dossier 355/45&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Il s&#039;agit de la pièce 63 du dossier Maria Valtorta (n°355) ouvert en 1945.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À PROPOS DE L’OUVRAGE &amp;quot;PAROLE DE VIE&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(comme l’annonce l’écrit imprimé) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(donné à examiner sur une copie dactylographiée) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;AVIS&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
du Père Alberto Vaccari s.j. Qualificateur du Saint Office&amp;lt;ref&amp;gt;Les &#039;&#039;qualificatori&#039;&#039; étaient des consultants théologiques qui assistaient le Saint-Office dans ses enquêtes. Leur fonction principale était d&#039;examiner les écrits, les propositions ou les doctrines soumises à l&#039;attention du Saint-Office et de déterminer si elles étaient conformes à la doctrine catholique&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;c/enter&amp;gt;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
===Page 7 du document original===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Cette œuvre volumineuse, qui m’a été donnée à examiner sur un support tapé à la machine à écrire, contient deux types d’écrits, très inégaux en longueur, une alternance de visions et de dictées. Sur le premier type [les visions], on fait référence à des faits et des dialogues entre personnes auxquels l’auteur fait comprendre qu’elle a assistés en esprit ; pour le second type [les dictées], on fait parler surtout Jésus, quelquefois Marie, par des petits discours, des exhortations ou instructions ou des choses semblables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I. Quant au premier type, les visions de faits et de dialogues, il est concevable et même légitime de romancer&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;Voir ci-dessous les commentaires sur les points particuliers relevés.&amp;lt;/ref&amp;gt; une vie de Jésus Christ (en l’actualisant avec des mots et des concepts modernes), c’est à dire que les évènements évangéliques racontés sont encadrés par un trame de faits et de scènes crées, selon toute vraisemblance, par l’imagination. Mais on ne pourrait faire cela qu’à certaines conditions : 1°) que l’élément historique, fondé sur le récit évangélique ait la priorité aussi bien en longueur qu’en contenu : 2°) que la partie ajoutée par l’imagination soit seulement un complément (mais non un supplément) et que ce soit un éclaircissement pour le récit évangélique et pas une contradiction ; 3°) que ce qui est ajouté ne porte pas atteinte à la dignité du récit et surtout de la personne centrale, Jésus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant, une fois ces conditions précisées, il me paraît que cette œuvre volumineuse, qui m’a été confiée pour examen, présente des manquements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1°) Le cœur de l’Évangile est noyé et un peu perdu, comme une goutte d’eau dans l’océan, dans une continuelle succession de faits variés, de scènes, de conversations inédites : &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Points particuliers relevés====&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Confusion dans le référentiel choisi&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari définit ce qui, selon lui, doit être une vie romancée de Jésus. Il exclut d&#039;emblée l&#039;hypothèse d&#039;une vision. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus mal romancée. Mais le Saint-Office n&#039;est pas un critique littéraire. Il est, par contre, de sa compétence de juger de la conformité doctrinale ou du respect des bonnes  mœurs, ce que le titre retenu n&#039;aborde pas parce qu&#039;au final on ne trouvera rien de convainquant. Mieux, le censeur mentionnera par trois fois la conformité et l&#039;excellence de la théologie, ce qu&#039;il tiendra pour suspect.&lt;br /&gt;
::Sa volonté de corseter les révélations privées dans le domaine de l&#039;imagination, se heurte à leur principe même qui est celui de l&#039;Esprit-Saint qui souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;: une liberté divine comme le rappelle l&#039;Église:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L&#039;Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l&#039;Église avec une liberté divine et nous offre un grand nombre de dons précieux qui nous aident sur le chemin de la vie et stimulent notre maturation spirituelle dans la fidélité à l&#039;Évangile. Cette action de l&#039;Esprit Saint inclut également la possibilité d&#039;atteindre nos cœurs à travers certains événements surnaturels, comme les apparitions ou les visions du Christ ou de la Sainte Vierge et d&#039;autres phénomènes. Ces manifestations ont souvent provoqué une grande richesse de fruits spirituels, une croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;quot;.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Page 8 du document original ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;il y a aussi beaucoup d’autres voyages de Jésus, d’autres miracles, d’autres paraboles etc. que ceux qui sont rapportés par les saints évangélistes&amp;lt;ref&amp;gt;Pourquoi le reprocher ? Saint Jean le dit lui-même par deux fois en fin de son Évangile et l&#039;Église le reprend: &amp;quot;Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre ([https://www.aelf.org/bible/Jn/20 Jean 20,30])&amp;quot; - &amp;quot;Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait ([https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,25])&amp;quot; | Voir aussi [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1I.HTM CEC § 514].&amp;lt;/ref&amp;gt; ; en somme, c’est un autre Évangile, semblable dans le fond (mais ni dans la taille, ni dans le style tout à fait moderne) aux évangiles apocryphes de l’Antiquité Chrétienne il faut donc le traiter comme l’antiquité chrétienne a traité les évangiles apocryphes : exclure, ignorer&amp;lt;ref&amp;gt;Alberto Vaccari donne aux écrits apocryphes la connotation populaire de faux, ce qui sert, semble-t-il, son argumentaire. Ce n&#039;est pas exact. Dans le canon actuels des écrits bibliques, l&#039;Eglise catholique retient des écrits qui étaient considérés comme apocryphes au temps des cathédrales. Pour l&#039;Église catholique, le terme &amp;quot;apocryphe&amp;quot; désigne des écrits qui ne sont pas considérés comme faisant partie du canon inspiré de la Sainte Écriture, même s&#039;ils peuvent avoir une valeur historique ou littéraire, ou avoir été populaires à certaines époques. Anne et Joachim que l&#039;Eglise fête le 26 juillet, ne sont connus que par des écrits apocryphes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2°) L’auteur ne nous dit jamais, pas même indirectement, comment on peut concilier ce récit avec la vie publique de Jésus dans les Évangiles&amp;lt;ref&amp;gt;Procès d&#039;intention : L&#039;un des titres mentionnés est &amp;quot;L’ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST&amp;quot; et l&#039;ouvrage se réclame de visions. &amp;lt;/ref&amp;gt;, ces allers et venues multiples qu’elle fait faire au Sauveur jusqu’aux points extrêmes de la Syrie et de la Palestine (d’[[Antioche]] au [[Nébo (Mont)|Mont Nébo]] et à [[Masada, Massada|Massada]] sur la [[Mer Morte]], d’[[Ascalon, Ashqelôn|Ascalon]] sur la Méditerranée à [[Aëra, Aéra|Aéra]] pas très loin de [[Damas]]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le Jésus qu’elle nous présente dans les faits et dans les paroles sur certains points n’est pas celui que nous connaissons bien par les Saints Évangiles. Dans la manière de parler de soi et de sa mission et de traiter avec ses adversaires par exemple à la page 3258 (évidemment je cite les pages selon la numérotation continue qui est signalée en haut à gauche), il n’y a pas ce &amp;quot;cœur doux et humble&amp;quot; que lui-même nous propose comme modèle&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;. &lt;br /&gt;
* En particulier il va contre toute la tradition évangélique avec la sorte d’ostentation avec laquelle, Jésus, depuis le début de sa prédication (page 244) et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe (et celle-ci n’est pas dans les manuscrits dactylographiés qui me furent donnés, mais je la lis dans le petit opuscule des essais avec le titre &amp;quot;Parole de Vie Éternelle&amp;quot;, p. 21-25. &lt;br /&gt;
* Donc saint Pierre n’a plus la primauté de sa confession : &amp;quot;tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant&amp;quot;, et ça n’a plus de sens, ou au moins perd de sa grande force la réponse de Jésus qui le félicite pour la révélation venue du Père céleste et qui lui confère en correspondance le primat sur l’Église ; alors il faudrait effacer le très beau et très justifié éloge de saint Pierre qu’en tire le docteur de l’église saint Hilaire [de Poitiers, dans son commentaire de l’Évangile selon saint Matthieu, 16,13-20 ] : &amp;quot;toi tu es jugé digne parce que tu es le premier à connaître le Christ de Dieu. Bienheureuse est l’Église qui a une telle fondation&amp;quot; (Bréviaire, fête de la Chaire de saint Pierre, 8ème leçon, 18 janvier)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Points particuliers relevés====&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&amp;quot;Il n’y a pas ce &amp;quot;cœur doux et humble&amp;quot; que lui-même nous propose&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
::Contrairement à ce qu&#039;affirme Alberto Vaccari de manière trop interprétative, Jésus emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc. &lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Jésus ne cesse de se proclamer Messie&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
::C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Il oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Il oublie de même que le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, sans compter les apôtres qui emploient dès le commencement, à l&#039;encontre de Jésus, des périphrases pertinentes : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
::Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Page 9 du document original===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;3°) Très souvent dans cette œuvre très prolixe, manque le caractère convenable qui conviendrait à un sujet sérieux, plus encore quand il s’agit de sacré. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* la description extrêmement précise du physique de la Vierge Marie enfant&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7,1-2].&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jésus &amp;quot;embrasse sur les joues&amp;quot; la mère de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* une spontanéité tout à fait incongrue au sujet de la manière de pêcher et il y a un &amp;quot;Oh&amp;quot; admiratif de S. Pierre qui répond au: &amp;quot;Je n&#039;ai jamais pêché et j&#039;attends que tu m&#039;apprennes.&amp;quot; [de Jésus], et Pierre lui fait une instruction très précise sur l’art de la pêche&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il y a beaucoup de scènes puériles, maladroites, grotesques et même indécentes comme la guérison de la [[Belle de Corozaïn|Belle de Chorazeïn]] (toujours évoquée avec un B majuscule)&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienne femme légère, devenue lépreuse et paria, elle est guérie par Jésus qui lui demande, à l&#039;identique de Naaman le syrien ([https://www.aelf.org/bible/2R/5 2 Rois 5,14]), de se plonger dans le lac où elle laisse ses loques et ressort nue ([https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm#CEV09405 EMV 94.5])&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce propos, on peut noter de fréquents glissements, &amp;quot;opportuns et inopportuns&amp;quot; sur des sujets sexuels, pour flageller le vice, et contre une société corrompue comme celle d’aujourd’hui, mais est-ce que c’est un bon moyen pour combattre ce vice violent, de le rappeler aussi souvent et aussi crûment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Présenter toutes ces scènes comme des &amp;quot;visions&amp;quot; augmente encore le blâme que mérite l&#039;auteur, essayant ainsi d&#039;authentifier les imaginations de sa fantaisie par le sceau du surnaturel. Cependant, elle-même parfois montre qu’elle n’est pas sûre de la vérité de ses visions parce qu’elle dit décrire les lieux comme elle les a vus sans être certaine que ces lieux existent en réalité&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est le propre des visions authentiques : témoigner intégralement de ce que l&#039;on voit.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* A la page 67 l’auteur écrit : &amp;quot;Marie se met à chantonner (...) elle répète de temps en temps : &amp;quot;Jéhovah», je devine qu’il doit s’agir d’un cantique sacré&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. C’est de la pure fantaisie ! Aucun Juif, surtout dans l’Antiquité, n’a jamais appelé &amp;quot;Jéhovah&amp;quot; son Dieu ; cette prononciation du nom divin, comme cela a été démontré maintenant, a des origines récentes et est maintenant abolie dans les écoles, comme fausse. &lt;br /&gt;
* La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit: &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité (pour ne pas dire tous) [chap. 312.14] le trouve inacceptable et inutile&amp;quot; (page 1680a, à la fin de l&#039;année II, vol. 3) ; en bref : seuls les ignorants peuvent la croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II. Dans les « dictées » se révèle alors l&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Points particuliers relevés====&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Inconvenances diverses&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
*En quoi la description de la jeune Marie&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, que voit Maria Valtorta, est-elle inconvenante? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont fait de même.&lt;br /&gt;
* En quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;baiser de paix&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
*Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
* La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari comme on le constatait souvent chez [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|Giovanni Pepe]]. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont choquantes et inquiétantes. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Condescendances&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Alberto Vaccari traite avec condescendance les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire Dieu merci !&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Une révélation privée qui contient des choses fausses, est fausse&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Page 10 du document original ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Affirmé à la page 3249 et suivants (parmi les &amp;quot;visions&amp;quot;) un fait topographique vraiment contraire à l&#039;affirmation explicite de l&#039;Évangile ([https://www.aelf.org/bible/Jn/11 Jean 11,30]) a une explication ou une défense mesquine et insipide faite par Jésus lui-même (page 3263&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;). Dans Valtorta, Jésus rentre dans le jardin de Lazare et les pharisiens assistent aux dialogues entre Jésus et Marthe, alors que dans l’Évangile, Jésus ne rentre pas dans le village où est situé la propriété de Lazare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sur la page 19&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00508 EMV 5.8].&amp;lt;/ref&amp;gt;, citons les paroles de Proverbes 8,22-30, &amp;quot;Jésus dit... (aux hommes. Vous les avez appliqués à la Sagesse, mais ces versets parlent d&#039;Elle, la Belle Mère, la Sainte Mère&amp;quot; ; en bonne exégèse (et surtout dans le sens de l&#039;Église) il fallait dire exactement le contraire : ces versets parlent de la Sagesse et s’appliquent à Marie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.à01&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Surtout il est répréhensible que dans deux &amp;quot;dictées&amp;quot; l&#039;une après l&#039;autre, la première de Marie, la seconde de Jésus (pp. 69-73 et 73-74) on veuille expliquer en profondeur et défendre l&#039;opinion (qui apparaît aussi ailleurs, par exemple page 346) selon laquelle le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu ; opinion qui n&#039;est pas nouvelle, mais déjà connue de saint Augustin qui la qualifiait de « ridicule » (Commentaire sur la Genèse, livre 11, chapitre 41 à la fin), revenu aujourd&#039;hui à la mode dans certains milieux à cause de cette démangeaison qu&#039;excite, surtout chez les jeunes, tout ce qui touche au sixième commandement du Décalogue [« tu ne seras pas adultère »]. Mais il est possible d’affirmer sans l’ombre d’une hésitation que : 1° cela n’a aucun fondement solide dans le récit biblique Genèse chap. 2-3 ; 2° En effet, [cette idée que le péché originel serait l’acte conjugal] est directement contraire à la fois à l&#039;ordre donné par Dieu aux premiers hommes dans le premier récit de la création (Genèse 1, 28 : soyez féconds, multipliez-vous) et comme le proclame la présentation de la première femme au premier homme (Genèse 2, 32-34), dans laquelle Jésus lui-même relève l&#039;institution divine du mariage dans sa forme la plus pure et la plus sacrée (Matthieu 19, 4-6) ; 3° supposer un ordre temporaire de continence, c&#039;est-à-dire la suspension ou l&#039;ajournement de l&#039;ordre divin &amp;quot;croissez et multipliez-vous&amp;quot;, comme sont forcés de le faire les partisans de cette opinion, est pur arbitraire, pure fantaisie, c&#039;est vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas ; et il n’est pas licite de faire une chose pareille&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela suffit à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable. Ajoutons qu’ici et là des doctrines erronées en théologie sont enseignées ou suggérées, dignes d’une censure plus ou moins grave.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ainsi la préexistence des âmes. De la Bienheureuse Vierge Marie, il est dit avec une grande clarté qu&#039;elle fut créée &amp;quot;seulement esprit&amp;quot; avant le commencement des temps&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512 EMV 5.12]. Voir ci-dessous: &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; (page 22) et qu&#039;alors, conçue et née sur terre, dans son esprit &amp;quot;elle revit ce que son esprit avait vu en Dieu avant d&#039;être conçue&amp;quot; (page 47). &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Points particuliers relevés====&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;La résurrection de Lazare&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui.il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
:: Cette charge (&amp;quot;audacieuse prétention... fantaisies&amp;quot;) se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. Ceci est parfaitement illustrée dans ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Le péché originel aurait été un acte sexuel&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
::La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Page 11 du document original ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &amp;quot;De tous les autres hommes, de toute âme humaine, la préexistence semble se réduire à &amp;quot;un millième d’instant&amp;quot; ; &amp;quot;en effet, nous lisons qu&#039;elle (l&#039;âme) sort parfaite de la pensée divine et qu&#039;à l&#039;instant de sa création elle est égale, pour un millième d&#039;instant, à celle du premier homme (c&#039;est-à-dire sans tache de péché, dans la justice originelle) : perfection qui comprend la vérité comme un don gratuit&amp;quot; (page 1574)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#CEV29009 EMV 290.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;,  d&#039;où il arrive que, quand un homme comprend une vérité, il ne fait rien d&#039;autre que se souvenir de ce qu&#039;en ce millième d&#039;instant il avait vu en Dieu. Le ministère angélique jette la lumière sur ses souvenirs et le tentateur jette les ténèbres (page citée). Pure fantaisie, erreur réfutée en philosophie !&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessous la réponse à l&#039;objection: &amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Des expressions incorrectes en théologie, voire proprement hérétiques, sont : &amp;quot;Parole du Père, Partie de Dieu&amp;quot; (Jésus dit de lui-même, page 244)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4]. Voir ci-dessous, dans les points relevés, &amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, &lt;br /&gt;
* Marie peut être appelée la seconde née du Père (page 1)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt; ; &lt;br /&gt;
* maladroites (c&#039;est le moins qu&#039;on puisse dire) sont : Marie, qui manifeste &amp;quot;la joie d&#039;avoir rendu Dieu heureux&amp;quot; (page 70) et qui voudrait pécher pour être aimée de Dieu qui devient Sauveur (page 32)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n&#039;y a rien de maladroit dans cette expression. Un tel &amp;quot;oxymore&amp;quot; se retrouve dans l&#039;Exultet de la nuit de Pâques: &amp;quot;Bienheureuse Faute qui nous valut un tel Sauveur !&amp;quot; et saint Paul n&#039;hésite pas à dire : &amp;quot;Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Rm/9 Romains 9,3]).&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &amp;quot;celui qui aime mérite tout de Dieu&amp;quot; (p. 281 à la fin) ; &lt;br /&gt;
* « Le Verbe est venu sur terre. Il s’est donc séparé du Père et du Saint-Esprit. Il est venu pour travailler sur terre. « Au ciel, les deux autres contemplèrent les œuvres de la Parole » (page 1070 ; et ce sont là des paroles mises dans la bouche de Jésus !)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-069.htm#CEV20709 EMV 207.9]. Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de &#039;&#039;nier l’union hypostatique&#039;&#039; (= union des deux natures, divine et humaine) &#039;&#039;par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites&#039;&#039;. Voir l&#039;article sur l&#039;[[Union hypostatique]] qui comporte 36 extraits de l&#039;œuvre de Maria Valtorta sur ce sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
* De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&lt;br /&gt;
Cependant, ce que j’ai lu me semble plus que suffisant pour formuler le jugement défavorable que j’ai motivé ci-dessus. Je ne m&#039;étendrai donc pas sur les interprétations fausses ou inexactes de divers passages ou livres de l&#039;Écriture Sainte, qui y sont plus fréquentes, mais aussi de moindre conséquence. Ceci s&#039;applique cependant aux passages ou aux livres de la Bible qui reviennent parfois dans les longs dialogues des &amp;quot;visions&amp;quot; ou dans les &amp;quot;dictées&amp;quot;. Par respect pour les Saints Évangiles, auxquels cet ouvrage se réfère continuellement par sa nature même, je crois devoir exprimer ici, à la fin, de manière encore plus explicite, le jugement qui se dégage déjà de ce que j&#039;ai dit plus haut: comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, 26 janvier 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père Alberto VACCARI, Société de Jésus.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Points particuliers relevés ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien&amp;lt;/u&amp;gt; &lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27223</id>
		<title>Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_avis_d%27Alberto_Vaccari,_(26/01/1949)&amp;diff=27223"/>
		<updated>2026-05-03T17:45:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Valtorta-vaccari.pdf|thumb|Rapport d&#039;Alberto Vaccari, sj, établit à la demande du Saint-Office]]&lt;br /&gt;
Cet avis (Parere) d&#039;Alberto Vaccari sj, a été établi à partir du 24 novembre 1948 à la demande du Saint-Office alors que l&#039;œuvre de Maria Valtorta était sur le point d&#039;être éditée par les Servites de Marie. Terminé en deux mois d&#039;une étude incomplète&amp;lt;ref&amp;gt;Il mentionne fonder son opinion sur des résumés (p. 51). Il conclut (p. 55) : &amp;quot;De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&amp;quot; ([http://jesusmarie.free.fr/valtorta.pdf Traduction d&#039;Alexis Maillard]).&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, cet avis, très critique, résume la valeur de l&#039;œuvre de Maria Valtorta dans le dernier mot du rapport : &amp;quot;zero&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait suite aux [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|&#039;&#039;Brevi notizie&#039;&#039;]] du rapport de Mgr Giovanni Pepe dont il constitue les pages 7 et suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contexte et postérité==&lt;br /&gt;
Cet avis ne fonde pas l&#039;opinion du Saint-Office, il la justifie a postériori. En effet, dans sa [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|note brève]] du 2 février 1949, Giovanni Pepe rappelle que dès le 13 mars 1946 (p. 35), le confesseur de &amp;quot;l’hystérique&amp;quot; Maria Valtorta devait être remplacé par &amp;quot;un confesseur sérieux et prudent, qui la surveillera et interdira et empêchera que ses &amp;quot;dictées et visions&amp;quot; se répandent parmi les fidèles&amp;quot;. Une position non pas fondée sur  une étude mais sur des on-dit. Ce qui n&#039;empêchera pas Pie XII de recevoir en [[Pie XII et Maria Valtorta#L’audience papale|audience]] &amp;quot;un exalté qui voit l&#039;intervention des anges et des démons là où il n&#039;y a que des manifestations d&#039;hystérie&amp;quot; (p. 36) et d&#039;encourager la publication de l&#039;œuvre de Maria Valtorta. Une position contraire à l&#039;avis du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport Vaccari répondra parfaitement à cet objectif de &amp;quot;démolir&amp;quot; l&#039;œuvre de &amp;quot;l&#039;hystérique&amp;quot; jusqu&#039;au point &amp;quot;zero&amp;quot;. Il prend cependant son importance en ce qu&#039;il inspirera, en 1960,  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]]. Un article qui reprend très largement l&#039;argumentaire d&#039;Alberto Vaccari d&#039;une manière plus pondérée toutefois : il dénonce une &amp;quot;vie de Jésus mal romancée&amp;quot; et aucunement hérétique, ce qui n&#039;est pas le cas de son analyse primitive exposée ici qui lui trouve tous les défauts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette analyse, vielle de 75 ans, a beaucoup circulé semble-t-il auprès de personnes critiques envers l&#039;œuvre de Maria Valtorta. On en retrouve les composantes, dès 1994, chez le P. Mitch Pacwa sj&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. JONATHAN A. BAKER, &#039;&#039;In Defense of thePoem&#039;&#039;, 2007, [https://www.maria-valtorta.net/mitch_response1.html www.maria-valtorta.ne]t.&amp;lt;/ref&amp;gt;. On les retrouve dans des études critiques récentes. Toutes se présentent comme des études originales, sans citation de source Vaccari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte du document==&lt;br /&gt;
La traduction française a été faite par Alexis Maillard dans son livre accessible en ligne : &#039;&#039;[http://jesusmarie.free.fr/valtorta.html Maria Valtorta Le Dossier du Vatican]&#039;&#039;. &amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;Note manuscrite : &#039;&#039;Pièce N°63 du Dossier 355/45&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Il s&#039;agit de la pièce 63 du dossier Maria Valtorta (n°355) ouvert en 1945.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À PROPOS DE L’OUVRAGE &amp;quot;PAROLE DE VIE&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(comme l’annonce l’écrit imprimé) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ou &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(donné à examiner sur une copie dactylographiée) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;AVIS&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
du Père Alberto Vaccari s.j. Qualificateur du Saint Office&amp;lt;ref&amp;gt;Les &#039;&#039;qualificatori&#039;&#039; étaient des consultants théologiques qui assistaient le Saint-Office dans ses enquêtes. Leur fonction principale était d&#039;examiner les écrits, les propositions ou les doctrines soumises à l&#039;attention du Saint-Office et de déterminer si elles étaient conformes à la doctrine catholique&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;c/enter&amp;gt;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
===Page 7 du document original===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Cette œuvre volumineuse, qui m’a été donnée à examiner sur un support tapé à la machine à écrire, contient deux types d’écrits, très inégaux en longueur, une alternance de visions et de dictées. Sur le premier type [les visions], on fait référence à des faits et des dialogues entre personnes auxquels l’auteur fait comprendre qu’elle a assistés en esprit ; pour le second type [les dictées], on fait parler surtout Jésus, quelquefois Marie, par des petits discours, des exhortations ou instructions ou des choses semblables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I. Quant au premier type, les visions de faits et de dialogues, il est concevable et même légitime de romancer&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot;&amp;gt;Voir ci-dessous les commentaires sur les points particuliers relevés.&amp;lt;/ref&amp;gt; une vie de Jésus Christ (en l’actualisant avec des mots et des concepts modernes), c’est à dire que les évènements évangéliques racontés sont encadrés par un trame de faits et de scènes crées, selon toute vraisemblance, par l’imagination. Mais on ne pourrait faire cela qu’à certaines conditions : 1°) que l’élément historique, fondé sur le récit évangélique ait la priorité aussi bien en longueur qu’en contenu : 2°) que la partie ajoutée par l’imagination soit seulement un complément (mais non un supplément) et que ce soit un éclaircissement pour le récit évangélique et pas une contradiction ; 3°) que ce qui est ajouté ne porte pas atteinte à la dignité du récit et surtout de la personne centrale, Jésus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant, une fois ces conditions précisées, il me paraît que cette œuvre volumineuse, qui m’a été confiée pour examen, présente des manquements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1°) Le cœur de l’Évangile est noyé et un peu perdu, comme une goutte d’eau dans l’océan, dans une continuelle succession de faits variés, de scènes, de conversations inédites : &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Points particuliers relevés====&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Confusion dans le référentiel choisi&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari définit ce qui, selon lui, doit être une vie romancée de Jésus. Il exclut d&#039;emblée l&#039;hypothèse d&#039;une vision. C&#039;est l&#039;origine de la confusion que l&#039;on observera dans  [[Osservatore Romano (06/01/1960)|l&#039;article commentant la mise à l&#039;Index]] : voulant condamner le caractère inspiré de la révélation privée, il n&#039;argumentera que sur une vie de Jésus mal romancée. Mais le Saint-Office n&#039;est pas un critique littéraire. Il est, par contre, de sa compétence de juger de la conformité doctrinale ou du respect des bonnes  mœurs, ce que le titre retenu n&#039;aborde pas parce qu&#039;au final on ne trouvera rien de convainquant. Mieux, le censeur mentionnera par trois fois la conformité et l&#039;excellence de la théologie, ce qu&#039;il tiendra pour suspect.&lt;br /&gt;
::Sa volonté de corseter les révélations privées dans le domaine de l&#039;imagination, se heurte à leur principe même qui est celui de l&#039;Esprit-Saint qui souffle où il veut&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Jn/3 Jean 3,8].&amp;lt;/ref&amp;gt;: une liberté divine comme le rappelle l&#039;Église:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L&#039;Esprit Saint, qui jaillit du cœur du Christ ressuscité, agit dans l&#039;Église avec une liberté divine et nous offre un grand nombre de dons précieux qui nous aident sur le chemin de la vie et stimulent notre maturation spirituelle dans la fidélité à l&#039;Évangile. Cette action de l&#039;Esprit Saint inclut également la possibilité d&#039;atteindre nos cœurs à travers certains événements surnaturels, comme les apparitions ou les visions du Christ ou de la Sainte Vierge et d&#039;autres phénomènes. Ces manifestations ont souvent provoqué une grande richesse de fruits spirituels, une croissance de la foi, de la dévotion, de la fraternité et du service&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;&amp;quot;.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Page 8 du document original ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;il y a aussi beaucoup d’autres voyages de Jésus, d’autres miracles, d’autres paraboles etc. que ceux qui sont rapportés par les saints évangélistes&amp;lt;ref&amp;gt;Pourquoi le reprocher ? Saint Jean le dit lui-même par deux fois en fin de son Évangile et l&#039;Église le reprend: &amp;quot;Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre ([https://www.aelf.org/bible/Jn/20 Jean 20,30])&amp;quot; - &amp;quot;Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait ([https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,25])&amp;quot; | Voir aussi [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1I.HTM CEC § 514].&amp;lt;/ref&amp;gt; ; en somme, c’est un autre Évangile, semblable dans le fond (mais ni dans la taille, ni dans le style tout à fait moderne) aux évangiles apocryphes de l’Antiquité Chrétienne il faut donc le traiter comme l’antiquité chrétienne a traité les évangiles apocryphes : exclure, ignorer&amp;lt;ref&amp;gt;Alberto Vaccari donne aux écrits apocryphes la connotation populaire de faux, ce qui sert, semble-t-il, son argumentaire. Ce n&#039;est pas exact. Dans le canon actuels des écrits bibliques, l&#039;Eglise catholique retient des écrits qui étaient considérés comme apocryphes au temps des cathédrales. Pour l&#039;Église catholique, le terme &amp;quot;apocryphe&amp;quot; désigne des écrits qui ne sont pas considérés comme faisant partie du canon inspiré de la Sainte Écriture, même s&#039;ils peuvent avoir une valeur historique ou littéraire, ou avoir été populaires à certaines époques. Anne et Joachim que l&#039;Eglise fête le 26 juillet, ne sont connus que par des écrits apocryphes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2°) L’auteur ne nous dit jamais, pas même indirectement, comment on peut concilier ce récit avec la vie publique de Jésus dans les Évangiles&amp;lt;ref&amp;gt;Procès d&#039;intention : L&#039;un des titres mentionnés est &amp;quot;L’ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST&amp;quot; et l&#039;ouvrage se réclame de visions. &amp;lt;/ref&amp;gt;, ces allers et venues multiples qu’elle fait faire au Sauveur jusqu’aux points extrêmes de la Syrie et de la Palestine (d’[[Antioche]] au [[Nébo (Mont)|Mont Nébo]] et à [[Masada, Massada|Massada]] sur la [[Mer Morte]], d’[[Ascalon, Ashqelôn|Ascalon]] sur la Méditerranée à [[Aëra, Aéra|Aéra]] pas très loin de [[Damas]]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le Jésus qu’elle nous présente dans les faits et dans les paroles sur certains points n’est pas celui que nous connaissons bien par les Saints Évangiles. Dans la manière de parler de soi et de sa mission et de traiter avec ses adversaires par exemple à la page 3258 (évidemment je cite les pages selon la numérotation continue qui est signalée en haut à gauche), il n’y a pas ce &amp;quot;cœur doux et humble&amp;quot; que lui-même nous propose comme modèle&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;. &lt;br /&gt;
* En particulier il va contre toute la tradition évangélique avec la sorte d’ostentation avec laquelle, Jésus, depuis le début de sa prédication (page 244) et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe (et celle-ci n’est pas dans les manuscrits dactylographiés qui me furent donnés, mais je la lis dans le petit opuscule des essais avec le titre &amp;quot;Parole de Vie Éternelle&amp;quot;, p. 21-25. &lt;br /&gt;
* Donc saint Pierre n’a plus la primauté de sa confession : &amp;quot;tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant&amp;quot;, et ça n’a plus de sens, ou au moins perd de sa grande force la réponse de Jésus qui le félicite pour la révélation venue du Père céleste et qui lui confère en correspondance le primat sur l’Église ; alors il faudrait effacer le très beau et très justifié éloge de saint Pierre qu’en tire le docteur de l’église saint Hilaire [de Poitiers, dans son commentaire de l’Évangile selon saint Matthieu, 16,13-20 ] : &amp;quot;toi tu es jugé digne parce que tu es le premier à connaître le Christ de Dieu. Bienheureuse est l’Église qui a une telle fondation&amp;quot; (Bréviaire, fête de la Chaire de saint Pierre, 8ème leçon, 18 janvier)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Points particuliers relevés====&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;&amp;quot;Il n’y a pas ce &amp;quot;cœur doux et humble&amp;quot; que lui-même nous propose&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
::Contrairement à ce qu&#039;affirme Alberto Vaccari de manière trop interprétative, Jésus emploie aussi des formules parfois extrêmement dures à l&#039;encontre de ses interlocuteurs, même avec Pierre:&lt;br /&gt;
::&amp;quot;Hypocrites !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/22 Matthieu 22,18]) | &amp;quot;guides aveugles&amp;quot;, &amp;quot;pire que vous&amp;quot; &amp;quot;insensés et aveugles&amp;quot;, &amp;quot;sépulcres blanchis&amp;quot;, &amp;quot;serpents, race de vipères&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/23 Matthieu 23,13-36]) | &amp;quot;Passe derrière moi, Satan !&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,2]3) | &amp;quot;Vous en faites une caverne de brigands&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/21 Matthieu 21,12-13]) | &amp;quot;Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mt/25 Matthieu 25,41]) | &amp;quot; Ils dévorent les biens des veuves&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Mc/12 Marc 12,40]) | &amp;quot;Vous avez pour père le diable&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,44]) | &amp;quot;Vous êtes des menteurs&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Jn/8 Jean 8,55]), etc. &lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Jésus ne cesse de se proclamer Messie&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Autre |Voir aussi :|Secret messianique|Confession et primauté de Pierre à Césarée de Philippe}}&lt;br /&gt;
::C&#039;est l&#039;une des quatre reproches que l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039; retiendra plus tard contre l&#039;œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Par contre dans cette espèce d&#039;histoire romancée, Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours.&amp;quot; &amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi que des &amp;quot;inconvenances&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Quelques pages sont plutôt scabreuses et, par certaines descriptions et certaines scènes, rappellent des romans modernes&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari s&#039;offusque de ce que &amp;quot;Jésus, depuis le début de sa prédication et puis très souvent avec tous types de personnes, se proclame Messie, et &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot;, et même, le &amp;quot;Verbe du Père&amp;quot;, et c’est pourquoi il est même tenu pour tel par une partie de la population, bien avant la fameuse profession de saint Pierre à Césarée de Philippe&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Il oublie que le premier à proclamer publiquement que Jésus est &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; est le Père Éternel lui-même dans la première des trois théophanies de l&#039;Évangile&amp;lt;ref&amp;gt;“Tu es mon Fils bien-aimé” ([https://www.aelf.org/bible/Mt/3 Matthieu 3,17] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/1 Marc 1,11] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/3 Luc 3,22]).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
::Il oublie de même que le premier apôtre à confesser Jésus comme Fils de Dieu est Nathanaël&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/1 Jean 1,49].&amp;lt;/ref&amp;gt;, sans compter les apôtres qui emploient dès le commencement, à l&#039;encontre de Jésus, des périphrases pertinentes : Agneau de Dieu, Celui qui était annoncé.&lt;br /&gt;
::Il se méprend enfin sur la discrétion demandée pour l&#039;annonce du Messie. Jésus se proclame Fils de Dieu de notoriété publique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,36-37].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce sera même &#039;&#039;le motif de sa condamnation&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/5 Jean 5,18].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il s&#039;en réserve l&#039;exclusivité&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/16 Matthieu 16,20] | [https://www.aelf.org/bible/Mc/8 Marc 8,30] | [https://www.aelf.org/bible/Lc/9 Luc 9,21].&amp;lt;/ref&amp;gt; tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Page 9 du document original===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;3°) Très souvent dans cette œuvre très prolixe, manque le caractère convenable qui conviendrait à un sujet sérieux, plus encore quand il s’agit de sacré. Par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* la description extrêmement précise du physique de la Vierge Marie enfant&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7,1-2].&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Jésus &amp;quot;embrasse sur les joues&amp;quot; la mère de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* une spontanéité tout à fait incongrue au sujet de la manière de pêcher et il y a un &amp;quot;Oh&amp;quot; admiratif de S. Pierre qui répond au: &amp;quot;Je n&#039;ai jamais pêché et j&#039;attends que tu m&#039;apprennes.&amp;quot; [de Jésus], et Pierre lui fait une instruction très précise sur l’art de la pêche&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il y a beaucoup de scènes puériles, maladroites, grotesques et même indécentes comme la guérison de la [[Belle de Corozaïn|Belle de Chorazeïn]] (toujours évoquée avec un B majuscule)&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienne femme légère, devenue lépreuse et paria, elle est guérie par Jésus qui lui demande, à l&#039;identique de Naaman le syrien ([https://www.aelf.org/bible/2R/5 2 Rois 5,14]), de se plonger dans le lac où elle laisse ses loques et ressort nue ([https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm#CEV09405 EMV 94.5])&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce propos, on peut noter de fréquents glissements, &amp;quot;opportuns et inopportuns&amp;quot; sur des sujets sexuels, pour flageller le vice, et contre une société corrompue comme celle d’aujourd’hui, mais est-ce que c’est un bon moyen pour combattre ce vice violent, de le rappeler aussi souvent et aussi crûment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Présenter toutes ces scènes comme des &amp;quot;visions&amp;quot; augmente encore le blâme que mérite l&#039;auteur, essayant ainsi d&#039;authentifier les imaginations de sa fantaisie par le sceau du surnaturel. Cependant, elle-même parfois montre qu’elle n’est pas sûre de la vérité de ses visions parce qu’elle dit décrire les lieux comme elle les a vus sans être certaine que ces lieux existent en réalité&amp;lt;ref&amp;gt;C&#039;est le propre des visions authentiques : témoigner intégralement de ce que l&#039;on voit.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* A la page 67 l’auteur écrit : &amp;quot;Marie se met à chantonner (...) elle répète de temps en temps : &amp;quot;Jéhovah», je devine qu’il doit s’agir d’un cantique sacré&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. C’est de la pure fantaisie ! Aucun Juif, surtout dans l’Antiquité, n’a jamais appelé &amp;quot;Jéhovah&amp;quot; son Dieu ; cette prononciation du nom divin, comme cela a été démontré maintenant, a des origines récentes et est maintenant abolie dans les écoles, comme fausse. &lt;br /&gt;
* La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit: &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité (pour ne pas dire tous) [chap. 312.14] le trouve inacceptable et inutile&amp;quot; (page 1680a, à la fin de l&#039;année II, vol. 3) ; en bref : seuls les ignorants peuvent la croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II. Dans les « dictées » se révèle alors l&#039;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Points particuliers relevés====&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Inconvenances diverses&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
*En quoi la description de la jeune Marie&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm#CEV00701 EMV 7.1/2].&amp;lt;/ref&amp;gt;, que voit Maria Valtorta, est-elle inconvenante? Les voyants de Fatima, de Lourdes, de la Salette, ... ont fait de même.&lt;br /&gt;
* En quoi le fait d&#039;embrasser &amp;quot;sur les joues&amp;quot; la mère &amp;quot;éprouvée&amp;quot; de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-042.htm#CEV07802 EMV 78.2].&amp;lt;/ref&amp;gt; est-il choquant ? Alberto Vaccari se choque-t-il du baiser de paix&amp;lt;ref&amp;gt;Historiquement, le &amp;quot;baiser de paix&amp;quot; ou &amp;quot;saint baiser&amp;quot; dans le christianisme primitif impliquait un contact physique. Saint Paul mentionnent à plusieurs reprises l&#039;injonction de &amp;quot;saluer par un saint baiser&amp;quot; (en grec : &#039;&#039;en philemati hagio&#039;&#039;)  . Saint Pierre utilise l&#039;expression &amp;quot;par un baiser d&#039;amour&amp;quot; (&#039;&#039;en philemati agapes&#039;&#039;). Saint Justin Martyr décrit l&#039;échange du baiser de paix (&#039;&#039;allelous philemati aspazometha&#039;&#039;) après les prières et avant l&#039;Offertoire dans la liturgie. Il n&#039;y a que sainteté dans ce geste physique de tradition ancienne, la nature exacte du contact (sur la bouche, la joue, la main) n&#039;est pas toujours précisée.&amp;lt;/ref&amp;gt;, de longue tradition ?&lt;br /&gt;
*Il trouve &amp;quot;incongru&amp;quot; que Jésus apprenne le lancer de filet de pêche de Simon-Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm#CEV05803 EMV 58.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alberto Vaccari semble classer cela dans les &amp;quot;scènes puériles, maladroites, grotesques&amp;quot;. Ces qualificatifs peuvent-ils s&#039;appliquer à Jésus exerçant le métier de charpentier ? Le roi David était berger, Pierre était pêcheur, Paul fabriquait des tentes.&lt;br /&gt;
* La lecture du simple mot &amp;quot;nue&amp;quot; provoque un trouble chez Alberto Vaccari comme on le constatait souvent chez [[Saint-Office, Brevi notizie, (02/02/1949)|Giovanni Pepe]]. Mais Dieu nous a créés nus et innocents. L&#039;Évangile mentionne des personnages nus&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/14 Marc 14,52] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/21 Jean 21,7].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La nudité n&#039;est pas perversion pour le médecin, l&#039;infirmier, l&#039;artiste, …  Seules les pensées qu&#039;elles provoquent sont choquantes et inquiétantes. “Tout est pur pour le pur” dit Saint Paul&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Tt/1 Tite 1,15].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Condescendances&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Alberto Vaccari traite avec condescendance les données matérielles contenus dans l&#039;œuvre et leur auteur : &amp;quot;La science de l’auteur imaginatif est plutôt dépassée. Elle-même semble le reconnaître lorsqu&#039;elle écrit : &amp;quot;Mais c&#039;est un évangile pour les simples et les petits, non pour les docteurs pour qui la grande majorité le trouve inacceptable et inutile&amp;quot;  en bref : seuls les ignorants peuvent la croire&amp;quot;. Les explications que Jésus donne, - car c&#039;est Jésus qui parle et non Maria Valtorta -, sont pourtant de bon sens&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-178.htm#CEV31214 EMV 312.14]. Jésus explique pourquoi il emploie, dans les dictées, des mots courants plutôt que des mots savants : pour être compris par tout le monde. &amp;quot;Les simples et les petits comprendront mieux &amp;quot;Anatolie&amp;quot; que &amp;quot;Bithynie ou Mysie&amp;quot;. Mais il le précise cependant pour confirmer l&#039;authenticité de l&#039;œuvre.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les discours de Jésus dans l&#039;Évangile sont-ils accessibles à tous ou seulement aux savants&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,25].&amp;lt;/ref&amp;gt;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Pour illustrer ce point, il dénonce &amp;quot;la pure fantaisie&amp;quot; de la jeune Marie invoquant &amp;quot;Jéhovah&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-023.htm#CEV01602 EMV 16.2].&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Ce nom, dit-il, est d&#039;origine récente et était imprononçable. Si ce nom est apparu au Moyen-Âge c&#039;est parce que les Massorètes (érudits juifs) ont ajouté des points-voyelles au texte hébreu pour aider à la lecture. Il n&#039;en aurait été nul besoin si ce nom était réellement imprononçable. Si le respect et l&#039;usage liturgique sont établis, les noms théophores (noms propres composés avec le [[Le Nom divin|Nom divin]]) prouvent que son usage gagnait la vie quotidienne&amp;lt;ref&amp;gt;Le nom de Jésus en est un exemple : Yehoshua est la contraction de &amp;quot;Yeho&amp;quot; (יְהוֹ) qui représente le nom de Dieu dans ses deux premières syllabes (יהוח) et de &amp;quot;shua&amp;quot; (שוע) signifiant &amp;quot;un cri à l&#039;aide !&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La prohibition du juron ou du blasphème n&#039;interdit pas de dire Dieu merci !&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Une révélation privée qui contient des choses fausses, est fausse&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* L’affirmation : &amp;quot;Ça ne peut pas être de véritables visions parce qu’elles contiennent des choses fausses&amp;quot; contredit l&#039;enseignement de l&#039;Église catholique aujourd&#039;hui&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;[https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_ddf_doc_20240517_norme-fenomeni-soprannaturali_fr.html Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés]&#039;&#039;, Dicastère pour la doctrine de la Foi, 17 mai 2024.&amp;lt;/ref&amp;gt;, comme hier&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;The Catholic encyclopedia&#039;&#039;, 1913, Private Revelations.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Selon l&#039;Église catholique, la présence d&#039;inexactitudes ou d&#039;éléments faux dans les détails secondaires d&#039;une révélation privée n&#039;invalide pas nécessairement son authenticité fondamentale ou son origine divine. L&#039;Église, lorsqu&#039;elle approuve des révélations privées, déclare seulement qu&#039;elles ne contiennent rien de contraire à la foi ou aux bonnes mœurs, et qu&#039;elles peuvent être lues sans danger ou même avec profit. Le critère pour juger la vérité d&#039;une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, [https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini § 14], deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conformité de l&#039;œuvre de Maria Valtorta  aux quatre Évangiles et à la Bible a été démontrée&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;[[La révélation privée de Maria Valtorta#Sept caractéristiques pour juger de son authenticité.|La révélation privée de Maria Valtorta, Sept caractéristiques pour juger de son authenticité]]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, caractéristique unique qui ne se retrouve pas dans les [[Vies de Jésus commentées et révélées|&amp;quot;vies&amp;quot; de Jésus]] romancées ou historiques, auxquelles Alberto Vaccari aurait voulu rattacher cette révélation privée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Page 10 du document original ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Affirmé à la page 3249 et suivants (parmi les &amp;quot;visions&amp;quot;) un fait topographique vraiment contraire à l&#039;affirmation explicite de l&#039;Évangile ([https://www.aelf.org/bible/Jn/11 Jean 11,30]) a une explication ou une défense mesquine et insipide faite par Jésus lui-même (page 3263&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;). Dans Valtorta, Jésus rentre dans le jardin de Lazare et les pharisiens assistent aux dialogues entre Jésus et Marthe, alors que dans l’Évangile, Jésus ne rentre pas dans le village où est situé la propriété de Lazare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Sur la page 19&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00508 EMV 5.8].&amp;lt;/ref&amp;gt;, citons les paroles de Proverbes 8,22-30, &amp;quot;Jésus dit... (aux hommes. Vous les avez appliqués à la Sagesse, mais ces versets parlent d&#039;Elle, la Belle Mère, la Sainte Mère&amp;quot; ; en bonne exégèse (et surtout dans le sens de l&#039;Église) il fallait dire exactement le contraire : ces versets parlent de la Sagesse et s’appliquent à Marie&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Surtout il est répréhensible que dans deux &amp;quot;dictées&amp;quot; l&#039;une après l&#039;autre, la première de Marie, la seconde de Jésus (pp. 69-73 et 73-74) on veuille expliquer en profondeur et défendre l&#039;opinion (qui apparaît aussi ailleurs, par exemple page 346) selon laquelle le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu ; opinion qui n&#039;est pas nouvelle, mais déjà connue de saint Augustin qui la qualifiait de « ridicule » (Commentaire sur la Genèse, livre 11, chapitre 41 à la fin), revenu aujourd&#039;hui à la mode dans certains milieux à cause de cette démangeaison qu&#039;excite, surtout chez les jeunes, tout ce qui touche au sixième commandement du Décalogue [« tu ne seras pas adultère »]. Mais il est possible d’affirmer sans l’ombre d’une hésitation que : 1° cela n’a aucun fondement solide dans le récit biblique Genèse chap. 2-3 ; 2° En effet, [cette idée que le péché originel serait l’acte conjugal] est directement contraire à la fois à l&#039;ordre donné par Dieu aux premiers hommes dans le premier récit de la création (Genèse 1, 28 : soyez féconds, multipliez-vous) et comme le proclame la présentation de la première femme au premier homme (Genèse 2, 32-34), dans laquelle Jésus lui-même relève l&#039;institution divine du mariage dans sa forme la plus pure et la plus sacrée (Matthieu 19, 4-6) ; 3° supposer un ordre temporaire de continence, c&#039;est-à-dire la suspension ou l&#039;ajournement de l&#039;ordre divin &amp;quot;croissez et multipliez-vous&amp;quot;, comme sont forcés de le faire les partisans de cette opinion, est pur arbitraire, pure fantaisie, c&#039;est vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas ; et il n’est pas licite de faire une chose pareille&amp;lt;ref name=&amp;quot;:1&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela suffit à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable. Ajoutons qu’ici et là des doctrines erronées en théologie sont enseignées ou suggérées, dignes d’une censure plus ou moins grave.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ainsi la préexistence des âmes. De la Bienheureuse Vierge Marie, il est dit avec une grande clarté qu&#039;elle fut créée &amp;quot;seulement esprit&amp;quot; avant le commencement des temps&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot;&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512 EMV 5.12]. Voir ci-dessous: &amp;quot;&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt; (page 22) et qu&#039;alors, conçue et née sur terre, dans son esprit &amp;quot;elle revit ce que son esprit avait vu en Dieu avant d&#039;être conçue&amp;quot; (page 47). &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Points particuliers relevés====&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;La résurrection de Lazare&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[fichier:ChatGPT Marthe et Jesus.webp|thumb|&amp;quot;Lazare est mort ! Si tu avais été là il ne serait pas mort. Pourquoi n&#039;es-tu pas venu plus tôt, Maître ?&amp;quot; (EMV 548.4)]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari dénonce une &amp;quot;audacieuse prétention d&#039;attribuer ses propres fantaisies et erreurs à l&#039;autorité suprême du divin Sauveur et de sa très sainte Mère&amp;quot; (p.52). À l&#039;appui.il signale que contrairement à Jean 11,30, le Jésus de Maria Valtorta rencontre Marthe au seuil de la propriété et non à la limite de Béthanie. Il ne retient pas l&#039;explication que donne Jésus sur ce point particulier&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/08-008.htm#CEV54820 EMV 548.20].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
:: Cette charge (&amp;quot;audacieuse prétention... fantaisies&amp;quot;) se heurte à deux faits signalés pourtant par Jésus : Marthe ne pouvait pas sortir de la propriété de Lazare : Selon les lois juives (halakha), Marthe et Marie devaient rester cloîtrées pendant sept jours sans sortir de la maison (Lazare était enseveli depuis 4 jours seulement). Cette obligation de deuil strict est appelée &amp;quot;shiv&#039;a&amp;quot; (&#039;&#039;les sept jours de deuil&#039;&#039;). D&#039;autre part, Jésus contourne le village de Béthanie pour se rendre à la propriété de Lazare qui est à l&#039;opposé. Ceci est parfaitement illustrée dans ce [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2008/ChatGPT-EMV548.20.png schéma]&amp;lt;ref&amp;gt;Image générée par intelligence artificielle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  Si Maria Valtorta ne pouvait connaître cette coutume ancienne de la Shiv&#039;ah, qu&#039;elle évoque pourtant, un exégète tel qu&#039;Alberto Vaccari aurait dû noter ce point qui donne toute sa cohérence au récit de l&#039;Évangile canonique.&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Exégèse contestée de Proverbes 8, 22-30 et &amp;quot;préexistence&amp;quot; des âmes&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[fichier:Prosper.jpg|thumb|Le bienheureux Dom Prosper Guéranger (1805-1875&amp;lt;]]&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conteste l&#039;exégèse qui applique ce texte à la Vierge Marie et il en tire toute une série d&#039;incongruités comme la préexistence des âmes, la nature d&#039;esprit de Marie ou le fait qu&#039;elle soit appelée la &amp;quot;seconde-née&amp;quot; du Père.  Ces reproches ont été repris, sans citation de source, par don Guillaume Chevallier. Ils ont fait l&#039;objet d&#039;une réponse argumentée de Marie de Nazareth&amp;lt;ref&amp;gt;MARIE DE NAZARETH : &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;, renvoyant notamment à la Liturgie et aux commentaires qu&#039;en fait le Bienheureux Dom Prosper Guéranger qui ne peut être taxé de manquement à l&#039;exégèse. Nous les reproduisons&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.domgueranger.net/annee-liturgique-lavent-propre-des-saints/ Année liturgique, propre des saints, 8 décembre], commentaires de Proverbes 8,22-31.&amp;lt;/ref&amp;gt; car ils répondent aux objections d&#039;Alberto Vaccari:&lt;br /&gt;
::&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;L’Apôtre nous enseigne que Jésus, notre Emmanuel, est le premier-né de toute créature ([https://www.aelf.org/bible/Col/1 Colossiens 1,15]). Ce mot profond signifie non seulement qu’il est, en tant que Dieu, éternellement engendré du Père ; mais il exprime encore que le Verbe divin, &#039;&#039;en tant qu’homme, est antérieur à tous les êtres créés&#039;&#039;.     Cependant ce monde était sorti du néant, le genre humain habitait cette terre depuis déjà quatre mille ans&amp;lt;ref&amp;gt;Ancienneté de l&#039;Homme estimée à l&#039;époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque le Fils de Dieu s’unit à une nature créée. &#039;&#039;C’est donc dans l’intention éternelle de Dieu, et non dans l’ordre des temps, qu’il faut chercher cette antériorité&#039;&#039; de l’Homme-Dieu sur toute créature. Le Tout-Puissant a d’abord résolu de donner à son Fils éternel une nature créée, la nature humaine, et, par suite de cette résolution, de créer pour être le domaine de cet Homme-Dieu, tous les êtres spirituels et corporels. Voilà pourquoi la divine Sagesse, le Fils de Dieu, dans le passage de l’Écriture que l’Église nous propose aujourd’hui et que nous venons de lire, insiste sur sa préexistence à toutes les créatures qui forment cet univers.  Comme Dieu, il est engendré de toute éternité au sein de son Père ; comme homme, il était dans la pensée de Dieu le type de toutes les créatures, avant qu’elles fussent sorties du néant. Mais le Fils de Dieu, pour être un homme de notre filiation, ainsi que l’exigeait le décret divin, devait naître dans le temps, et naître d’une Mère.     &#039;&#039;Cette Mère a donc été présente éternellement à la pensée de Dieu&#039;&#039; comme le moyen par lequel le Verbe prendrait la nature humaine ; le Fils et la Mère sont donc unis dans le même plan de l’Incarnation ; &#039;&#039;Marie était donc présente comme Jésus dans le décret divin, avant que la création sortît du néant&#039;&#039;. Voilà pourquoi, dès les premiers siècles du christianisme, la sainte Église a reconnu la voix de la Mère unie à celle du Fils dans ce sublime passage du livre sacré, et a voulu qu’on le lût dans l’assemblée des fidèles, ainsi que les autres passages analogues de l’Écriture, aux solennités de la Mère de Dieu [...]  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;On comprend à lire ces commentaires du Bienheureux Dom Prosper Guéranger, comment la Sagesse, essence de Dieu le Père, a pu concevoir de toute éternité la Mère Immaculée de la Sagesse incarnée, Jésus, &amp;quot;premier-né de toute créature&amp;quot;.   Maria Valtorta ne connaissait peut-être pas ces commentaires. Mais Alberto Vaccari ne pouvait les ignorer: En 1947 Pie XII, dans son encyclique &#039;&#039;[https://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/jd3.htm Mediator Dei]&#039;&#039; (1947), notait qu&#039;un renouveau remarquable de l&#039;intérêt savant pour la liturgie sacrée avait eu lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, principalement grâce à l&#039;initiative privée et au travail zélé des monastères bénédictins. Le bienheureux Dom Prosper Guéranger, qui a joué un rôle fondamental dans le mouvement liturgique, dont le Pape Pie XII a reconnu l&#039;importance providentielle&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église&amp;quot; (PIE XII - &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/pius-xii/fr/speeches/1956/documents/hf_p-xii_spe_19560922_liturgia-pastorale.html Discours aux participants du congrès international de Liturgie pastorale]&#039;&#039;, Samedi 22 septembre 1956.&amp;lt;/ref&amp;gt;, fut aussi le restaurateur de l&#039;ordre des Bénédictins en France, notamment à Solesmes.&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Le péché originel aurait été un acte sexuel&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
::La lecture superficielle, qu&#039;Alberto Vaccari reconnaît, l&#039;a conduit à confondre la cause et la conséquence du péché originel. Il pense que &amp;quot;Le péché originel, la première faute d&#039;Adam et Ève, était l&#039;acte conjugal accompli à l&#039;instigation du diable contre l&#039;interdiction de Dieu&amp;quot;. Ce serait, selon lui, &amp;quot;vouloir introduire dans l&#039;Écriture divine ce qui n&#039;y est pas&amp;quot; et suffirait &amp;quot;à conclure que cette œuvre, tant dans l&#039;un que dans l&#039;autre élément dont elle est constituée (visions et dictées) est condamnable&amp;quot;. L&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039;]], dix ans plus tard, retient cette objection mais en des termes plus modérés : elle est qualifiée de &amp;quot;plutôt extravagante et inexacte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
::Maria Valtorta, dans un note d&#039;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-034.htm#CEV17409 EMV 174.8/9], détaille l&#039;enchaînement de la cause et des conséquences du Péché originel : sous l&#039;action du Serpent &amp;quot;Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle.&amp;quot; Cette luxure spirituelle &amp;quot;engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître&amp;quot;. Celle-ci &amp;quot;engendra la luxure charnelle&amp;quot; qui les pousse à un accouplement qui &amp;quot;procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et &#039;&#039;différentes de celles que Dieu avait établies&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [[Péché originel : le Serpent séduit Ève puis Adam#Le développement théologique de Maria Valtorta|l&#039;article spécifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;  Le descriptif de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-024.htm#CEV02405 EMV 17.5/6].&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit donc bien un dérèglement des sens aboutissant à la triple concupiscence comme l&#039;explique le Catéchisme de l&#039;Église catholique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. &#039;&#039;Catéchisme de l&#039;Église catholique&#039;&#039;, [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1C.HTM § 377]: &amp;quot;La &amp;quot;maîtrise&amp;quot; du monde que Dieu avait accordée à l’homme dès le début, se réalisait avant tout chez l’homme lui-même comme maîtrise de soi. L’homme était intact et ordonné dans tout son être, parce que libre de la triple concupiscence (cf. 1 Jean 2,16) qui le soumet aux plaisirs des sens, à la convoitise des biens terrestres et à l’affirmation de soi contre les impératifs de la raison&amp;quot;.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
§ 379 &amp;quot;C’est toute cette harmonie de la justice originelle, prévue pour l’homme par le dessein de Dieu, qui sera perdu par le péché de nos premiers parents.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt; quarante-sept ans après la dictée de Maria Valtorta. Le Péché originel a engendré la &amp;quot;&#039;&#039;luxure&#039;&#039; charnelle&amp;quot;. Adam et Ève n&#039;ont pas procréé avant la péché originel. Cela aurait été caractérisé par une pureté, une harmonie et une obéissance parfaite de la chair à la volonté, sans la honte ni la concupiscence qui sont apparues après la Chute. Maria Valtorta, comme la Genèse, ne dit pas autre chose&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [https://www.aelf.org/bible/Gn/3 Genèse 3,16] : &amp;quot;Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Page 11 du document original ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
* &amp;quot;De tous les autres hommes, de toute âme humaine, la préexistence semble se réduire à &amp;quot;un millième d’instant&amp;quot; ; &amp;quot;en effet, nous lisons qu&#039;elle (l&#039;âme) sort parfaite de la pensée divine et qu&#039;à l&#039;instant de sa création elle est égale, pour un millième d&#039;instant, à celle du premier homme (c&#039;est-à-dire sans tache de péché, dans la justice originelle) : perfection qui comprend la vérité comme un don gratuit&amp;quot; (page 1574)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#CEV29009 EMV 290.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;,  d&#039;où il arrive que, quand un homme comprend une vérité, il ne fait rien d&#039;autre que se souvenir de ce qu&#039;en ce millième d&#039;instant il avait vu en Dieu. Le ministère angélique jette la lumière sur ses souvenirs et le tentateur jette les ténèbres (page citée). Pure fantaisie, erreur réfutée en philosophie !&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessous la réponse à l&#039;objection: &amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Des expressions incorrectes en théologie, voire proprement hérétiques, sont : &amp;quot;Parole du Père, Partie de Dieu&amp;quot; (Jésus dit de lui-même, page 244)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4]. Voir ci-dessous, dans les points relevés, &amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, &lt;br /&gt;
* Marie peut être appelée la seconde née du Père (page 1)&amp;lt;ref name=&amp;quot;:2&amp;quot; /&amp;gt; ; &lt;br /&gt;
* maladroites (c&#039;est le moins qu&#039;on puisse dire) sont : Marie, qui manifeste &amp;quot;la joie d&#039;avoir rendu Dieu heureux&amp;quot; (page 70) et qui voudrait pécher pour être aimée de Dieu qui devient Sauveur (page 32)&amp;lt;ref&amp;gt;Il n&#039;y a rien de maladroit dans cette expression. Un tel &amp;quot;oxymore&amp;quot; se retrouve dans l&#039;Exultet de la nuit de Pâques: &amp;quot;Bienheureuse Faute qui nous valut un tel Sauveur !&amp;quot; et saint Paul n&#039;hésite pas à dire : &amp;quot;Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/Rm/9 Romains 9,3]).&amp;lt;/ref&amp;gt; ; &amp;quot;celui qui aime mérite tout de Dieu&amp;quot; (p. 281 à la fin) ; &lt;br /&gt;
* « Le Verbe est venu sur terre. Il s’est donc séparé du Père et du Saint-Esprit. Il est venu pour travailler sur terre. « Au ciel, les deux autres contemplèrent les œuvres de la Parole » (page 1070 ; et ce sont là des paroles mises dans la bouche de Jésus !)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-069.htm#CEV20709 EMV 207.9]. Afin d’établir un parallèle entre Trinité céleste (Père, Fils et Esprit-Saint) et trinité terrestre (Jésus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir à l’expédient d’attribuer à Dieu des pensées et des comportements humains, en établissant des séparations et des réunions entre Personnes divines.    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, de &#039;&#039;nier l’union hypostatique&#039;&#039; (= union des deux natures, divine et humaine) &#039;&#039;par laquelle le Verbe, étant réellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessé de faire un avec le Père et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessé d’être le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grâce et par volonté très parfaites&#039;&#039;. Voir l&#039;article sur l&#039;[[Union hypostatique]] qui comporte 36 extraits de l&#039;œuvre de Maria Valtorta sur ce sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
* De tels écarts par rapport au sentiment juste et au discours exact en matière de foi ne me semblent pas fréquents en proportion de l&#039;ampleur de l&#039;ouvrage ; mais je dois dire que je ne l&#039;ai pas lu dans son intégralité, en profondeur, sauf quelques parties.&lt;br /&gt;
Cependant, ce que j’ai lu me semble plus que suffisant pour formuler le jugement défavorable que j’ai motivé ci-dessus. Je ne m&#039;étendrai donc pas sur les interprétations fausses ou inexactes de divers passages ou livres de l&#039;Écriture Sainte, qui y sont plus fréquentes, mais aussi de moindre conséquence. Ceci s&#039;applique cependant aux passages ou aux livres de la Bible qui reviennent parfois dans les longs dialogues des &amp;quot;visions&amp;quot; ou dans les &amp;quot;dictées&amp;quot;. Par respect pour les Saints Évangiles, auxquels cet ouvrage se réfère continuellement par sa nature même, je crois devoir exprimer ici, à la fin, de manière encore plus explicite, le jugement qui se dégage déjà de ce que j&#039;ai dit plus haut: comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, 26 janvier 1949. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père Alberto VACCARI, Société de Jésus.&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Points particuliers relevés ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Pour un millième d&#039;instant, l&#039;âme sortie parfaite de la pensée divine est égale à celle du premier homme&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Dans une dictée du [https://www.maria-valtorta.org/Quaderni/470128.htm 28 janvier 1947] (p.332), Jésus répond d&#039;avance à cette objection par un argumentaire d&#039;évidence qu&#039;Alberto Vaccari n&#039;aurait pas pu nier: &amp;quot;[l&#039;âme] ne sort pas impure de la Pensée créatrice. Le péché originel se trouve dans l’homme et dans les enfants de l’homme, pas en Dieu. C’est pourquoi ce n’est pas au moment où elle est créée par Dieu mais au moment de s’incarner dans l’homme conçu par l’homme que l’âme contracte l’héritage que se partagent les descendants d’Adam…&amp;quot;. Voir le développement dans la [https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-154.htm#_ftn1 note de bas de page].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Jésus, &amp;quot;partie de Dieu&amp;quot;&amp;lt;/u&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::En EMV 487.4, Jésus dit: &amp;quot;Mais Moi je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien, je fais &#039;&#039;partie de Lui&#039;&#039;, et je suis un Tout avec Lui. Et Il m&#039;a envoyé, pour que j&#039;accomplisse ce que veut sa Pensée.&amp;quot; Cette expression comporte trois affirmations: 1 - &amp;quot;Je connais Celui qui m&#039;a envoyé parce que je suis sien&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/17 Jean 17,25] |  [https://www.aelf.org/bible/Mt/11 Matthieu 11,27].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Jésus est &amp;quot;sien&amp;quot; (du Père) par nature, étant le Fils éternellement engendré. 2 - &amp;quot;Je fais partie de Lui&amp;quot;. Ceci est effectivement théologiquement imprécis et potentiellement problématique. Utiliser le terme &amp;quot;partie&amp;quot; peut induire en erreur en suggérant que la divinité est fragmentée (ce qui est contraire à la doctrine de la Trinité) ou que Jésus n&#039;est pas pleinement Dieu. 3 - &amp;quot;Et je suis un Tout avec Lui&amp;quot;. Ceci est théologiquement juste et biblique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/10 Jean 10,30] | [https://www.aelf.org/bible/Jn/14 Jean 14,9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais nécessite une compréhension précise. L&#039;unité entre le Père et le Fils n&#039;efface pas la distinction des personnes. Jésus est &amp;quot;un Tout avec Lui&amp;quot; dans le sens d&#039;une unité d&#039;essence divine, mais il reste une personne distincte du Père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari aurait donc été fondé à dénoncer les dangers de cette formulation s&#039;il ne commettait pas un anachronisme et une partialité d&#039;interprétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Anachronisme&amp;lt;/u&amp;gt; : Si dans un écrit contemporain, l&#039;expression serait critiquable, elle est justifiée pour une vision historique. Il s&#039;agit du passage de l&#039;Évangile où Jésus parle de sa vraie nature&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Jn/7 Jean 7,25-30].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Juifs du temps de Jésus (notamment les pharisiens et le Sanhédrin), l’idée trinitaire était révolutionnaire et scandaleuse. D&#039;ailleurs Jésus ne parlera explicitement du Paraclet qu&#039;à ses apôtres et en final. Pour eux, c’était une lumière nouvelle, mais difficile à saisir pleinement avant la Résurrection et la Pentecôte. La formulation claire de la Trinité (un seul Dieu en trois Personnes) ne viendra seulement avec les Conciles des IVe-Ve siècles (Nicée, Constantinople). Encore aujourd&#039;hui il reste difficile de l&#039;exprimer et de la concevoir simplement. Les analogies que l&#039;on emploie (famille, trèfle de St Patrick, ...) ne sont pas des hérésies, mais des pédagogies. Jésus emploie une formulation accessible dans le contexte de l&#039;époque. Une formulation qui contient bien la substance du mystère : Un Dieu en trois personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;u&amp;gt;Partialité&amp;lt;/u&amp;gt; : Jésus ne s&#039;arrête pas à l&#039;image: dans la suite du discours il développe longuement le mystère de la Trinité, de l&#039;Incarnation et de la Rédemption, vérités, là aussi, si profondes qu&#039;elles sont difficiles à saisir pleinement au point que Maria Valtorta écrira: &amp;quot;Les gens chuchotent. Pas tous ont compris, même la plupart (et je suis du nombre) n&#039;ont pas compris. Nous sommes trop ignorants. Mais nous avons l&#039;intuition qu&#039;il a énoncé de grandes choses, et nous nous taisons pleins d&#039;admiration.&amp;quot; Il suffit de lire le développement que Jésus fait&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48704 EMV 487.4 à 487.9].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et qu&#039;il justifie bibliquement, pour comprendre la justesse de cette remarque de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;u&amp;gt;Comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien&amp;lt;/u&amp;gt; &lt;br /&gt;
::Alberto Vaccari conclut donc: &amp;quot;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien (zero)&amp;quot;. Il est passé du livre romancé à l&#039;exégèse, une confusion des genres qui se retrouvera dans l&#039;&#039;&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano]]&#039;&#039;  qui détectera des divergences inopportunes mais aucune opposition condamnable malgré ce réquisitoire dressé par Alberto Vaccari. Cela reste son opinion personnelle qu&#039;on peut ou non partager. Sur ce dernier point, le [[Bienheureux Gabriele M. Allegra et Maria Valtorta|Bienheureux Allegra]], un autre bibliste qui a passé deux ans (et non deux mois) à étudier en profondeur l&#039;œuvre de Maria Valtorta, conclut à l&#039;opposé d&#039;Alberto Vaccari :&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Il y a donc dans l&#039;ouvrage de Maria Valtorta une transposition, une traduction de la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus dans le langage de l’Église d&#039;aujourd&#039;hui, une transposition voulue par Lui, étant donné que la voyante était privée de toute formation technique théologique. Et cela a pour but, je pense, de nous faire comprendre que le message de l’Évangile annoncé aujourd&#039;hui par Son Eglise d&#039;aujourd&#039;hui, avec le langage d&#039;aujourd&#039;hui, est substantiellement identique à celui de Son propre Enseignement d&#039;il y a vingt siècles.&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Langage|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta]]&#039;&#039; par Gabriele M. Allegra, Langage.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:Holy Office, Opinion of Alberto Vaccari, (26/01/1949)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Mise_%C3%A0_l%E2%80%99Index_de_l%E2%80%99%C5%93uvre_de_Maria_Valtorta_:_la_proc%C3%A9dure&amp;diff=27217</id>
		<title>Mise à l’Index de l’œuvre de Maria Valtorta : la procédure</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Mise_%C3%A0_l%E2%80%99Index_de_l%E2%80%99%C5%93uvre_de_Maria_Valtorta_:_la_proc%C3%A9dure&amp;diff=27217"/>
		<updated>2026-05-02T06:49:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[fichier:Chat Mistral - Reunion des consulteurs.webp|thumb|Illustration d&#039;une réunion des consulteurs au Saint-Office]]&lt;br /&gt;
L&#039;oeuvre de Maria Valtorta fut mise à l&#039;[[Mise à l&#039;Index des livres prohibés|Index des livres prohibés]] en décembre 1959. Il semble cependant que cette procédure fut préparée par le Saint-Office dès 1948 et qu&#039;il ne put la rendre effective qu&#039;après la mort du Pape Pie XII.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La procédure usuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Le point de départ de la procédure ===&lt;br /&gt;
La procédure était initialisée généralement la dénonciation d’un livre, d’un article ou d’une personne, un doute doctrinal soulevé par un évêque, ou une auto-saisine du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de Maria Valtorta, on ne dispose pas de la pièce d’archives qui acte le déclanchement de la procédure mais le contexte historique laisse supposer qu’il s’agit d’une auto-saisine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. L’examen doctrinal ===&lt;br /&gt;
Le dossier était confié à des consulteurs (théologiens experts). Ils devaient analyser les textes en détail ; repérer les erreurs doctrinales ; rédiger un votum (avis argumenté). C’était une phase essentielle : tout reposait sur cette analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de Maria Valtorta, on ne dispose que de l’avis du [[Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)|Père Alberto Vaccari du 26 janvier 1949]]. L’examen succinct concluait : « &#039;&#039;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&#039;&#039; ». À noter que la mise à l’Index ne fut prononcée que quasiment onze ans plus tard (décembre 1959).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un deuxième avis fut sollicité du Père Augustin Bea (futur cardinal) Son [[Saint-Office, deuxième avis du Père Augustin Bea, (17/10/1952)|avis, du 17 octobre 1952]], s’attachait à discerner le positif du négatif, mais il recommande, au final, de ne pas publier l’œuvre en raison des nombreuses questions soulevées et des problèmes rencontrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. La discussion par les cardinaux ===&lt;br /&gt;
Les conclusions étaient ensuite examinées par les cardinaux membres du Saint-Office. Il s’agissait de réunions formelles où on discutait des conclusions des consulteurs et où on votait sur la décision à prendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de Maria Valtorta, cette réunion eut lieu, lors de la première procédure, d&#039;abord le 14 février 1949 avec les consulteurs, puis le 16 février avec les cardinaux. Elle aboutit à la proposition de condamnation de l’œuvre de Maria Valtorta et à plusieurs mesures disciplinaires visant à arrêter l’initiative des [[Les Servites de Marie et Maria Valtorta|Servites de Marie]] qui avaient créé une société d’édition pour la publication de l’œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce relevé de décision ne prenait pas en compte le rapport du Père Augustin Bea qui lui est postérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la seconde procédure, la réunion des cardinaux eut lieu le mercredi 16 décembre 1959.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4. Approbation papale ===&lt;br /&gt;
Le pape était généralement informé et devait approuver les décisions importantes. Ce fut le cas pour Maria Valtorta. Le [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#17 février 1949 : Le Pape Pie XII|17 février 1949]] le Saint-Office rapporte que Pie XII approuva les décisions à l’exception notable de celle qui devait condamner l’œuvre. Il la jugea « excessive et superflue » selon ce que rapporte le Saint-Office. Elle ne donna donc lieu à aucune publication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la seconde procédure, le Pape Jean XXIII donna son accord le vendredi 18 décembre 1959 pour une mise à l&#039;Index pour défaut d&#039;imprimatur. L&#039;auteur était anonyme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contextualisation ==&lt;br /&gt;
Si l’initiative des [[Les Servites de Marie et Maria Valtorta|Servites de Marie]] tourna court, les trois premiers tomes de l’œuvre de Maria Valtorta (qui en comptait quatre à l’époque) furent publiés par la société d’édition Pisani en 1956, 1957 et 1958 sans réaction d’aucune sorte du [[Saint-Office et Maria Valtorta|Saint-Office]]. Il fallut attendre la mort de [[Pie XII et Maria Valtorta|Pie XII]] et la constitution d’un nouveau dossier, pour que la mise à l’Index soit prononcée. Elle suit de 39 jours la nomination du [[Cardinal Alfredo Ottaviani et Maria Valtorta|cardinal Alfredo Ottaviani]] à la tête du Saint-Office. On peut donc supposer que les étapes procédurales préalables furent celles de 1949 comme l’article de l’[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano du 6 janvier 1960]] l’évoque. L’imprécision de ses dates laisse supposer que le nouveau dossier ne comportait pas toutes les pièces, notamment celle du [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#17 février 1949 : Le Pape Pie XII|17 février 1949]] portant la décision de condamnation et le refus de Pie XII. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[Père Corrado Berti et Maria Valtorta|Père Berti]], convoqué par un nouveau commissaire du Saint-Office un an après la mise à l’Index [[Père Corrado Berti : déclaration sous serment (1978)#10. Le Saint-Office autorise la deuxième édition|constata qu’il ignorait tout]] de l’audience papale du 26 février 1948 et des attestations de soutiens écrites par des proches de Pie XII. Elles ne figuraient donc probablement plus dans le nouveau dossier. Après plusieurs entrevues, le commissaire, Marco Giraudo, accorda, en lien avec sa hiérarchie, une approbation verbale pour la poursuite de la seconde édition.&lt;br /&gt;
==Les administrateurs==&lt;br /&gt;
[[File:Osservatore Romano - 6.01.1960.webp|thumb|Décret de mise à l&#039;index du 19 décembre 1959, signé de Mgr Sebastiano Masala]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Mgr Giovanni Pepe ===&lt;br /&gt;
[[Mgr Giovanni Pepe et Maria Valtorta|Giovanni Pepe]] (1880-1955) entra au Saint-Office en tant que notaire suppléant en 1933. Entre 1942 et 1947, il fut notaire en chef de la Congrégation. En 1947, il fut muté à la Section de la Censure des Livres en tant que suppléant et archiviste, et il quitta le Saint-Office en 1955&amp;lt;ref&amp;gt;Article de Sebastián Terráneo, « Le Règlement intérieur du Saint-Office (1945) », publié dans « Rivista di Storia della Chiesa in Italia », 2023, n° 1, Éditeur Vita e Pensiero, pp. 139-160.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les notaires étaient des personnes en charge de la fonction administrative et juridique interne au Saint-Office. Ils rédigeaient les procès-verbaux, conservaient les documents officiels dans les archives. Ils certifiaient l’authenticité des actes (décisions, décrets, témoignages) et garantissaient la validité juridique et la confidentialité des procédures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mgr Giovanni Pepe apparaît donc, dans les évènements évoqués plus comme un exécutant de confiance que comme un décisionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Mgr Sebastiano Masala ===&lt;br /&gt;
Au moment de la mise à l’Index effective, le décret (19 décembre 1959) fut publié par un notaire, Mgr Sebastiano Masala (1915-1994). Né en Sardaigne, c’était un proche du  cardinal Alfredo Ottaviani, ce qui lui permit de gravir les échelons jusqu&#039;à atteindre la prestigieuse fonction de juge de la Sainte Rote (le plus haut tribunal de l’Église catholique), « obtenant le titre de monseigneur et le privilège de porter des souliers à boucles d&#039;argent »&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.luigiladu.it/Articoli/ppulina_mons_masala_ploaghe.htm&amp;lt;/ref&amp;gt;, marque de l’élite ecclésiastique.&lt;br /&gt;
&amp;lt;nowiki&amp;gt;*&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sebastiano Masala se distingua, en 1962, dans la mise à l’Index des œuvres de Theilhard de Chardin. Mais en 2009, Benoît XVI parle de « la grande vision qu&#039;a eue Teilhard de Chardin&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Célébration des Vêpres dans la cathédrale d&#039;Aoste, homélie du Saint-Père Benoît XVI, 24 juillet 2009.&amp;lt;/ref&amp;gt;  et le Pape François , dans &#039;&#039;Laudato Si&#039;&#039; (2015) rappelle que trois papes récents le mentionnent favorablement&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html#_ftnref53 &#039;&#039;Laudato Si&#039;&#039;] sur la sauvegarde de la Maison commune, § 83, note 53, 5 mai 2015..&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
[[en:Inclusion of Maria Valtorta&#039;s work in the Index: the procedure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Wiki_Maria_Valtorta:T%C3%A2ches&amp;diff=27213</id>
		<title>Wiki Maria Valtorta:Tâches</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Wiki_Maria_Valtorta:T%C3%A2ches&amp;diff=27213"/>
		<updated>2026-05-01T20:02:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* Pages à créer */ Suppression luigi Traglia&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Veuillez noter sur cette page toute demande de page à créer ou à compléter.&lt;br /&gt;
Cette page de projet peut être modifiée par tout contributeur du wiki.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pages à créer ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dossier de plusieurs pages sur l&#039;œuvre et l&#039;Église, la mise à l&#039;index de l&#039;œuvre, etc. La &#039;&#039;&#039;page centrale&#039;&#039;&#039; de ce dossier est [[L’œuvre de Maria Valtorta et l&#039;Église]]. Pages à créer de ce dossier :&lt;br /&gt;
** L&#039;accueil de Pie XII et l&#039;hostilité du Saint-Office (synthèse) &#039;&#039;&#039;&amp;lt;---- important&#039;&#039;&#039;. Suggestion de titre possible : [[Pie XII, le Saint-Office et Maria Valtorta]]. S&#039;assurer que le contenu soit distinct de la page [[Pie XII et Maria Valtorta]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
** [[Archevêques de Lucques et la cause en béatification de Maria Valtorta|Les archevêques de Lucques et la cause en béatification de Maria Valtorta]]&lt;br /&gt;
** [[Marta Diciotti et Maria Valtorta]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Saint-Suaire (Linceul) de Turin|Le Saint-Suaire (Linceul) de Turin]]&lt;br /&gt;
* [[Disciples d&#039;Emmaüs|Les disciples d&#039;Emmaüs]]&lt;br /&gt;
* [[Douleurs et joie de la maternité de Marie]]&lt;br /&gt;
* [[Lépreux, lèpre|Les lépreux]]&lt;br /&gt;
* [[Tombeau de saint Pierre et Maria Valtorta|Le tombeau de saint Pierre et Maria Valtorta]]&lt;br /&gt;
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====Personnages====&lt;br /&gt;
Personnages manquants identifiés par Gabriele, du Wiki Maria Valtorta IT. Selon le cas, créer une fiche spécifique pour les personnages principaux ou secondaires ou inclure dans &amp;quot;Personnages de rencontre&amp;quot;. Ne pas oublier d&#039;ajouter le lien correspondant dans la liste des personnages sur [[:Catégorie:Personnages]].&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
[[it:Wiki Maria Valtorta:Compiti]]&lt;br /&gt;
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		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Wiki_Maria_Valtorta:T%C3%A2ches&amp;diff=27212</id>
		<title>Wiki Maria Valtorta:Tâches</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Wiki_Maria_Valtorta:T%C3%A2ches&amp;diff=27212"/>
		<updated>2026-05-01T19:43:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* Pages à créer */ suppression procédure de mise à l&amp;#039;Index&lt;/p&gt;
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&lt;br /&gt;
=== Pages à créer ===&lt;br /&gt;
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** L&#039;accueil de Pie XII et l&#039;hostilité du Saint-Office (synthèse) &#039;&#039;&#039;&amp;lt;---- important&#039;&#039;&#039;. Suggestion de titre possible : [[Pie XII, le Saint-Office et Maria Valtorta]]. S&#039;assurer que le contenu soit distinct de la page [[Pie XII et Maria Valtorta]].&lt;br /&gt;
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[[en:Wiki Maria Valtorta:Tasks]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Mise_%C3%A0_l%E2%80%99Index_de_l%E2%80%99%C5%93uvre_de_Maria_Valtorta_:_la_proc%C3%A9dure&amp;diff=27211</id>
		<title>Mise à l’Index de l’œuvre de Maria Valtorta : la procédure</title>
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		<updated>2026-05-01T19:42:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : Fin de la mise en ligne de l&amp;#039;article&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[fichier:Chat Mistral - Reunion des consulteurs.webp|thumb|Illustration d&#039;une réunion des consulteurs au Saint-Office]]&lt;br /&gt;
L&#039;oeuvre de Maria Valtorta fut mise à l&#039;[[Mise à l&#039;Index des livres prohibés|Index des livres prohibés]] en décembre 1959. Il semble cependant que cette procédure fut préparée par le Saint-Office dès 1948 et qu&#039;il ne put la rendre effective qu&#039;après la mort du Pape Pie XII.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La procédure usuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Le point de départ de la procédure ===&lt;br /&gt;
La procédure était initialisée généralement la dénonciation d’un livre, d’un article ou d’une personne, un doute doctrinal soulevé par un évêque, ou une auto-saisine du Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de Maria Valtorta, on ne dispose pas de la pièce d’archives qui acte le déclanchement de la procédure mais le contexte historique laisse supposer qu’il s’agit d’une auto-saisine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. L’examen doctrinal ===&lt;br /&gt;
Le dossier était confié à des consulteurs (théologiens experts). Ils devaient analyser les textes en détail ; repérer les erreurs doctrinales ; rédiger un votum (avis argumenté). C’était une phase essentielle : tout reposait sur cette analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de Maria Valtorta, on ne dispose que de l’avis du [[Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)|Père Alberto Vaccari du 26 janvier 1949]]. L’examen succinct concluait : « &#039;&#039;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&#039;&#039; ». À noter que la mise à l’Index ne fut prononcée que quasiment onze ans plus tard (décembre 1959).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un deuxième avis fut sollicité du Père Augustin Bea (futur cardinal) Son [[Saint-Office, deuxième avis du Père Augustin Bea, (17/10/1952)|avis, du 17 octobre 1952]], s’attachait à discerner le positif du négatif, mais il recommande, au final, de ne pas publier l’œuvre en raison des nombreuses questions soulevées et des problèmes rencontrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. La discussion par les cardinaux ===&lt;br /&gt;
Les conclusions étaient ensuite examinées par les cardinaux membres du Saint-Office. Il s’agissait de réunions formelles où on discutait des conclusions des consulteurs et où on votait sur la décision à prendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de Maria Valtorta, on ne dispose que du relevé de décisions d’une telle [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#14 février 1949 : les consulteurs[1]|réunion du 14 février 1949]], approuvé par les cardinaux du Saint-Office le 16 février. Elle aboutit à la proposition de condamnation de l’œuvre de Maria Valtorta et à plusieurs mesures disciplinaires visant à arrêter l’initiative des [[Les Servites de Marie et Maria Valtorta|Servites de Marie]] qui avaient créé une société d’édition pour la publication de l’œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce relevé de décision ne prenait pas en compte le rapport du Père Augustin Bea qui lui est postérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4. Approbation papale ===&lt;br /&gt;
Le pape était généralement informé et devait approuver les décisions importantes. Ce fut le cas pour Maria Valtorta. Le [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#17 février 1949 : Le Pape Pie XII|17 février 1949]] le Saint-Office rapporte que Pie XII approuva les décisions à l’exception notable de celle qui devait condamner l’œuvre. Il la jugea « excessive et superflue » selon ce que rapporte le Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contextualisation ==&lt;br /&gt;
Si l’initiative des [[Les Servites de Marie et Maria Valtorta|Servites de Marie]] tourna court, les trois premiers tomes de l’œuvre de Maria Valtorta (qui en comptait quatre à l’époque) furent publiés par la société d’édition Pisani en 1956, 1957 et 1958 sans réaction d’aucune sorte du [[Saint-Office et Maria Valtorta|Saint-Office]]. Il fallut attendre la mort de [[Pie XII et Maria Valtorta|Pie XII]] et la constitution d’un nouveau dossier, pour que la mise à l’Index soit prononcée. Elle suit de 39 jours la nomination du [[Cardinal Alfredo Ottaviani et Maria Valtorta|cardinal Alfredo Ottaviani]] à la tête du Saint-Office. On peut donc supposer que les étapes procédurales préalables furent celles de 1949 comme l’article de l’[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano du 6 janvier 1960]] l’évoque. L’imprécision de ses dates laisse supposer que le nouveau dossier ne comportait pas toutes les pièces, notamment celle du [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#17 février 1949 : Le Pape Pie XII|17 février 1949]] portant la décision de condamnation et le refus de Pie XII. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[Père Corrado Berti et Maria Valtorta|Père Berti]], convoqué par un nouveau commissaire du Saint-Office un an après la mise à l’Index [[Père Corrado Berti : déclaration sous serment (1978)#10. Le Saint-Office autorise la deuxième édition|constata qu’il ignorait tout]] de l’audience papale du 26 février 1948 et des attestations de soutiens écrites par des proches de Pie XII. Elles ne figuraient donc probablement plus dans le nouveau dossier. Après plusieurs entrevues, le commissaire, Marco Giraudo, accorda, en lien avec sa hiérarchie, une approbation verbale pour la poursuite de la seconde édition.&lt;br /&gt;
==Les administrateurs==&lt;br /&gt;
[[File:Osservatore Romano - 6.01.1960.webp|thumb|Décret de mise à l&#039;index du 19 décembre 1959, signé de Mgr Sebastiano Masala]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Mgr Giovanni Pepe ===&lt;br /&gt;
[[Mgr Giovanni Pepe et Maria Valtorta|Giovanni Pepe]] (1880-1955) entra au Saint-Office en tant que notaire suppléant en 1933. Entre 1942 et 1947, il fut notaire en chef de la Congrégation. En 1947, il fut muté à la Section de la Censure des Livres en tant que suppléant et archiviste, et il quitta le Saint-Office en 1955&amp;lt;ref&amp;gt;Article de Sebastián Terráneo, « Le Règlement intérieur du Saint-Office (1945) », publié dans « Rivista di Storia della Chiesa in Italia », 2023, n° 1, Éditeur Vita e Pensiero, pp. 139-160.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les notaires étaient des personnes en charge de la fonction administrative et juridique interne au Saint-Office. Ils rédigeaient les procès-verbaux, conservaient les documents officiels dans les archives. Ils certifiaient l’authenticité des actes (décisions, décrets, témoignages) et garantissaient la validité juridique et la confidentialité des procédures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mgr Giovanni Pepe apparaît donc, dans les évènements évoqués plus comme un exécutant de confiance que comme un décisionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Mgr Sebastiano Masala ===&lt;br /&gt;
Au moment de la mise à l’Index effective, le décret (19 décembre 1959) fut publié par un notaire, Mgr Sebastiano Masala (1915-1994). Né en Sardaigne, c’était un proche du  cardinal Alfredo Ottaviani, ce qui lui permit de gravir les échelons jusqu&#039;à atteindre la prestigieuse fonction de juge de la Sainte Rote (le plus haut tribunal de l’Église catholique), « obtenant le titre de monseigneur et le privilège de porter des souliers à boucles d&#039;argent »&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.luigiladu.it/Articoli/ppulina_mons_masala_ploaghe.htm&amp;lt;/ref&amp;gt;, marque de l’élite ecclésiastique.&lt;br /&gt;
&amp;lt;nowiki&amp;gt;*&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sebastiano Masala se distingua, en 1962, dans la mise à l’Index des œuvres de Theilhard de Chardin. Mais en 2009, Benoît XVI parle de « la grande vision qu&#039;a eue Teilhard de Chardin&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Célébration des Vêpres dans la cathédrale d&#039;Aoste, homélie du Saint-Père Benoît XVI, 24 juillet 2009.&amp;lt;/ref&amp;gt;  et le Pape François , dans &#039;&#039;Laudato Si&#039;&#039; (2015) rappelle que trois papes récents le mentionnent favorablement&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html#_ftnref53 &#039;&#039;Laudato Si&#039;&#039;] sur la sauvegarde de la Maison commune, § 83, note 53, 5 mai 2015..&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
[[en:Inclusion of Maria Valtorta&#039;s work in the Index: the procedure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Mise_%C3%A0_l%E2%80%99Index_de_l%E2%80%99%C5%93uvre_de_Maria_Valtorta_:_la_proc%C3%A9dure&amp;diff=27210</id>
		<title>Mise à l’Index de l’œuvre de Maria Valtorta : la procédure</title>
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		<updated>2026-05-01T19:26:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* Mgr Sebastiano Masala */ illustration&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[fichier:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[fichier:Chat Mistral - Reunion des consulteurs.webp|thumb|Illustration d&#039;une réunion des consulteurs au Saint-Office]]&lt;br /&gt;
L&#039;oeuvre de Maria Valtorta fut mise à l&#039;Index des livres prohibés en décembre 1959. Il semble cependant que cette procédure fut préparée par le Saint-Office dès 1948 et qu&#039;il ne put la rendre effective qu&#039;après la mort du Pape Pie XII.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La procédure usuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Le point de départ de la procédure ===&lt;br /&gt;
La procédure était initialisée généralement la dénonciation d’un livre, d’un article ou d’une personne, un doute doctrinal soulevé par un évêque, ou une auto-saisine du Saint-Office.&lt;br /&gt;
Dans le cas de Maria Valtorta, on ne dispose pas de la pièce d’archives qui acte le déclanchement de la procédure mais le contexte historique laisse supposer qu’il s’agit d’une auto-saisine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. L’examen doctrinal ===&lt;br /&gt;
Le dossier était confié à des consulteurs (théologiens experts). Ils devaient analyser les textes en détail ; repérer les erreurs doctrinales ; rédiger un votum (avis argumenté). C’était une phase essentielle : tout reposait sur cette analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de Maria Valtorta, on ne dispose que de l’avis du Père Alberto Vaccari du 26 janvier 1949. L’examen succinct concluait : « &#039;&#039;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&#039;&#039; ». À noter que la mise à l’Index ne fut prononcée que quasiment onze ans plus tard (décembre 1949).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un deuxième avis fut sollicité du Père Augustin Bea (futur cardinal) Son avis, du 17 octobre 1952, s’attachait à discerner le positif du négatif, mais il recommande, au final, de ne pas publier l’œuvre en raison des nombreuses questions soulevées et des problèmes rencontrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. La discussion par les cardinaux ===&lt;br /&gt;
Les conclusions étaient ensuite examinées par les cardinaux membres du Saint-Office. Il s’agissait de réunions formelles où on discutait des conclusions des consulteurs et où on votait sur la décision à prendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de Maria Valtorta, on ne dispose que du relevé de décisions d’une telle réunion du 14 février 1949, approuvé par les cardinaux du Saint-Office le 16 février. Elle aboutit à la proposition de condamnation de l’œuvre de Maria Valtorta et à plusieurs mesures disciplinaires visant à arrêter l’initiative des Servites de Marie qui avaient créé une société d’édition pour la publication de l’œuvre.&lt;br /&gt;
Ce relevé de décision ne prenait pas en compte le rapport du Père Augustin Bea qui lui est postérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4. Approbation papale ===&lt;br /&gt;
Le pape était généralement informé et devait approuver les décisions importantes. Ce fut le cas pour Maria Valtorta. Le 17 février 1949 le Saint-Office rapporte que Pie XII approuva les décisions à l’exception notable de celle qui devait condamner l’œuvre. Il la jugea « excessive et superflue » selon ce que rapporte le Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contextualisation ==&lt;br /&gt;
Si l’initiative des [[Les Servites de Marie et Maria Valtorta|Servites de Marie]] tourna court, les trois premiers tomes de l’œuvre de Maria Valtorta (qui en comptait quatre à l’époque) furent publiés par la société d’édition Pisani en 1956, 1957 et 1958 sans réaction d’aucune sorte du [[Saint-Office et Maria Valtorta|Saint-Office]]. Il fallut attendre la mort de [[Pie XII et Maria Valtorta|Pie XII]] et la constitution d’un nouveau dossier, pour que la mise à l’Index soit prononcée. Elle suit de 39 jours la nomination du [[Cardinal Alfredo Ottaviani et Maria Valtorta|cardinal Alfredo Ottaviani]] à la tête du Saint-Office. On peut donc supposer que les étapes procédurales préalables furent celles de 1949 comme l’article de l’[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano du 6 janvier 1960]] l’évoque. L’imprécision de ses dates laisse supposer que le nouveau dossier ne comportait pas toutes les pièces, notamment celle du [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#17 février 1949 : Le Pape Pie XII|17 février 1949]] portant la décision de condamnation et le refus de Pie XII. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[Père Corrado Berti et Maria Valtorta|Père Berti]], convoqué par un nouveau commissaire du Saint-Office un an après la mise à l’Index [[Père Corrado Berti : déclaration sous serment (1978)#10. Le Saint-Office autorise la deuxième édition|constata qu’il ignorait tout]] de l’audience papale du 26 février 1948 et des attestations de soutiens écrites par des proches de Pie XII. Elles ne figuraient donc probablement plus dans le nouveau dossier. Après plusieurs entrevues, le commissaire, Marco Giraudo, accorda, en lien avec sa hiérarchie, une approbation verbale pour la poursuite de la seconde édition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rôle de Mgr Giovanni Pepe ===&lt;br /&gt;
&amp;quot;Giovanni Pepe (1880-1955) entra au Saint-Office en tant que notaire suppléant en 1933. Entre 1942 et 1947, il fut notaire en chef de la Congrégation. En 1947, il fut muté à la Section de la Censure des Livres en tant que suppléant et archiviste, et il quitta le Saint-Office en 1955&amp;lt;ref&amp;gt;Article de Sebastián Terráneo, « Le Règlement intérieur du Saint-Office (1945) », publié dans « Rivista di Storia della Chiesa in Italia », 2023, n° 1, Éditeur Vita e Pensiero, pp. 139-160.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les notaires étaient des personnes en charge de la fonction administrative et juridique interne au Saint-Office. Ils rédigeaient les procès-verbaux, conservaient les documents officiels dans les archives. Ils certifiaient l’authenticité des actes (décisions, décrets, témoignages) et garantissaient la validité juridique et la confidentialité des procédures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mgr Giovanni Pepe apparaît donc, dans les évènements évoqués plus comme un exécutant de confiance que comme un décisionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mgr Sebastiano Masala ===&lt;br /&gt;
[[File:Osservatore Romano - 6.01.1960.webp|thumb|Décret de mise à l&#039;index du 19 décembre 1959, signé de Mgr Sebastiano Masala]]&lt;br /&gt;
Au moment de la mise à l’Index effective, le décret (19 décembre 1959) fut publié par un notaire, Mgr Sebastiano Masala (1915-1994). Né en Sardaigne, c’était un proche du  cardinal Alfredo Ottaviani, ce qui lui permit de gravir les échelons jusqu&#039;à atteindre la prestigieuse fonction de juge de la Sainte Rote (le plus haut tribunal de l’Église catholique), « obtenant le titre de monseigneur et le privilège de porter des souliers à boucles d&#039;argent »&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.luigiladu.it/Articoli/ppulina_mons_masala_ploaghe.htm&amp;lt;/ref&amp;gt;, marque de l’élite ecclésiastique.&lt;br /&gt;
&amp;lt;nowiki&amp;gt;*&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sebastiano Masala se distingua, en 1962, dans la mise à l’Index des œuvres de Theilhard de Chardin. Mais en 2009, Benoît XVI parle de « la grande vision qu&#039;a eue Teilhard de Chardin&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Célébration des Vêpres dans la cathédrale d&#039;Aoste, homélie du Saint-Père Benoît XVI, 24 juillet 2009.&amp;lt;/ref&amp;gt;  et le Pape François , dans &#039;&#039;Laudato Si&#039;&#039; (2015) rappelle que trois papes récents le mentionnent favorablement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
[[en:Inclusion of Maria Valtorta&#039;s work in the Index: the procedure]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : Décret de mise à l&amp;#039;index du 19 décembre 1959, signé de Mgr Sebastiano Masala&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Décret de mise à l&#039;index du 19 décembre 1959, signé de Mgr Sebastiano Masala&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2026-05-01T19:03:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[fichier:capture_d_ecran.png|center]]&lt;br /&gt;
[[fichier:Chat Mistral - Reunion des consulteurs.webp|thumb|Illustration d&#039;une réunion des consulteurs au Saint-Office]]&lt;br /&gt;
L&#039;oeuvre de Maria Valtorta fut mise à l&#039;Index des livres prohibés en décembre 1959. Il semble cependant que cette procédure fut préparée par le Saint-Office dès 1948 et qu&#039;il ne put la rendre effective qu&#039;après la mort du Pape Pie XII.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La procédure usuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Le point de départ de la procédure ===&lt;br /&gt;
La procédure était initialisée généralement la dénonciation d’un livre, d’un article ou d’une personne, un doute doctrinal soulevé par un évêque, ou une auto-saisine du Saint-Office.&lt;br /&gt;
Dans le cas de Maria Valtorta, on ne dispose pas de la pièce d’archives qui acte le déclanchement de la procédure mais le contexte historique laisse supposer qu’il s’agit d’une auto-saisine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. L’examen doctrinal ===&lt;br /&gt;
Le dossier était confié à des consulteurs (théologiens experts). Ils devaient analyser les textes en détail ; repérer les erreurs doctrinales ; rédiger un votum (avis argumenté). C’était une phase essentielle : tout reposait sur cette analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de Maria Valtorta, on ne dispose que de l’avis du Père Alberto Vaccari du 26 janvier 1949. L’examen succinct concluait : « &#039;&#039;comme interprétation du Saint Évangile, ce livre confus ne vaut rien.&#039;&#039; ». À noter que la mise à l’Index ne fut prononcée que quasiment onze ans plus tard (décembre 1949).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un deuxième avis fut sollicité du Père Augustin Bea (futur cardinal) Son avis, du 17 octobre 1952, s’attachait à discerner le positif du négatif, mais il recommande, au final, de ne pas publier l’œuvre en raison des nombreuses questions soulevées et des problèmes rencontrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. La discussion par les cardinaux ===&lt;br /&gt;
Les conclusions étaient ensuite examinées par les cardinaux membres du Saint-Office. Il s’agissait de réunions formelles où on discutait des conclusions des consulteurs et où on votait sur la décision à prendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de Maria Valtorta, on ne dispose que du relevé de décisions d’une telle réunion du 14 février 1949, approuvé par les cardinaux du Saint-Office le 16 février. Elle aboutit à la proposition de condamnation de l’œuvre de Maria Valtorta et à plusieurs mesures disciplinaires visant à arrêter l’initiative des Servites de Marie qui avaient créé une société d’édition pour la publication de l’œuvre.&lt;br /&gt;
Ce relevé de décision ne prenait pas en compte le rapport du Père Augustin Bea qui lui est postérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4. Approbation papale ===&lt;br /&gt;
Le pape était généralement informé et devait approuver les décisions importantes. Ce fut le cas pour Maria Valtorta. Le 17 février 1949 le Saint-Office rapporte que Pie XII approuva les décisions à l’exception notable de celle qui devait condamner l’œuvre. Il la jugea « excessive et superflue » selon ce que rapporte le Saint-Office.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Contextualisation ==&lt;br /&gt;
Si l’initiative des [[Les Servites de Marie et Maria Valtorta|Servites de Marie]] tourna court, les trois premiers tomes de l’œuvre de Maria Valtorta (qui en comptait quatre à l’époque) furent publiés par la société d’édition Pisani en 1956, 1957 et 1958 sans réaction d’aucune sorte du [[Saint-Office et Maria Valtorta|Saint-Office]]. Il fallut attendre la mort de [[Pie XII et Maria Valtorta|Pie XII]] et la constitution d’un nouveau dossier, pour que la mise à l’Index soit prononcée. Elle suit de 39 jours la nomination du [[Cardinal Alfredo Ottaviani et Maria Valtorta|cardinal Alfredo Ottaviani]] à la tête du Saint-Office. On peut donc supposer que les étapes procédurales préalables furent celles de 1949 comme l’article de l’[[Osservatore Romano (06/01/1960)|Osservatore romano du 6 janvier 1960]] l’évoque. L’imprécision de ses dates laisse supposer que le nouveau dossier ne comportait pas toutes les pièces, notamment celle du [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#17 février 1949 : Le Pape Pie XII|17 février 1949]] portant la décision de condamnation et le refus de Pie XII. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[Père Corrado Berti et Maria Valtorta|Père Berti]], convoqué par un nouveau commissaire du Saint-Office un an après la mise à l’Index [[Père Corrado Berti : déclaration sous serment (1978)#10. Le Saint-Office autorise la deuxième édition|constata qu’il ignorait tout]] de l’audience papale du 26 février 1948 et des attestations de soutiens écrites par des proches de Pie XII. Elles ne figuraient donc probablement plus dans le nouveau dossier. Après plusieurs entrevues, le commissaire, Marco Giraudo, accorda, en lien avec sa hiérarchie, une approbation verbale pour la poursuite de la seconde édition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rôle de Mgr Giovanni Pepe ===&lt;br /&gt;
&amp;quot;Giovanni Pepe (1880-1955) entra au Saint-Office en tant que notaire suppléant en 1933. Entre 1942 et 1947, il fut notaire en chef de la Congrégation. En 1947, il fut muté à la Section de la Censure des Livres en tant que suppléant et archiviste, et il quitta le Saint-Office en 1955&amp;lt;ref&amp;gt;Article de Sebastián Terráneo, « Le Règlement intérieur du Saint-Office (1945) », publié dans « Rivista di Storia della Chiesa in Italia », 2023, n° 1, Éditeur Vita e Pensiero, pp. 139-160.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les notaires étaient des personnes en charge de la fonction administrative et juridique interne au Saint-Office. Ils rédigeaient les procès-verbaux, conservaient les documents officiels dans les archives. Ils certifiaient l’authenticité des actes (décisions, décrets, témoignages) et garantissaient la validité juridique et la confidentialité des procédures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mgr Giovanni Pepe apparaît donc, dans les évènements évoqués plus comme un exécutant de confiance que comme un décisionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mgr Sebastiano Masala ===&lt;br /&gt;
Au moment de la mise à l’Index effective, le décret (19 décembre 1959) fut publié par un notaire, Mgr Sebastiano Masala (1915-1994). Né en Sardaigne, c’était un proche du  cardinal Alfredo Ottaviani, ce qui lui permit de gravir les échelons jusqu&#039;à atteindre la prestigieuse fonction de juge de la Sainte Rote (le plus haut tribunal de l’Église catholique), « obtenant le titre de monseigneur et le privilège de porter des souliers à boucles d&#039;argent »&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.luigiladu.it/Articoli/ppulina_mons_masala_ploaghe.htm&amp;lt;/ref&amp;gt;, marque de l’élite ecclésiastique.&lt;br /&gt;
&amp;lt;nowiki&amp;gt;*&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sebastiano Masala se distingua, en 1962, dans la mise à l’Index des œuvres de Theilhard de Chardin. Mais en 2009, Benoît XVI parle de « la grande vision qu&#039;a eue Teilhard de Chardin&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Célébration des Vêpres dans la cathédrale d&#039;Aoste, homélie du Saint-Père Benoît XVI, 24 juillet 2009.&amp;lt;/ref&amp;gt;  et le Pape François , dans &#039;&#039;Laudato Si&#039;&#039; (2015) rappelle que trois papes récents le mentionnent favorablement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
[[en:Inclusion of Maria Valtorta&#039;s work in the Index: the procedure]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Les_t%C3%A9moins_nominatifs_de_la_R%C3%A9surrection&amp;diff=27204</id>
		<title>Les témoins nominatifs de la Résurrection</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Les_t%C3%A9moins_nominatifs_de_la_R%C3%A9surrection&amp;diff=27204"/>
		<updated>2026-05-01T06:13:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:The resurrection day.jpg|thumb|Jésus apparaît à Marie de Magdala, le jour de sa Résurrection]]&lt;br /&gt;
&amp;quot;[Jésus] est apparu pendant bien des jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;St Paul dans la synagogue d&#039;Antioche de Pisidie, [https://www.aelf.org/bible/Ac/13 Actes 13,31].&amp;lt;/ref&amp;gt; Ce groupe est plus important que les seuls apôtres. L&#039;Évangile évoque les saintes femmes et &amp;quot;beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/15 Marc 15,41] et [https://www.aelf.org/bible/Mt/27 Matthieu 27,55].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Maria Valtorta étend ces personnages dont la plupart&amp;lt;ref&amp;gt;Mais pas Judas par exemple.&amp;lt;/ref&amp;gt; seront témoins de Jésus ressuscité, à de nombreux disciples. Saint Paul témoigne qu&#039;il apparut &amp;quot;à plus de cinq cents frères à la fois&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/1Co/15 1 Corinthiens 15,6].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les personnages ayant vu [[Jésus]] [[Résurrection, Ressuscités|ressuscité]]. ==&lt;br /&gt;
#[[Abraham d’Engaddi]], le vieux chef de la synagogue&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63218 EMV 632.18 VII]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Ananias de Kériot]], parent de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63208 EMV 632.8 II]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[André|André de Jonas]], l&#039;apôtre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Anne et Jude (de Méron)|Anne de Méron]] et ses petits fils&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Aurea Galla (baptisée Christiane)|Aurea Galla]], la jeune ex-esclave&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Aveugle de Sidon]] (l&#039;enfant né aveugle)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63236 EMV 632.36 XVIII]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Benjamin de Bethléem|Benjamin de Bethléem, le berger]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Benjamin d&#039;Enon|Benjamin d’Enon]], le pastoureau sauvé d&#039;Alexandre le furieux&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Cléophas, fils de Cléophas|Cléophas de Cléophas]], disciple d’Emmaüs&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-011.htm EMV 625]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Daniel de Bethléem, le berger]], le berger&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Daniel de Béteron]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63240 EMV 632.40 XX]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Daniel de Sidon]], père de l&#039;[[Aveugle de Sidon|enfant né aveugle]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Dorca, la veuve de Tobie|Dorca de Tobie]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63222 EMV 632.22 IX]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Élie de Bethléem, le berger]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Élie l&#039;essénien|Élie l’essénien]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63221 EMV 632.21 VIII]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
# [[Élise de Jérusalem]], mère d&#039;Annalia&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63201 EMV 632.1 I]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Isaac de Jutta|Isaac de Jutta, le berger]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jacques d’Alphée]], l&#039;apôtre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jacques de Zébédée]],  l&#039;apôtre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jean de Bethléem, le berger]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jean de Nobé]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63213 EMV 632.13 V]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jean de Zébédée]], l&#039;apôtre évangéliste&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jeanne de Chouza]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-008.htm#Apparition]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jésaï-Tobie|Jésaï de Dorca]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63222 EMV 632.22 IX]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jésaï de Jutta|Jesaï de Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63209 EMV 632.9 III]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Joachim de Bozra]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63227 EMV 632.27 XII]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jonathas de Bethléem|Jonathas de Bethléem, le berger]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Joseph d&#039;Arimathie|Joseph d’Arimathie]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-009.htm EMV 623]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Joseph de Joseph, le berger]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jude d’Alphée (Thaddée)|Jude d’Alphée]], l&#039;apôtre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Lazare de Béthanie|Lazare de Théophile]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-007.htm#CEV62107 EMV 621.7-9]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Lévi, le berger de Bethléem|Lévi de Bethléem, le berger]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Manaën]], le frère de lait d&#039;Hérode&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-009.htm EMV 623]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
# [[Marc de Jonas]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Margziam|Margziam (Martial)]], le fils adoptif de Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Marie d’Alphée, tante de Jésus|Marie de Cléophas (d’Alphée)]], la tante de Jésus &lt;br /&gt;
#[[Marie de Jacob, d’Éphraïm|Marie de Jacob]] d’Éphraïm&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63228 EMV 632.28 XIII]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Vierge Marie|Marie de Joachim (la Vierge Marie)]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-004.htm EMV 618]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Marie de Bozra|Marie de Joachim, la lépreuse de Bozra]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63227 EMV 632.27 XII]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
# [[Marie de Kériot, mère de Judas|Marie de Kériot]], mère de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63204 EMV 632.4 II]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Marie de Magdala]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-005.htm#CEV61909 EMV 619.9-13]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Emmanuel, Joseph et Marie de Jutta|Marie de Jutta]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63209 EMV 632.9 III]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Marie et Matthias de Chouza|Marie et Matthias de Chouza]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Marthe de Béthanie]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-012.htm#CEV62605 EMV 626.5]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Matthias de Bethléem (saint Matthias)|Matthias de Béthléem, le berger (saint Matthias)]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Matthias de Cédès|Mathias de Cédes]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63225 EMV 632.25 X]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Matthias de Jabés-Galaad|Mathias de Jabés-Galaad]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63215 EMV 632 VI]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Matthieu (Lévi) l&#039;évangéliste|Mathieu]], l&#039;apôtre évangéliste&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Maximin, le régisseur de Lazare|Maximin]], le régisseur de Lazare&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Michée d’Esdrelon|Michée d&#039;Esdrelon]] et les autres paysans de Giocana&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63237 EMV 632.37 XIX]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Nathanaël]], l&#039;apôtre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Nicodème]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-009.htm EMV 623]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Philippe, l’apôtre|Philippe l’apôtre]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Pierre, l&#039;apôtre]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Sara d’Aféca]], veuve devenue femme disciple&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Joachim et Sara de Jutta|Sara de Jutta]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63209 EMV 632.9 III]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Saül d’Esdrelon|Saül d&#039;Esdrelon]] et les autres paysans de Giocana&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63237 EMV 632.37 XIX]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Scialem]], l&#039;enfant difforme guéri&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
#[[Simon d’Emmaüs]], disciple d’Emmaüs&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-011.htm EMV 625]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Simon d&#039;Hammispa|Simon d&#039;Hammispa, le parricide]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63240 EMV 632.40 XX]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Simon le Zélote]], l&#039;apôtre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Sintica (Syntica)|Sintica]], l&#039;esclave en fuite devenue disciple&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63229 EMV 632.29 XIV]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Suzanne de Cana]]&lt;br /&gt;
#[[Thomas, l&#039;apôtre|Thomas l’apôtre (Didyme)]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-015.htm EMV 629]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:The Named Witnesses of the Resurrection]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Les_t%C3%A9moins_nominatifs_de_la_R%C3%A9surrection&amp;diff=27203</id>
		<title>Les témoins nominatifs de la Résurrection</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Les_t%C3%A9moins_nominatifs_de_la_R%C3%A9surrection&amp;diff=27203"/>
		<updated>2026-05-01T06:12:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : ajout intro&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:The resurrection day.jpg|thumb|Jésus apparaît à Marie de Magdala, le jour de sa Résurrection]]&lt;br /&gt;
&amp;quot;[Jésus] est apparu pendant bien des jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;St Paul dans la synagogue d&#039;Antioche de Pisidie, [https://www.aelf.org/bible/Ac/13 Actes 13,31].&amp;lt;/ref&amp;gt; Ce groupe est plus important que les seuls apôtres. L&#039;Évangile évoque les saintes femmes et &amp;quot;beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/15 Marc 15,41] et [https://www.aelf.org/bible/Mt/27 Matthieu 27,55].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Maria Valtorta étend ces personnages dont la plupart seront témoins de Jésus ressuscité, à de nombreux disciples. Saint Paul témoigne qu&#039;il apparut &amp;quot;à plus de cinq cents frères à la fois&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/1Co/15 1 Corinthiens 15,6].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les personnages ayant vu [[Jésus]] [[Résurrection, Ressuscités|ressuscité]]. ==&lt;br /&gt;
#[[Abraham d’Engaddi]], le vieux chef de la synagogue&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63218 EMV 632.18 VII]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Ananias de Kériot]], parent de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63208 EMV 632.8 II]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[André|André de Jonas]], l&#039;apôtre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Anne et Jude (de Méron)|Anne de Méron]] et ses petits fils&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Aurea Galla (baptisée Christiane)|Aurea Galla]], la jeune ex-esclave&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Aveugle de Sidon]] (l&#039;enfant né aveugle)&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63236 EMV 632.36 XVIII]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Benjamin de Bethléem|Benjamin de Bethléem, le berger]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Benjamin d&#039;Enon|Benjamin d’Enon]], le pastoureau sauvé d&#039;Alexandre le furieux&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Cléophas, fils de Cléophas|Cléophas de Cléophas]], disciple d’Emmaüs&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-011.htm EMV 625]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Daniel de Bethléem, le berger]], le berger&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Daniel de Béteron]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63240 EMV 632.40 XX]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Daniel de Sidon]], père de l&#039;[[Aveugle de Sidon|enfant né aveugle]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Dorca, la veuve de Tobie|Dorca de Tobie]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63222 EMV 632.22 IX]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Élie de Bethléem, le berger]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Élie l&#039;essénien|Élie l’essénien]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63221 EMV 632.21 VIII]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
# [[Élise de Jérusalem]], mère d&#039;Annalia&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63201 EMV 632.1 I]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Isaac de Jutta|Isaac de Jutta, le berger]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jacques d’Alphée]], l&#039;apôtre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jacques de Zébédée]],  l&#039;apôtre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jean de Bethléem, le berger]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jean de Nobé]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63213 EMV 632.13 V]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jean de Zébédée]], l&#039;apôtre évangéliste&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jeanne de Chouza]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-008.htm#Apparition]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jésaï-Tobie|Jésaï de Dorca]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63222 EMV 632.22 IX]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jésaï de Jutta|Jesaï de Sara]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63209 EMV 632.9 III]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Joachim de Bozra]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63227 EMV 632.27 XII]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jonathas de Bethléem|Jonathas de Bethléem, le berger]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Joseph d&#039;Arimathie|Joseph d’Arimathie]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-009.htm EMV 623]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Joseph de Joseph, le berger]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Jude d’Alphée (Thaddée)|Jude d’Alphée]], l&#039;apôtre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Lazare de Béthanie|Lazare de Théophile]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-007.htm#CEV62107 EMV 621.7-9]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Lévi, le berger de Bethléem|Lévi de Bethléem, le berger]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Manaën]], le frère de lait d&#039;Hérode&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-009.htm EMV 623]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
# [[Marc de Jonas]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Margziam|Margziam (Martial)]], le fils adoptif de Pierre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Marie d’Alphée, tante de Jésus|Marie de Cléophas (d’Alphée)]], la tante de Jésus &lt;br /&gt;
#[[Marie de Jacob, d’Éphraïm|Marie de Jacob]] d’Éphraïm&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63228 EMV 632.28 XIII]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Vierge Marie|Marie de Joachim (la Vierge Marie)]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-004.htm EMV 618]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Marie de Bozra|Marie de Joachim, la lépreuse de Bozra]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63227 EMV 632.27 XII]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
# [[Marie de Kériot, mère de Judas|Marie de Kériot]], mère de Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63204 EMV 632.4 II]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Marie de Magdala]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-005.htm#CEV61909 EMV 619.9-13]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Emmanuel, Joseph et Marie de Jutta|Marie de Jutta]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63209 EMV 632.9 III]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Marie et Matthias de Chouza|Marie et Matthias de Chouza]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Marthe de Béthanie]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-012.htm#CEV62605 EMV 626.5]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Matthias de Bethléem (saint Matthias)|Matthias de Béthléem, le berger (saint Matthias)]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-010.htm EMV 624]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Matthias de Cédès|Mathias de Cédes]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63225 EMV 632.25 X]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Matthias de Jabés-Galaad|Mathias de Jabés-Galaad]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63215 EMV 632 VI]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Matthieu (Lévi) l&#039;évangéliste|Mathieu]], l&#039;apôtre évangéliste&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Maximin, le régisseur de Lazare|Maximin]], le régisseur de Lazare&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Michée d’Esdrelon|Michée d&#039;Esdrelon]] et les autres paysans de Giocana&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63237 EMV 632.37 XIX]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Nathanaël]], l&#039;apôtre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Nicodème]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-009.htm EMV 623]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Philippe, l’apôtre|Philippe l’apôtre]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Pierre, l&#039;apôtre]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Sara d’Aféca]], veuve devenue femme disciple&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Joachim et Sara de Jutta|Sara de Jutta]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63209 EMV 632.9 III]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Saül d’Esdrelon|Saül d&#039;Esdrelon]] et les autres paysans de Giocana&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63237 EMV 632.37 XIX]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Scialem]], l&#039;enfant difforme guéri&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-022.htm EMV 636]&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
#[[Simon d’Emmaüs]], disciple d’Emmaüs&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-011.htm EMV 625]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Simon d&#039;Hammispa|Simon d&#039;Hammispa, le parricide]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63240 EMV 632.40 XX]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Simon le Zélote]], l&#039;apôtre&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-013.htm EMV 627]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Sintica (Syntica)|Sintica]], l&#039;esclave en fuite devenue disciple&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-018.htm#CEV63229 EMV 632.29 XIV]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
#[[Suzanne de Cana]]&lt;br /&gt;
#[[Thomas, l&#039;apôtre|Thomas l’apôtre (Didyme)]]&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-015.htm EMV 629]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[en:The Named Witnesses of the Resurrection]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Wiki_Maria_Valtorta:T%C3%A2ches&amp;diff=27177</id>
		<title>Wiki Maria Valtorta:Tâches</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Wiki_Maria_Valtorta:T%C3%A2ches&amp;diff=27177"/>
		<updated>2026-04-28T08:31:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* Lieux */ suppression Gamala&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Veuillez noter sur cette page toute demande de page à créer ou à compléter.&lt;br /&gt;
Cette page de projet peut être modifiée par tout contributeur du wiki.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pages à créer ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dossier de plusieurs pages sur l&#039;œuvre et l&#039;Église, la mise à l&#039;index de l&#039;œuvre, etc. La &#039;&#039;&#039;page centrale&#039;&#039;&#039; de ce dossier est [[L’œuvre de Maria Valtorta et l&#039;Église]]. Pages à créer de ce dossier :&lt;br /&gt;
** L&#039;accueil de Pie XII et l&#039;hostilité du Saint-Office (synthèse) &#039;&#039;&#039;&amp;lt;---- important&#039;&#039;&#039;. Suggestion de titre possible : [[Pie XII, le Saint-Office et Maria Valtorta]]. S&#039;assurer que le contenu soit distinct de la page [[Pie XII et Maria Valtorta]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
** [[Archevêques de Lucques et la cause en béatification de Maria Valtorta|Les archevêques de Lucques et la cause en béatification de Maria Valtorta]]&lt;br /&gt;
** [[Marta Diciotti et Maria Valtorta]]&lt;br /&gt;
**[[Mgr Luigi Traglia et Maria Valtorta]]&lt;br /&gt;
* [[Saint-Suaire (Linceul) de Turin|Le Saint-Suaire (Linceul) de Turin]]&lt;br /&gt;
* [[Disciples d&#039;Emmaüs|Les disciples d&#039;Emmaüs]]&lt;br /&gt;
* [[Douleurs et joie de la maternité de Marie]]&lt;br /&gt;
* [[Lépreux, lèpre|Les lépreux]]&lt;br /&gt;
* [[Tombeau de saint Pierre et Maria Valtorta|Le tombeau de saint Pierre et Maria Valtorta]]&lt;br /&gt;
*[[Mise à l’Index de l’œuvre de Maria Valtorta : la procédure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Personnages====&lt;br /&gt;
Personnages manquants identifiés par Gabriele, du Wiki Maria Valtorta IT. Selon le cas, créer une fiche spécifique pour les personnages principaux ou secondaires ou inclure dans &amp;quot;Personnages de rencontre&amp;quot;. Ne pas oublier d&#039;ajouter le lien correspondant dans la liste des personnages sur [[:Catégorie:Personnages]].&lt;br /&gt;
* [[Serviteur de Joël]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Thèmes====&lt;br /&gt;
* Sur la page [[:Catégorie:Thèmes]], de nombreux thèmes n&#039;ont pas encore de page (en noir ou en rouge dans la liste de thèmes) relatant ce que l&#039;Oeuvre de Maria valtorta dit à leur propos. Créer ces pages et indiquer les différents passages de l&#039;Oeuvre principale et des oeuvres complémentaires où il est question de ces thèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pages à compléter ===&lt;br /&gt;
* Page-dossier [[L’œuvre de Maria Valtorta et l&#039;Église]] ainsi que pages liées au dossier :&lt;br /&gt;
* [[Notre Père 5|Pardonnes-nous nos offenses]]&lt;br /&gt;
* [[Notre Père 7|Mais délivre-nous du Mal]]&lt;br /&gt;
* [[Anachronismes]]&lt;br /&gt;
* [[:Catégorie:Initiatives et travaux valtortiens]]&lt;br /&gt;
====Lieux====&lt;br /&gt;
* Compléter les fiches des [[:Catégorie:Lieux|lieux]] en insérant selon les besoins des extraits du Dictionnaire des lieux de Jean-François Lavère. (Fichier disponible, utilisation autorisée)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Thèmes====&lt;br /&gt;
* Compléter les fiches des [[:Catégorie:Thèmes|thèmes]] en ajoutant plusieurs références issues de l&#039;Oeuvre pour les fiches qui ne sont pas assez complètes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Tâches d&#039;amélioration de la qualité ==&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
[[it:Wiki Maria Valtorta:Compiti]]&lt;br /&gt;
[[en:Wiki Maria Valtorta:Tasks]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Gamala,_Gamla&amp;diff=26021</id>
		<title>Gamala, Gamla</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Gamala,_Gamla&amp;diff=26021"/>
		<updated>2026-04-26T20:47:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : standardisation de l&amp;#039;illustration&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Confusion|Gamala le vigneron}}&lt;br /&gt;
[[File:Gamala.webp|thumb|Gamala en Décapole]]&lt;br /&gt;
Gamlā était située en Décapole selon Maria Valtorta. Elle dispose d&#039;une homonyme dans la Tétrarchie de Philippe avec laquelle on la confond. La Décapole était une ligue de dix villes, dont Hippos et Gadara. Elle était de langue grecque. Ces villes qui tiraient leur richesse principalement du commerce, tenaient aussi une position stratégique, ce qui justifie les deux grands épisodes rapportés par Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
== Ce qu&#039;en dit Maria Valtorta ==&lt;br /&gt;
[[File:EMV186-Croquis-Valtorta.jpg|200px|thumb|right|Croquis de localisation de Gamala dessiné par Maria Valtorta. Sous-titré en français.]]&lt;br /&gt;
Maria Valtorta situe Gamala entre Hippos et Gadara, (comme cela figure sur&lt;br /&gt;
plusieurs cartes anciennes), à 4 km au sud-est de Kefar Haruv. Elle en donne sur son manuscrit un croquis précis.&lt;br /&gt;
=== Jeudi 16 mars 28 ===&lt;br /&gt;
Au cours de la deuxième année de vie publique, Jésus et les apôtres traversent le lac de Tibériade en Décapole. En route pour Gamala, ils traversent un troupeau de porc, chose possible en Décapole &#039;&#039;païenne&#039;&#039;, mais une horreur pour les apôtres. L&#039;endroit est sauvage et ils arrivent en vue de Gamala.&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Ici, au contraire, ce sont des bois de chênes très grands sous lesquels l&#039;herbe est douce et d&#039;un vert émeraude. Au-delà de cette bande boisée, la montagne remonte après un vallon, en formant un mamelon abrupt et rocailleux sur lequel s&#039;incrustent les maisons construites sur des terrasses rocheuses. Je crois que la montagne ne fait qu&#039;un avec les constructions, offrant ses cavernes pour l&#039;habitat, mélange de cité troglodyte et de ville ordinaire. Elle est caractéristique avec cette montée en terrasses grâce à laquelle le toit des maisons inférieures est au niveau de l&#039;entrée du rez-de-chaussée des maisons du plateau qui est au-dessus. Sur les côtés où la montagne est plus abrupte, abrupte au point d&#039;interdire toute construction, il y a des cavernes, des excavations profondes et des sentiers rapides qui descendent vers la vallée. A la saison des pluies, ces sentiers doivent devenir autant de bizarres petits torrents. Des blocs de toutes sortes, entraînés dans la vallée par les eaux forment un piédestal chaotique à cette petite montagne si abrupte et si sauvage, bossue et impertinente comme un hobereau qui veut à tout prix qu&#039;on le respecte.&amp;lt;ref&amp;gt;EMV 186.3.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;       &lt;br /&gt;
C&#039;est de ces cavernes que surgissent les possédés d&#039;où Jésus expulse les démons.&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Mc/5 Marc,1-20].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mercredi 8 août 29 ===&lt;br /&gt;
Seize mois après, Jésus revient à Gamlā et pénètre cette fois dans la ville.&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Ils marchent rapidement, délaissant bientôt le bois sous lequel ils ont dormi, pour un chemin caillouteux situé au-delà d’un vallon qui prend du relief au fur et à mesure qu’il se rapproche du mont bizarre sur lequel est perchée Gamla. De trois côtés, à l’est, au nord et à l’ouest, on ne voit que des pentes raides. La ville est reliée au reste de la région par une route directe unique allant du sud au nord, tracée entre deux vallées rocheuses et sauvages qui la séparent des campagnes de l’orient et des bois de chênes de l’occident [...]  À mesure que Gamla se rapproche et que la route monte, on voit des fossés fortifiés qui entourent le mont comme autant d’anneaux qui protègent ses flancs. Il ne doit pas être facile de creuser ces fossés, surtout à certains endroits presque en surplomb. Et pourtant des hommes nombreux travaillent à remettre en état des fortifications déjà existantes ou à en préparer d’autres, et portent sur leurs épaules nues des cubes de pierre qui font se courber les malheureux et laissent sur leurs dos des traces sanglantes [...] [La ville] ressemble davantage à un immense château-fort, une suite de forteresses, tant les maisons à demi-murées, à demi-creusées dans la montagne, présentent cet aspect.&amp;lt;ref&amp;gt;EMV 455.7-16.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Son nom ==&lt;br /&gt;
* גמלא (Gamlā) en hébreu et Γάμαλα (Gamala) en grec. Son nom signifie le chameau par analogie avec le promontoire où la ville est bâtie, &amp;quot;cette petite montagne si abrupte et si sauvage, bossue et impertinente&amp;quot;.&lt;br /&gt;
* À ne pas confondre avec [[Gamala de Judée]], lieu de résidence habituel de [[Gamaliel]], ni avec son homonyme historique près de Giscala sur le Golan.&lt;br /&gt;
== Points remarquables ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Discours sur la vraie protection et la Miséricorde ===&lt;br /&gt;
Gamala fut le lieu de refuge, le temps d&#039;une nuit, de Simon le zélote, alors activiste recherché.&amp;lt;ref&amp;gt;EMV 455.3.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus y découvre un vaste chantier de construction des remparts. Une troupe d&#039;esclaves s&#039;affère sous la férule de gardes-chiourme romains. C&#039;est l&#039;occasion d&#039;un enseignement qu&#039;écoutent la population encore frappée par l&#039;épisode des démons expulsés dans le troupeau de porcs. Jésus fait venir un repas pour les esclaves affamés et tous l&#039;écoutent :&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Ici, en vérité, on s’apprête humainement, par des forces humaines et des moyens humains, et même inhumains, à se défendre et à se préparer à l’attaque, oublieux des paroles du prophète&amp;lt;ref&amp;gt;Paroles qui se trouvent dans le chapitre 40 du livre d’Isaïe, selon la note indiquée par Maria Valtorta sur le manuscrit original.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui enseigne à son peuple comment se défendre des malheurs humains par des moyens spirituels, les plus efficaces. Il crie : &amp;quot;Consolez-vous… consolez Jérusalem : son esclavage est fini, son iniquité est expiée, car elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour tous ses péchés.&amp;quot; Et après la promesse, il précise comment faire pour la traduire dans la réalité : &amp;quot;Préparez les chemins du Seigneur, redressez dans la solitude les sentiers de Dieu. Toute vallée sera comblée, toute montagne abaissée, les voies tortueuses seront redressées, les escarpées deviendront planes&amp;lt;ref&amp;gt;Isaïe 40,1-6.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Alors apparaîtra la gloire du Seigneur, et tous les hommes, sans exception, la verront, car la bouche du Seigneur a parlé.&amp;lt;ref&amp;gt;Isaïe 40,7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot; Ces mots furent repris par l’homme de Dieu, Jean-Baptiste, et seule la mort les a éteints sur ses lèvres. Voilà la véritable défense contre les malheurs de l’homme. Elle ne consiste pas à lever les armes contre les armes, ce n’est pas non plus la défense contre l’attaque, ni l’orgueil, ni la férocité. Ce sont les armes surnaturelles.&amp;lt;ref&amp;gt;EMV 455.11.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
Et il poursuit, en parlant des esclaves :&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;Le prophète dit encore : &amp;quot;Tout homme est comme l’herbe et toute sa gloire comme la fleur des champs. L’herbe sèche, la fleur tombe dès que la touche le souffle du Seigneur&amp;lt;ref&amp;gt;Isaïe 40,6-7.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. Je veux que vous regardiez aujourd’hui avec pitié ces hommes que, jusqu’à hier, vous aviez considérés comme des machines astreintes au travail par vous. Aujourd’hui que je les ai placés, frères parmi les frères, pauvres au milieu de vous qui êtes riches et heureux, vous les voyez pour ce qu’ils sont : des hommes. Le mépris et l’indifférence ont disparu de beaucoup de cœurs et la pitié y est entrée. Mais allez plus au fond, au-delà de leur chair accablée. Ils ont une âme, une pensée, des sentiments, tout comme vous. Autrefois, ils ont été comme vous : en bonne santé, libres, heureux. Puis ce n’a plus été le cas, car si la vie de l’homme est comme l’herbe qui sèche, son bien-être est encore plus fragile. Ceux qui aujourd’hui sont en bonne santé peuvent demain être malades ; ceux qui aujourd’hui sont libres peuvent demain être esclaves ; ceux qui aujourd’hui sont heureux peuvent demain être malheureux.&amp;lt;ref&amp;gt;EMV 456.2.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Personnages ===&lt;br /&gt;
Marc de Josias, le possédé de [[Gérasa]] – Démétrius de Sidon, l’autre possédé – Titus et Publius Corfinius, les gardes-chiourmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Points en débat ==&lt;br /&gt;
=== Quelle Gamala ? ===&lt;br /&gt;
Les très nombreux détails fournis par Maria Valtorta (comme la vallée orientée nord-sud) paraissent compatibles avec les coordonnées indiquées en tête de cet article, au sud-est du lac de Tibériade et non au nord-est comme la Gamala historique du Tétrarque. En particulier l’affirmation que &amp;quot;Gamala est, dirai-je, indépendante de la Tétrarchie de Philippe et de la Tétrarchie d&#039;Hérode, et parce qu&#039;il paraît impossible à divers apôtres que les Romains s&#039;occupent de faire construire chez les autres des fortifications qui demain pourraient servir contre eux (EMV 455.8)&amp;quot;. Maria Valtorta, dans une vision ultérieure de Tarichée, situe bien cette Gamala au sud-est du lac (EMV 633.3). D&#039;ailleurs, dans la Tétrarchie de Philippe, c&#039;était la loi juive qui régnait et elle classe les porcs dans les animaux impurs. Toutefois les descriptions de la ville, de ses fortifications et de son destin de destruction, telles que fournies par la voyante, semblent également compatibles avec les fouilles archéologiques qui ont débuté en 1967 sur des vestiges situés 15 km plus au nord, (à 10 km à l&#039;est de [[Bethsaïde]] (coordonnées 32° 54&#039; 20&#039;&#039; N / 35° 44&#039; 10&#039;&#039; E ). Cet emplacement correspond à la Gamala &amp;quot;historique&amp;quot; décrite par Flavius Josèphe, sur &amp;quot;un pic très difficile&amp;lt;ref&amp;gt;Flavius Josèphe, &#039;&#039;Guerres juives&#039;&#039; 4,5-6&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. En octobre 68, après un siège de sept mois, cette ville du Golan fut conquise par Vespasien. Il ne survécut que deux filles, tandis que 4000 combattants furent tués et 5000 se précipitèrent du haut de leurs rochers, ce qui valut à Gamala son surnom de &amp;quot;Massada du nord&amp;quot;. Qu&#039;en fut-il de la Gamala de la Décapole, celle dont nous parlons ? Les fouilles dans cet endroit escarpé et boisé, livreront peut-être un jour la clé du mystère.&lt;br /&gt;
=== L&#039;Église confiée à Marie : la contestation du Saint-Office ===&lt;br /&gt;
C&#039;est à Gamala, au cours d&#039;un entretien matinal, que Jésus confie son Église à Marie :&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Dès maintenant je te les (les apôtres) confie, ma Mère. Souviens-toi de ces paroles : je te les confie. Je te donne mon héritage. Je n&#039;ai rien sur la Terre qu&#039;une Mère et elle je l&#039;offre à Dieu : Hostie avec l&#039;Hostie ; et mon Église, et elle je la confie à toi. Sois pour elle une Nourrice. Il y a peu de temps, je pensais aux nombreux hommes en lesquels, au cours des siècles, revivrait l&#039;homme de Kérioth (Judas) avec toutes ses tares. Et je pensais que quelqu&#039;un qui ne serait pas Jésus le repousserait, cet être taré. Mais Moi, je ne le repousserai pas. Je suis Jésus. Toi, pendant le temps que tu resteras sur la terre, venant après Pierre dans la hiérarchie ecclésiastique, lui Chef et toi fidèle, mais la première avant tous comme Mère de l&#039;Église puisque tu m&#039;as enfanté Moi, Chef de ce Corps mystique, toi ne repousse pas les nombreux Judas, mais secours-les et apprends à Pierre, aux frères, à Jean, Jacques, Simon, Philippe, Barthélemy, André, Thomas et Matthieu à ne pas repousser mais à secourir. Défends-moi dans ceux qui me suivent, et défends-moi contre ceux qui voudront disperser et démembrer l&#039;Église naissante.&amp;lt;ref&amp;gt;EMV 455.5.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
Cette affirmation est l’une des quatre critiques théologiques portées par les censeurs lors de la mise à l’Index. Dans l&#039;Osservatore romano du 6 janvier1960, ils l’exposent ainsi : &amp;quot;Pour finir, signalons une autre affirmation étrange et imprécise, dans laquelle on dit de la Madone : &amp;quot;Toi, pendant le temps que tu resteras sur Terre, tu seconderas Pierre &#039;&#039;comme hiérarchie ecclésiastique&#039;&#039;. (Les italiques sont de nous. N.d.R.)&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La phrase italienne originale, dans Maria Valtorta, est : &amp;quot;Tu, nel tempo che resterai sulla Terra, seconda a Pietro come gerarchia ecclesiastica&amp;quot;, traduite dans la nouvelle édition par &amp;quot;Toi, pendant le temps que tu resteras sur terre, sois soumise à Pierre pour ce qui tient à la hiérarchie ecclésiastique&amp;quot;.      &lt;br /&gt;
On a du mal à reconnaître, dans l’interprétation des censeurs, le bien-fondé d’une telle critique, tant le texte devient limpide quand on lui rajoute la locution occultée : &amp;quot;lui comme Chef et toi comme fidèle&amp;quot;. Il est donc impossible que les censeurs n’aient pas compris l’affirmation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur les aspects théologiques, il convient de se reporter au [https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P26.HTM &#039;&#039;Catéchisme de l’Église catholique&#039;&#039;, § 963 à 972], sorti trente ans après la mise à l’Index de l&#039;[[L&#039;œuvre donnée à Maria Valtorta|œuvre]]. Il fait largement référence à la constitution dogmatique sur l’Église [http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19641121_lumen-gentium_fr.html &#039;&#039;Lumen Gentium&#039;&#039;, chapitre 8, La bienheureuse Vierge Marie, mère de Dieu dans le mystère du Christ et de l’Église]. Ce texte fondamental a été promulgué quatre ans après la remarque des censeurs. Cela accrédite l’hypothèse que l’hostilité du Saint-Office envers le cas Maria Valtorta n’est pas étrangère aux tensions qui régnaient dans les couloirs du Concile entre le cardinal Ottaviani, chef du Saint-Office et le nouveau cardinal Bea, étoile montante du Concile et soutien de Maria Valtorta.   &lt;br /&gt;
Il est visé par cette pique de l’&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039; : &amp;quot;malgré les personnalités illustres (dont l&#039;incontestable bonne foi a été surprise) qui ont apporté leur appui à la publication, le Saint-Office a cru nécessaire de la mettre dans l&#039;Index des Livres prohibés&amp;quot;. Ce cardinal, taxé de naïveté, avait été le confesseur de Pie XII !&lt;br /&gt;
Cela accrédite aussi l’inspiration de Maria Valtorta qui ne pouvait formuler par elle-même le contenu d’une constitution dogmatique, sur un tel sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
* Situer sur la cartographie de Valtorta App&lt;br /&gt;
* [https://storage2.snappages.site/4wyz9eyybw/assets/files/2-Ann%C3%A9e-1-.PDF Situer l’épisode sur l’infographie de Carlos Martinez].&lt;br /&gt;
* [https://www.indexvaltorta.fr/home Chercher dans l’Index Valtorta].&lt;br /&gt;
* [https://mariavaltorta.forumactif.com/ Discuter sur le Forum Maria Valtorta].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Explorer==&lt;br /&gt;
32° 43’ 14’’ N / 35° 40’ 88’’ E ? /&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
+250m.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#widget:MapFR|marker_lat=32.73953800141515|marker_lng=35.68434598838463|zoom=8}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Lieux]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Fichier:Gamala.webp&amp;diff=26020</id>
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		<updated>2026-04-26T20:43:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : Localisation de Gamala, Gamlā&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Localisation de Gamala, Gamlā&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Professeur_Nicola_Pende_et_Maria_Valtorta&amp;diff=26019</id>
		<title>Professeur Nicola Pende et Maria Valtorta</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Professeur_Nicola_Pende_et_Maria_Valtorta&amp;diff=26019"/>
		<updated>2026-04-26T20:26:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Nicola Pende.gif|thumb|Nicola Pende dans les années 30.]]&lt;br /&gt;
Le Professeur Nicola Pende, né à Noicattaro (Bari), 21 avril 1880 et mort à Rome, 8 juin 1970, était un médecin italien de renommée mondiale, spécialiste de l’endocrinologie&amp;lt;ref&amp;gt;Spécialité médicale qui s&#039;intéresse au traitement des troubles du système endocrinien composé des glandes et des organes producteurs d&#039;hormones (hypophyse, thyroïde, glandes surrénales...)&amp;lt;/ref&amp;gt; et des pathologies constitutionnelles&amp;lt;ref&amp;gt;Dysfonctionnements ou lésions pathologiques dont les causes dépendent, dans une large mesure, de l&#039;action de facteurs génétiques.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il fut expert pour l’examen scientifique des guérisons miraculeuses auprès de la Congrégation des Rites (pour la cause des saints). Il dirigea l’Hôpital Umberto I&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Policlinico Umberto I&#039;&#039; est le plus important hôpital de Rome et d&#039;Italie. Il abrite une faculté de médecine et de chirurgie.&amp;lt;/ref&amp;gt;, enseigna à l’Université de Rome&amp;lt;ref&amp;gt;Appelée aussi &amp;quot;La Sapienza&amp;quot; ou Rome I. Elle a été fondée en 1303 (la Sorbonne de Paris a été fondée en 1257). Elle comporte aujourd&#039;hui 150.000 étudiants environ, 21 facultés, autant de musées et 155 bibliothèques.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Croix de guerre au titre de la première guerre mondiale, il fut aussi sénateur, du 20 décembre 1933 au 5 août 1943, durant la période fasciste&amp;lt;ref&amp;gt;Source : &#039;&#039;[https://patrimonio-archivio-senato-it.translate.goog/repertorio-senatori-regno/senatore/IT-SEN-SEN0001-001704/?_x_tr_sl=it&amp;amp;_x_tr_tl=fr&amp;amp;_x_tr_hl=fr&amp;amp;_x_tr_pto=sc Patrimonio dell&#039;Archivio storico {it}]&#039;&#039;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnalité politique de cette période, il fut contesté pour ses prises de positions en faveur de l&#039;eugénisme&amp;lt;ref&amp;gt;Eugénisme : ensemble des techniques génétiques visant à intervenir artificiellement et par sélection pour l&#039;amélioration de l&#039;espèce humaine.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1945 il fut interdit d&#039;enseignement, mais l&#039;année suivante cette interdiction fut levée par la Cour d&#039;appel de Rome. En 1948, la Cour suprême de cassation l&#039;a définitivement restauré dans ses fonctions en prenant en compte notamment son attitude lors de la rafle du ghetto de Rome (16 octobre 1943) où 23 Juifs trouvèrent refuge dans sa polyclinique.&lt;br /&gt;
==Ses actions en faveur de Maria Valtorta==&lt;br /&gt;
Il eut l&#039;occasion d&#039;examiner Maria Valtorta et lui rendit visite plusieurs fois. Lecteur de l&#039;œuvre, il fut frappé par les précisions médicales qu&#039;elle contenait et intervint plusieurs fois pour faciliter son édition.  Il ne put cependant pas accepter l&#039;origine surnaturelle de l&#039;Œuvre, pour laquelle il cherchait en vain une explication scientifique.&lt;br /&gt;
===Attestation du 23 janvier 1952===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;quot;J’ai eu la chance, il y a près de trois ans (1949), de lire quelques volumes du manuscrit de Maria Valtorta sur la Vie de Jésus. Je dirai également que le Père Berti m’a chargé de soumettre mademoiselle Valtorta à une visite médicale minutieuse. Avec l’aide du professeur Duranti, radiologue à Pise, j’ai fait une observation radiographique de sa colonne vertébrale: cela faisait en effet des années qu’elle présentait une paraplégie&amp;lt;ref&amp;gt;La paraplégie ou paralysie des membres de Maria Valtorta était due au coup de barre de fer [[Maria Valtorta#Ses maladies et infirmités|qu&#039;elle avait reçu]], 29 ans plus tôt, d&#039;un jeune anarchiste.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui la clouait au lit. Abstraction faite du diagnostic de cette affection, qui relève du secret professionnel, je livre ici mon impression et mon opinion sur le contenu de ces écrits.&lt;br /&gt;
Ils constituent à mes yeux un véritable chef‑d’œuvre pour ce qui est du style, de la beauté de la langue et de la forme, ce qui est inattendu chez une femme pourvue d’une culture littéraire très moyenne&amp;lt;ref&amp;gt;Elle avait quitté le collège [[Maria Valtorta#L&#039;enfance heureuse et austère|à presque 16 ans]], le 23 février 1913.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je consacre mes modestes forces à m’occuper des caractéristiques humaines de Jésus telles qu’elles apparaissent dans les évangiles et comme un biologiste chrétien peut les voir; or il me faut affirmer ce que j’ai trouvé dans les écrits de Maria Valtorta, à savoir que cette humanité de Jésus, non seulement correspond dans ses grands traits à celle que nous rapportent les quatre évangélistes, mais elle y est sculptée et illuminée plus profondément et avec une plus grande richesse de détails, ce qui permet de dire que le récit de Maria Valtorta comble les lacunes de la vie humaine du Rédempteur. C’est particulièrement le cas de la période de l’adolescence de Jésus et de sa jeunesse dans la maison de Joseph le charpentier&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-062.htm EMV 37] notamment.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et des relations affectives de Jésus avec sa Mère durant cette longue période, enfin de la séparation du Fils et de sa Mère quand il entreprend sa mission auprès des hommes&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-001.htm EMV 44].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais ce qui a suscité ma plus grande admiration et tout mon émerveillement en tant que médecin, c’est la compétence avec laquelle Maria Valtorta décrit, comme un expert, une phénoménologie que peu de médecins confirmés sauraient exposer: la scène de l’agonie de Jésus sur la croix&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2009/09-029.htm EMV 609].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La douleur spasmodique, la plus atroce subie par le Rédempteur à cause des blessures de la tête, des mains et des pieds qui portent le poids du corps dans les plaies, provoque, dans le récit de Maria Valtorta, des contractions toniques de tout le corps, des raidissements tétaniformes du tronc et des membres qui n’affaiblissent ni la conscience ni la volonté du mourant, bien qu’ils soient l’expression de la plus grande souffrance physique produite par la plus grande des tortures. Et tout le déroulement de l’agonie de Jésus, tel que cette Œuvre la décrit, montre que c’est l’immense douleur du corps qui a arrêté le souffle et le cœur du Fils de l’Homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pitié et l’émotion envahissent le lecteur chrétien devant ces magnifiques pages, au style médical, du manuscrit de Maria Valtorta.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome, le 23/1/1952 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nicola Pende&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il continua, par la suite, à correspondre avec Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;Sa correspondance est inédite à ce jour (2024).&amp;lt;/ref&amp;gt; et à lui rendre visite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Ses interventions en faveur de la publication ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le professeur Nicola Pende fut mêlé par ses conseils à la publication de l&#039;œuvre. C&#039;est lui qui suggéra le titre de &amp;quot;Poème de Jésus&amp;quot; qui figure sur le preier tome de la première édition (1956). Mais puisque ce titre existait déjà pour une petite composition poétique, et que son auteur avait protesté, il fut retouché par le P. Berti en : &amp;quot;Le Poème de l&#039;Homme-Dieu&amp;quot;. Ainsi formulé et retouché, il a convenu à Maria Valtorta elle-même qui l&#039;a approuvé et fait sien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de la mise à l&#039;Index de cette première édition (1960), le Père Berti crut judicieux de faire basculer l&#039;œuvre dans la sphère scientifique en raison du phénomène des [[Visions et dictées de Maria Valtorta|visions]] qui en était à l&#039;origine. Mais pour qualifier l’édition de “scientifique”, il fallait l&#039;aval d’un scientifique appartenant à la sphère de la culture laïque. C’est alors que le Père Berti prit une initiative hasardeuse, que Maria Valtorta aurait certainement refusée si elle avait été consciente. Par l’intermédiaire de Nicola Pende il entra en contact avec la Société italienne de Parapsychologie (Étude des phénomènes psychiques paranormaux)  et parvint à intéresser son secrétaire général, Luciano Raffaele, aux écrits de Maria Valtorta. Ce dernier alla jusqu’à promettre d’écrire une monographie. La réaction ne se fit pas attendre de la part de Maria Valtorta qui avait en horreur le spiritisme&amp;lt;ref&amp;gt;Maria Valtorta, &#039;&#039;Autobiographie&#039;&#039;, 2021, EV, pp. 344-346.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Bien qu&#039;elle soit déjà [[Maria Valtorta#Fin de vie|entrée en prostration]], elle s&#039;écria à l&#039;entrée de Luciano Raffaele : &amp;quot;va&#039;via, va&#039;via !&amp;quot; ce qui se traduit par: &amp;quot;va-t&#039;en, va-t&#039;en!&amp;quot; avec une connotation impérative du type: &amp;quot;&amp;quot;Dégage, dégage !&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[[Emilio Pisani]], &#039;&#039;Pro e contro Maria Valtorta {it}&#039;&#039;, 2017, CEV, pp. 30-33.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Points en débat ==&lt;br /&gt;
Dans son rapport du [[Saint-Office, deuxième avis du Père Augustin Bea, (17/10/1952)|17 octobre 1957]] commandité par le Saint-Office, le Père Augustin Bea (futur cardinal) attribue les connaissances médicales, dont fait preuve Maria Valtorta&amp;quot; à son engagement d&#039;infirmière bénévole en 1917 : &amp;quot;Son activité à la Croix-Rouge lui aura donné une connaissance très concrète des maladies et des souffrances&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les &amp;quot;infirmières samaritaines&amp;quot; (&#039;&#039;infermiere samaritane&#039;&#039;) auxquelles appartenait Maria Valtorta et sa mère, étaient des bénévoles formées aux premiers secours et aux soins de base, engagées surtout pendant la Première Guerre mondiale pour assister les blessés civils et militaires. Il semble donc qu&#039;une simple formation de secouriste puisse difficilement permettre à Maria Valtorta de décrire &amp;quot;&#039;&#039;comme un expert&#039;&#039;, une phénoménologie que peu de médecins confirmés sauraient exposer: la scène de l’agonie de Jésus sur la croix&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[https://mywikis-eu-wiki-media.s3.eu-central-2.wasabisys.com/valtortafr/521017-RapportBea-Francais.pdf Avis du Père Augustin Bea], traduction annotée et documentée, p. 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Fichier:521017-RapportBea-Francais.pdf&amp;diff=25752</id>
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		<updated>2026-04-26T06:41:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : /* Description */ erreur date&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Traduction annotée et documentée du rapport du 17 octobre 1952 du Père Augustin Bea&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_deuxi%C3%A8me_avis_du_P%C3%A8re_Augustin_Bea,_(17/10/1952)&amp;diff=25751</id>
		<title>Saint-Office, deuxième avis du Père Augustin Bea, (17/10/1952)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.mariavaltorta.wiki/w139/index.php?title=Saint-Office,_deuxi%C3%A8me_avis_du_P%C3%A8re_Augustin_Bea,_(17/10/1952)&amp;diff=25751"/>
		<updated>2026-04-26T06:41:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : Traduction français annotée et documentée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Valtorta-bea.pdf|thumb|Second rapport du Père Augustin Bea, 17 octobre 1952]]&lt;br /&gt;
[[File:521017-RapportBea-Francais.pdf|thumb|Traduction annotée et documentée du rapport du 17 octobre 1952 du Père Augustin Bea]]&lt;br /&gt;
Cet avis du [[Cardinal Augustin Bea et Maria Valtorta|Père Augustin Bea]] sj, est remis à la demande expresse du Saint-Office dans la suite de la pétition au Saint-Père qu&#039;avait déposée, quelques mois auparavant, [[Mgr Alfonso Carinci et Maria Valtorta|Mgr Alfonso Carinci]] et huit autres &amp;quot;personnalités illustres &amp;quot; dont le Père Bea lui-même. Cet avis se présente comme un &amp;quot;voto (vote)&amp;quot; alors que celui du [[Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)|Père Alberto Vaccari]] sj, se présentait comme un &amp;quot;parere (opinion)&amp;quot;. Si ce dernier exprime l&#039;opinion d&#039;un expert, celui du Père Augustin Bea a un aspect plus formel en vue d&#039;une décision officielle (in decisis) qu&#039;il exprime en conclusion (p. 77) :  &lt;br /&gt;
#&amp;quot;on ne peut pas publier l’œuvre telle quelle à cause des difficultés&amp;lt;ref&amp;gt;Les difficultés et non les erreurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; théologiques et exégétiques qui ont été exposées.&amp;quot;&lt;br /&gt;
#Corriger ces difficultés reviendrait à écrire une nouvelle œuvre.&lt;br /&gt;
#On pourrait publier les meilleurs morceaux &amp;quot;mais cette concession serait inopportune étant donnée la ferveur intempestive et imprudente de ceux qui sont pour cette œuvre&amp;quot;.&lt;br /&gt;
#&amp;quot;Aux Révérends Pères Servites qui jusqu’ici se sont intéressés à l’œuvre&amp;lt;ref&amp;gt;Les PP. Migliorini, Berti, Cecchin, Roschini.&amp;lt;/ref&amp;gt;, on devrait donner un grave avertissement avec interdiction d’être en faveur de l’œuvre, aussi bien publiquement qu’en privé&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Le Père Bea avait été frappé par les connaissances exégétiques dont Maria Valtorta faisait preuve. Il n&#039;en faisait pas une œuvre inspirée, mais un bon livre de vulgarisation dont il recommandait la publication sans tous les descriptifs qu&#039;il contenait&amp;lt;ref&amp;gt;[[Cardinal Augustin Bea et Maria Valtorta#Attestation sur l&#039;œuvre de Maria Valtorta|Attestation du 23 janvier 1952]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans cette nouvelle étude, pris de trop de doutes, il tranche pour le délaissement intégral de l&#039;œuvre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Éléments de contexte ===&lt;br /&gt;
Ce document, par sa nature, son contenu, son destinataire et ses conclusions, prouve que la décision n&#039;avait pas été prise auparavant. Ce qui invalide de ce fait: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La thèse selon laquelle la décision d&#039;interdire aurait été prise antérieurement, le [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#Valeur de cette décision|17 février 1949]] avec l&#039;adhésion du Saint-Père.&lt;br /&gt;
* La légitimité de l&#039;entretien de Mgr Giovanni Pepe du [[Saint-Office - Tentative de destruction de l&#039;oeuvre de Maria Valtorta (1949)#Chronologie des évènements|22 février 1949]] demandant au Père Berti de ne pas publier l&#039;œuvre en plus que de remettre les manuscrits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela explique aussi que l&#039;article de l&#039;[[Osservatore Romano (06/01/1960)|&#039;&#039;Osservatore romano&#039;&#039; de 1960]] commentant à la mise à l&#039;Index se réfère imprécisément et de façon inaccoutumée à &amp;quot;des souvenirs d’il y a environ une dizaine d’années&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Des souvenirs et non des décrets. Aucune date précise : un comportement très inhabituel.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C&#039;est donc à tort que l&#039;on traduit ce flou par &amp;quot;1949&amp;quot; puisqu&#039;en 1952 l&#039;œuvre est toujours en examen. Cela confirme que la décision du Saint-Office de 1959 ne se référait qu&#039;à son propre avis non validé par le Saint-Père à l&#039;époque, comme de droit&amp;lt;ref&amp;gt;Dans la Sacrée Congrégation du Saint-Office,  le Pape détenait l&#039;autorité finale sur toutes les décisions doctrinales et &#039;&#039;disciplinaires&#039;&#039;. Bien que le Saint-Office traitât des affaires de la foi et de la morale, &#039;&#039;toutes ses actions et décrets étaient soumis à l&#039;approbation papale&#039;&#039;. Le Pape était le garant de l&#039;orthodoxie et de l&#039;unité de la foi. La proposition de censure des œuvres de Maria Valtorta, du 17 février 1949, n&#039;a pas été retenue par Pie XII. Le rapport Bea du 17 octobre 1952, qui tente de reprendre la main, n&#039;a été aucunement validé par le Pape tant qu&#039;il vécut et ce malgré les éditions de 1956, 1957, 1958. Dans son article de 1960, le Saint-Office ne peut donc se référer ni à une décision de 1949, invalidée, ni à une décision postérieure à 1952 qui ne fut pas prise, du moins du vivant du Pape.&amp;lt;/ref&amp;gt;.  &lt;br /&gt;
===Traduction française===&lt;br /&gt;
La traduction française a été faite par Alexis Maillard dans son livre accessible en ligne : &#039;&#039;[http://jesusmarie.free.fr/valtorta.html Maria Valtorta Le Dossier du Vatican]&#039;&#039;. Nous reproduisons ici les extraits que nous commentons dans différents articles du wiki Maria Valtorta. Les renvois de pages s&#039;y réfèrent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur la structure générale de l&#039;œuvre de Maria Valtorta ==&lt;br /&gt;
Si l&#039;avis du Père Bea s&#039;avère négatif en fin de compte, il s&#039;éloigne des opinions en cours au Saint-Office: dans le jugement ci-dessous, il prophétise ce que deviendra l&#039;œuvre de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;Lire à ce propos les [https://testimonies.valtortamaria.org/testimonies témoignages des lecteurs] de l&#039;œuvre de Maria Valtorta.&amp;lt;/ref&amp;gt; dans le cadre des critères d&#039;authenticité d&#039;une révélation privée que, plus d&#039;une demi-siècle plus tard, Benoît XVI codifiera&amp;lt;ref&amp;gt;BENOÎT XVI, &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini.html#LE_DIEU_QUI_PARLE Verbum Domini]&#039;&#039;, § 14 deuxième partie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les passages significatifs sont en italique.  &amp;lt;blockquote&amp;gt;(p. 67) &amp;quot;L’œuvre de Valtorta manifeste une &#039;&#039;profonde religiosité&#039;&#039; et un &#039;&#039;véritable amour du Christ, de la Vierge Marie et de l’Église&#039;&#039;. Il y a des pages &#039;&#039;très édifiantes&#039;&#039; et &#039;&#039;très émouvantes&#039;&#039; que l’on peut trouver &#039;&#039;rarement dans des écrits modernes de la vie de Jésus et d’autres livres de méditation&#039;&#039;. Cette &#039;&#039;&amp;lt;u&amp;gt;qualité religieuse&amp;lt;/u&amp;gt;&#039;&#039;, jointe à une grande capacité de proposer des arguments de manière littéraire pleine de vivacité, intéressante et même quelquefois fascinante, explique la grande impression que l’œuvre a faite spécialement sur les &#039;&#039;l&amp;lt;u&amp;gt;aïcs de grande religiosité&amp;lt;/u&amp;gt;&#039;&#039; et le désir de la voir publiée, qui est un désir exprimé &#039;&#039;par beaucoup et toujours renouvelé&#039;&#039;.&amp;quot;  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;Mais s&#039;il s&#039;oppose en définitive à la publication de l&#039;œuvre, c&#039;est en raison de &amp;quot;certaines difficultés assez graves&amp;quot; qu&#039;il pense avoir identifier. La &amp;quot;&#039;&#039;plus grande objection&#039;&#039;&amp;quot; est, selon lui, le fait que &amp;quot;Notre Seigneur est abaissé et immergé dans des faits de la vie quotidienne des hommes et d’une manière inadmissible. (p. 68) &amp;quot; Il dénonce donc deux choses : Un Christ vivant une vie humaine quotidienne et la façon dont elle est décrite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un Christ qu&#039;il juge trop humain ===&lt;br /&gt;
Le Père Augustin Bea reconnaît que &amp;quot;Notre Seigneur a éprouvé toutes nos infirmités hormis le péché&amp;quot; ([https://www.aelf.org/bible/He/4 Hébreux 4,15]), mais il questionne la pertinence de mettre en avant cette humanité, craignant de diminuer la révérence due à l&#039;homme-Dieu. Son objection principale n&#039;est donc pas doctrinale, mais porte sur l&#039;opportunité de cette démarche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;humanité de Jésus ne fait pas obstacle à sa divinité ; elle en est la révélation. C&#039;est dans cette humanité que la Rédemption s&#039;est accomplie. Sans Rédemption, il n&#039;y a pas de Rédempteur. Jésus possède une humanité sainte, modèle pour les croyants, et &#039;&#039;complète&#039;&#039; hormis le péché : &amp;quot;Ayez en vous les mêmes sentiments que le Christ Jésus : bien qu&#039;il fût dans la condition de Dieu, il n&#039;a pas retenu avidement son égalité avec Dieu ; mais il s&#039;est anéanti lui-même, en prenant la condition d&#039;esclave, en se rendant semblable aux hommes, et reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui.&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Ph/2 Philippiens 2,5-7].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot; L&#039;humanité de Jésus n&#039;est pas une simple apparence, mais une réalité pleine et entière, avec toutes ses propriétés, à l&#039;exception du péché. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En évoquant la révérence due à l&#039;homme-Dieu, le Père Augustin Bea évoque un contexte culturel mais non théologique. Dans une œuvre comme celle de Maria Valtorta, la véritable révérence due à l&#039;homme-Dieu est au contraire magnifiée dans l&#039;amour du Verbe &#039;&#039;incarné&#039;&#039;. Il le reconnaît implicitement quand il dit : &amp;quot;L’œuvre de Valtorta manifeste une &#039;&#039;profonde religiosité&#039;&#039; et un &#039;&#039;véritable amour du Christ&#039;&#039;, de la Vierge Marie et de l’Église.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Contextes culturels&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En déplaçant dans un contexte culturel ce qui est l&#039;enseignement de l&#039;Église (complétude de l&#039;humanité de Jésus, hors le péché) il biaise le regard sur une révélation privée qui rapporte la vie du Christ il y a 2.000 ans. Il n&#039;est pas le seul à le faire pour ce qu&#039;il juge être une bonne raison. Par exemple, Mgr Marcel Lefebvre a exprimé, de la même façon, ses réserves sur la représentation de Jésus par Maria Valtorta lors d&#039;une retraite en septembre 1986&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Nous avons avantage à (…) ne pas nous attarder trop aux faits divers de la vie de Notre Seigneur. C’est en cela peut-être que ces vies qui ont été faites de Notre Seigneur, (…) ces livres qui se présentent comme des révélations de la vie de Notre Seigneur, à mon sens, peuvent être un danger, parce que justement elles représentent Notre Seigneur d’une manière trop concrète, trop dans les détails de sa vie. &#039;&#039;Je pense bien sûr à Maria Valtorta&#039;&#039;. Et peut-être pour certains cette lecture peut faire du bien, elle peut approcher de Notre Seigneur, essayer de se figurer ce que pouvait être la vie des apôtres avec Notre Seigneur, la vie à Nazareth, la vie dans les visites que faisait Notre Seigneur dans les cités d’Israël. Mais il y a un danger, un grand danger : trop humaniser, trop concrétiser et pas suffisamment montrer le visage de Dieu, dans cette vie de Notre Seigneur. C’est là un danger. Je ne sais pas s’il faut tellement recommander à des personnes qui ne sont pas averties la lecture de livres comme cela. Je ne suis pas certain que cela les élève tellement et leur fasse connaître vraiment Notre Seigneur tel qu’il était, tel qu’il est, tel que nous devons le connaître, le croire.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;un et l&#039;autre sont issus du contexte culturel du XIXème siècle où l&#039;Église développait ses magnificences culturelles que combattait le modernisme. Une déviance que combat aussi Maria Valtorta mais par l&#039;exposé d&#039;une authenticité historique&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-038.htm EMV 652 : Au moment de prendre congé de l’Œuvre].&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 2024, le Pape François a souligné l&#039;importance de rencontrer un Christ &#039;&#039;vivant&#039;&#039; : un &amp;quot;Jésus-Christ fait chair, fait homme, fait histoire.&amp;quot; Il recommande de ne jamais perdre de vue &amp;quot;la &#039;chair&#039; de Jésus-Christ, cette chair faite de passions, d&#039;émotions, de sentiments, d&#039;histoires concrètes, de mains qui touchent et guérissent, de regards qui libèrent et encouragent, d&#039;hospitalité, de pardon, d&#039;indignation, de courage, d&#039;intrépidité : en un mot, d&#039;amour&amp;lt;ref&amp;gt;PAPE FRANÇOIS, &#039;&#039;[https://www.vatican.va/content/francesco/fr/letters/2024/documents/20240717-lettera-ruolo-letteratura-formazione.html Lettre sur le rôle de la littérature dans la formation]&#039;&#039;, 17 juillet 2024, Jamais de Christ sans chair, § 14 et 15.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot; C&#039;est cette réalité historique que présente l&#039;œuvre de Maria Valtorta que le Pape François encourage&amp;lt;ref&amp;gt;[[Pape François et Maria Valtorta#La lettre du Vatican|Lettre du 24 février 2024]] à don Ernesto Zucchini, président de la Fondation Maria Valtorta de Viareggio.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle ne conduit pas à l&#039;irrévérence, mais à &#039;&#039;l&#039;amour&#039;&#039; de l&#039;Homme-Dieu, selon le titre sous lequel elle parut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur les données matérielles de l&#039;œuvre ==&lt;br /&gt;
Déjà dans son [[Cardinal Augustin Bea et Maria Valtorta#Attestation sur l&#039;œuvre de Maria Valtorta|attestation du 23 janvier 1952]], le Père Augustin Bea n&#039;attribuait pas l&#039;œuvre de Maria Valtorta à une origine divine, mais il était été &amp;quot;fort impressionné par l’exactitude remarquable&amp;quot; des descriptions de Maria Valtorta. Cet étonnement demeure dans son second avis :&amp;lt;blockquote&amp;gt;(p. 72) &amp;quot;Ici on présente un phénomène qui laisse très perplexe. En examinant les divers volumes, on doit constater que les indications géographiques et topographiques, généralement parlant sont exactes. Et il ne s’agit pas seulement de peu de noms, mais de centaines de villes, de villages, de rivières, de vallées, de montagnes. Il y aura probablement peu de spécialistes, parmi les prêtres et les théologiens, qui sur ce point pourraient confirmer l’écrivain.&amp;quot;  &amp;lt;/blockquote&amp;gt;Il livre son regard critique, mais sans pouvoir comprendre l&#039;origine de cette abondance de connaissances remarquables:&amp;lt;blockquote&amp;gt;(p. 74) &amp;quot;Reste pour moi cependant le problème, pour moi, insoluble, de la source d’où l’écrivain a cette abondance de connaissances géographiques, topographiques, historiques, archéologiques, dont est tellement riche cette œuvre étrange, d’où tient-elle tout cela.&amp;quot; &amp;lt;/blockquote&amp;gt;La réponse était devant lui : le tenait-t-elle d&#039;une culture personnelle ? Non, il a eu l&#039;honnêteté d&#039;étudier la vie de Maria Valtorta et il sait que c&#039;est exclu. S&#039;agissait-t-il d&#039;un prodige satanique ? Satan ne peut pas inspiré une œuvre qui &amp;quot;manifeste une &#039;&#039;profonde religiosité&#039;&#039; et un &#039;&#039;véritable amour du Christ, de la Vierge Marie et de l’Église&amp;quot;&#039;&#039; comme il le notait lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Valeur des données matérielles ===&lt;br /&gt;
Ces données matérielles (&amp;quot;géographiques, topographiques, historiques, archéologiques&amp;quot;), comme celles sur les personnages (pp. 71-72), sont constitutives des visions historiques : elles les authentifient.  Le Père Alberto Vaccari qu&#039;il cite, le déniait. Le Père Augustin Bea, le reconnaît. En ce domaine, depuis son rapport, les nouvelles technologies comme la reprise des fouilles après la guerre, ont bouleversé le paysage, justifiant un grand nombre des descriptifs de Maria Valtorta&amp;lt;ref&amp;gt;Voir à ce propos : le [[:Catégorie:Lieux|descriptif des lieux]] et le [[:Catégorie:Personnages|descriptif des personnages]], etc.&amp;lt;/ref&amp;gt;. En 1970, dix-huit après le rapport du Père Augustin Bea, le Bienheureux Gabriel Allegra notait déjà la masse de travail qu&#039;il avait fallu pour que des érudits établissent une carte incertaine alors que &amp;quot;quatre fois sur cinq au moins, les études récentes donnent raison aux identifications supposées dans l’Œuvre de Maria Valtorta, et je pense que ce nombre grandirait si des spécialistes voulaient étudier la question à fond&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;[[Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra#Détails saisissants|Analyse de l&#039;œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra]]&#039;&#039; - Détails saisissants&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1986, le [[Père François-Paul Dreyfus et Maria Valtorta|P. François Dreyfus]] (1918-1999) de l&#039;Institut biblique de Jérusalem, avouait à l&#039;éditeur avoir été impressionné &amp;quot;de trouver dans l’œuvre de [[Maria Valtorta]] le nom d’au moins six ou sept villes qui n’apparaissent ni dans l’Ancien ni dans le nouveau Testaments. Ces noms ne sont connus que par quelques rares spécialistes et grâce à des sources non bibliques&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sur les aspects doctrinaux de l&#039;œuvre ==&lt;br /&gt;
Dans ce domaine, qui ne l&#039;avait pas frappé dans sa première attestation, il se montre influencé par le rapport de son confrère Alberto Vaccari. Il y trouve des objections de forme (p. 70) et des objections de fond (p. 75). Dans la première catégorie il retient la proclamation de sa messianité par le Jésus de Maria Valtorta contrairement à ce qu&#039;il comprend de l&#039;Évangile: Jésus interdisait qu&#039;on le proclame publiquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il [[Saint-Office, avis d&#039;Alberto Vaccari, (26/01/1949)#Jésus ne cesse de proclamer Messie|a été répondu à cela]] que c&#039;est Dieu le Père Lui-même qui le proclame publiquement, dès le Baptême de Jésus, que c&#039;est parce qu&#039;il se proclamait &amp;quot;Fils de Dieu&amp;quot; qu&#039;il a été tué. Il se réserve l&#039;exclusivité de cette annonce tant que la Rédemption n&#039;est pas accomplie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le P. Augustin Bea pointe aussi le recours du Jésus de Maria Valtorta au vocabulaire théologique contemporain. Ceci a été [[Anachronismes#Langage théologique contemporain|justifié par ailleurs]]. Cette pédagogie s&#039;avère particulièrement pertinente envers un public spécialiste &amp;quot;sceptique&amp;quot;. Ainsi le Père Augustin Bea classe parmi &amp;quot;Les erreurs et inexactitudes doctrinales&amp;quot;, l&#039;expression &amp;quot;Dieu engendre seulement un autre Lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2007/07-182.htm#CEV48706 EMV 487.6]. Il est difficile, quand on lit tout le développement que fait Jésus, dans &#039;&#039;tout&#039;&#039; ce passage, sur la nature du Messie d&#039;y trouver des &amp;quot;erreurs ou inexactitudes doctrinales&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;quot;. Il s&#039;interroge : &amp;quot;(donc un autre Dieu ?)&amp;quot;. Il n&#039;identifie pas qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une affirmation déjà présente dans les Psaumes&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.aelf.org/bible/Ps/2 Psaume 2,7-8].&amp;lt;/ref&amp;gt; et qui sera reprise dans le Symbole de Nicée (Credo): &amp;quot;...il est Dieu, &#039;&#039;né&#039;&#039; de Dieu, [...] vrai Dieu, &#039;&#039;né&#039;&#039; du vrai Dieu. &#039;&#039;Engendré&#039;&#039;, non pas créé, &#039;&#039;consubstantiel&#039;&#039; au Père*. L&#039;appel aux vocabulaire théologique contemporain s&#039;avère donc opportun autant pour des publics spécialiste ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec honnêteté, le Père Augustin Bea note que &amp;quot;finalement&amp;quot; les erreurs et les inexactitudes doctrinales sont moins fréquentes &amp;quot;qu&#039;on le suppose&amp;quot;. Il relève cependant, à la suite d&#039;Alberto Vaccari (p. 75), le parallèle que fait Jésus entre son Incarnation et l&#039;incarnation de Satan en Judas&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2009/09-006.htm#CEV58703 EMV 587.3].&amp;lt;/ref&amp;gt;. L&#039;objection, reprise dans une étude récente de don Chevallier, a fait l&#039;objet d&#039;une réponse par &#039;&#039;Marie de Nazareth&#039;&#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Marie de Nazareth - &#039;&#039;[https://www.mariedenazareth.com/actualites/reponse-a-don-guillaume-chevallier-il-ny-a-aucune-erreur-doctrinale-dans-les-ecrits-de-maria-valtorta Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta]&#039;&#039; - 24 janvier 2023 - II. « L’incarnation de satan en Judas » (doc.3, p.3 &amp;amp; p.24)&amp;lt;/ref&amp;gt;. L’incarnation de Satan dans un homme demeure celle d’une créature (angélique, pur esprit) dans une créature (humaine). Celle-ci est bien différente de l’incarnation du Verbe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[catégorie:Authenticité de l&#039;œuvre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
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		<updated>2026-04-26T06:38:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;François-Michel : Traduction annotée et documentée du rapport du 17 octobre 1949 du Père Augustin Bea&lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Traduction annotée et documentée du rapport du 17 octobre 1949 du Père Augustin Bea&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>François-Michel</name></author>
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